Sandrine さんのプロフィールLe Maroc, origine des se...フォトブログリストその他 ![]() | ヘルプ |
Merci de votre visite !
mohamad dahmiさんの投稿:
Bjr,comment ca va ?Je suis Dahmi de Smara,en train de lire un peu sur mon ami Patrick Adam,j'ai tomber sur ce lien,il me plait beaucoup,et je vous invite a revisiter Smara autrement,un grand salut..
7 月 14 日
valmori veroniqueさんの投稿:
j'ajouterai ceci
nous sommes un exemple bien concrait
une amitié vraie ,sincère et pourtant nous n'avons fait connaissance que lors de mon premier séjour sur Agadir en sept 2005 et depuis nos sentiments d'amitiés sont profonds
je suis là , tu es là
merci au destin
une fois encore je t'aime!!!
ton amie
11 月 19 日
valmori veroniqueさんの投稿:
ma puce! il n'a y que toi pour trouver les mots justes!!!!!!!!
je t'aime
11 月 19 日
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Le Maroc, origine des sensLà où les minutes se mélangent aux émotions pour devenir intemporelles... 2009/11/02 Correspondance avec l'Elfe des landes celtiquesUn écrivain décède. Un personnage de notoriété tire sa révérence. Et voilà que leur correspondance, intime et personnelle, s'étale sur du papier glacé sous l'impulsion de quelques éditeurs soucieux de partager avec leur public en deuil quelques instants de total privacy. Ces écrits deviennent publics et tous communient charnellement avec ces mots... Sous couvert "A titre posthume"... Friands de partager cette intimité et de se rapprocher un peu plus de l'essence même de cette personne.. Même si ces mots ne leur étaient pas destinés...
Sur cette petite idée astucieuse, mes yeux ont brillé et ma glande littéraire s'est activée! Pour quoi ne pas faire cet exercice, non que je sois célèbre, non que je sois passée à trépas, ouf!, si ce n'est vouloir faire un exercice de style...
Posons les personnages :
L'Elfe des landes celtiques ou l'Elfe des mers, du bord de mer, ... Il aime changer sa signature, signature qui reste thématique de part ses origines bretonnes.
Moi, je deviens La Princesse du désert, symptôme des clichés tenaces liés à ma résidence sur le sol marocain...
Posons le contenu :
Nous échangeons toujours des bafouilles manuscrites d'un style alambiquée, poétique, un brin spirituel et céleste. Si je devais le résumer, une touche d'héroic fantasy serait plus juste! Nous avons commencé spontanément sur ce genre et puis avons continué... Nous avons créé notre verbage, une union complice qui s'inscrit dans un style littéraire propre à nos échanges.
Posons le titre du recueil :
Il s'intitulerait : Correspondance "ou Lettre" de la Princesse du Désert avec l'Elfe des Landes celtiques...
Ce qui n'est pas à propos car à chaque génération son support, et plus moderne serait de libeller ainsi :
Wallpost entre la Princesse du Désert et l'Elfe des Landes celtiques...
L'exercice voudrait de fusionner ces mails, de les croiser, de les enchevêtrer pour créer ce qui aurait pu être une discussion one to one, un soir de veillée au près d'une cheminée... L'écrit individuel laisse place au dialogue... Action!
Un jour d'anniversaire :
L'Elfe des mers IN LIVE TO BREIZH : Je sais combien le paraître peut-être inécessaire parfois mais qu'il cache des douleurs profondes et que l'on finit par en payer le prix. J'espère que tu sauras t'en préserver et te libérer des carcans émotionnels qui te poussent à chercher toujours plus loin et fuir le bonheur quand il frappe à ta porte... Je me dis que tu es faîte pour être heureuse. Prends soin de toi et vas où le vent te mène, tu as toujours su mener ton bâteau (ou ton yacht :-))
La Princesse du Désert : Pour ce qui est du bâteau (ou du yacht) c'est en fait un tapis volant que je mène! Et 2009 est une année de vents agités et de courants perturbateurs. Malgré tout les tangages, je tiens le cap! Me mettre à mon compte fût un challenge mental et physique! Je suis contente d'y être parvenue : je souhaitais tenter l'aventure du "made myself"!
Je recherche également un éditeur pour mes 2 rédacto-photos que j'ai réalisé. C'est un sacré projet pour moi! Un partage intime et fusionnel...
Les aventures humaines et relationelles sont aussi venues ponctuer un parcours déjà cahouteux... L'Amour est venu taper à ma porte dans un planning déjà chargé! Peut-on le refuser au risque qu'il ne revienne plus taper??? :-) Mais Est-ce le Vrai Amour? Ou un mirage? Une utopie? Un faux-semblant? Beaucoup de changement et de remise en question... J'aspire à me ressourcer et à évacuer toutes les tensions accumulées. Parfois je voudrai une vie simple comme le courant d'un ruisseau qui file sans heurt. Dans un cadre bien défini et suivre les lignes droites sans prise de tête, ni de responsabilité à assumer... :-) No! So sad life should be! That's not me...
Pour l'instant, retour au bercail pour reprendre des forces!
Et toi dis-moi des nouvelles de l'intérieur...
L'Elfe des bords de mer : Je vois que tu as gardé des lieux de repli pour te recroqueviller le temps de reprendre ton souffle, faire le vide et repartir au "combat". Que de changements! Cela ne me surprend pas vraiment venant de miss "100 000 volts". Soif de découvertes, peur du lendemain ou de lier ton destin à quelque chose ou quelqu'un? Un métissage de tout cela, une recette sauce "Princesse Du désert" pour ne pas rester sur le sable...
Moi, suis retournée à Essaouira en juin, histoire de changer d'air. J'ai eu des entretiens pour 2 postes sur Casa et El Jadida mais pour l'instant mes envies d'évasion marocaine sont au point mort. Sur Viadéo, mon profil intéresse les recruteurs. Ici, j'ai la danse pour me défouler. Salsa, danses latines et rock, je suis devenu le trésorier de l'association.
J'espère que nos chemins se croiseront de nouveau chez toi ou en France.
[Espace toujours virtuel... L'Elfe se lève pour remettre une bûche dans l'âtre... le feu reprend vigueur et crépite. Les étincelles virevoltantes tachètent les murs d'un kaléidocope doré dans la pénombre d'une nuit qui s'installe]
La Princesse du Désert : C'est vrai que notre parcours est ponctué de rencontres intéressantes, parfois inscrites dans la durée, parfois fugace mais qui arrivent à un moment où leurs présences influencent l'étape suivante! Je profite d'un voyage virtuel sur FaceBook pour te déposer une note d'ambre et te parfumer ton espace de partage..
L'Elfe des Landes celtiques : Bon anniversaire! Suis toujours en pensée près de toi! J'espère que tu vas le fêter avec tous tes amis (enfin ceux qui sont sur place). les plus éloignés (et ils sont nombreux) ne sont pas les moins sincères.
Et merci pour l'attention que tu me portes. C'est un grand plaisir pour moi de te compter parmi mes ami(e)s car tu es Vraie et que, pour toi, l'Amitié n'est pas juste un mot dans le dico qui fait joli dans le décors.
Ecoute toujours ton coeur et laisse les oiseaux de mauvaise augure croasser dans le désert, engoncés dans leurs carcans étriqués (à peine dithyrambique)...
La Princesse du Désert : Merci l'Elfe des danses sataniques (heu à une époque, ouf!, révolue, la salsa devait-être pour les chasseurs de sorcières une pure invention de notre lucifer, pauvre homme(?!) à qui tout le Mal est assimilé! :-))
Bref merci à l'Elfe des landes celtiques (bourgade où naissent toutes les vibrations célestes, dixit livres en tous genres) de penser à la Princesse du désert en ce jour qui clôture une année de Vie riche d'Enseignement. Ne sommes-nous pas la sommes de nos actes passés? Et nos futurs pas ne découlent-ils pas de notre Histoire d'Avant et de Pendant? J'essaie d'écouter mon Coeur... En fait je l'écoute toujours! Ce qui je pense me rendra toujours ambitieuse, à vouloir aller de l'avant pour l'épanouir et m'épanouir par la même occasion. Mais parfois je le fais taire quand il susurre non pas sur des terrains professionnels mais sur des sujets intimes. Et je me fais sourde à ses transes hypnotiques... Parlant d'oiseaux qui croassent dans le désert, j'en ai beaucoup rencontré cette année et il résulte une mise en garde à demeure de ne pas les approcher de trop près... Le risque est l'isolement et une retraite dans un monastère où je fais voeux de silence... Ok c'est impossible le silence :-) Et une fois mis en exil dans une volière éloignée, reste autour des oiseaux colorés et chantants! [Et le silence s'installa entre ces deux poëtes de l'existence pour laisser tous ces mots prendre leur aise dans l'espace vistuel de ce boudoir. Le feu dispense une chaleur douce qui enveloppe nos fauteuils à bascule d'une douce mélodie... silencieuse...]
A Suivre ... 2009/09/17 Quoi de neuf à Agadir?Alors quoi de neuf à Agadir?
5 ans me donne, je pense, le droit d'emettre un jugement étayé de faits concrets suite à une observation accrue de la faune & flore alentours... Observation couplée à ma propre expérience. Un rapport objectif emprûnt d'opiniatreté sans états d'âme, en toute conscience.
Si le consulat crée un pôle d'aide & d'accompagnement aux futurs résidents non retraités, qu'il m'embauche!
Je précise non retraités, car je m'adresse bien aux actifs. Les retraités viennent profiter de leurs années libres de toute labeur avec des capitaux qui se collectent tous les mois sur leur compte en banque. Ils peuvent à leur guise dormir sur leur 2 oreilles et vivre chaque jour dans une cité balnéaire qui leur offre un cadre de vie agréable. Rien ne les empêche d'exercer une passion et occasionnellement d'en vivre, une sorte de beurre pour les épinards. mais quand bien même, leurs rentes paient les factures.
Je m'adresse à ceux qui quittent tout, bercés par la douce illusion qu'ici tout est facil, que l'ancienne colonnie française les attend toujours les bras ouverts, que tout est à faire. Un ami qui vit à Agadir depuis 3 générations m'a dit un jour "n'oublie jamais qu'ici tu n'es pas chez toi". Ce n'est pas méchant, ni une menace, ni un oiseau de mauvais augure, simplement un fait, une réalité.
J'ai le discours déjà tout préparé, la fluidité des paroles. J'y tiendrai une diatribe avec pour objectif de leur donner tous les atouts pour réussir pleinement leur intégration. Des chapitres de vigilance et de prévoyance face à l'inconnu...
1) Après les civilités d'usage et les phrases de bienvenue, je continuerai en parlant finances. Parce que ne nous voilons pas la face, nous venons tous pour ça. Outre le climat, la plage & les palmiers chacun pense vivre mieux ici qu'en France avec des revenus minimum. Croire que l'on cueille les dirhams sur les arbres à l'aéroport, est un mirage dans un désert caniculaire! Croire que planter 1 dirham, vous donnera 3 dirhams de récolte est aussi un raisonnement simpliste. Oui beaucoup d'opportunités sont présentes! Oui Agadir est un vivier où planter son projet. Mais voyons, au même titre qu'un investisseur étranger naïf se fera plumer en France dû à méconnaissance du système & des mentalités, vous y aurez droit ici avec toute la convivialité chaleureuse entourant le cadeau.
En 5 ans le constat est là : je n'ai pas vu un investisseur étranger qui est devenu millionnaire ou même qui a gagné des sous. C'est beau de pavaner aavec un 4x4 aux vitre fumées, mais la vérité en coulisse est toute autre. La conclusion n'est pas "courage, fuyons!" Non. C'est tout simplement que pour gagner sa vie à Agadir, il faut déjà venir avec beaucoup d'argent. En premier lieu, l'administration est source quotidienne de blocages. Le temps ici n'a pas la même vigueur. Les minutes, les heures s'égrennent en prenant tout leur temps. Il faut donc déjà des sous pour attendre un quelconque papier. Exemple? oui j'en ai des tas. Investissez dans un restau, un bar, un snack et vous attendrai votre licence d'alcool des xxx durant... Et sans licence le CA peine à démarrer... Et derrière il faut assurer.
Je concluerai alors qu'il faut les reins solides pour s'assurer à terme d'un retour sur investissement. Et aussi les épaules solides pour encaisser dans un pays étranger toutes sortes d'imprévus non chiffrés.
2) J'insisterai gentimment sur le protocole qui dit qu'en France une société est une réussite, ou considérée comme viable, quand elle a dépassé les 3 ans fatidiques où se mesurent sa capacité de trésorerie, sa rentabilité, son efficacité. Au Maroc le protocole n'est pas différent. Croire qu'ouvrir un établissement est gage de sous trépidents en peu de temps est un leurre. Nous ne sommes pas une cours de récréation, ou dans un conte de fées, gardez la tête sur les épaules : vous restez dans un monde d'adultes où la gestion d'une entreprise est tout aussi risquée!
Agadir, tout ceux qui y vivent avec un tant soit peu d'honnêteté vous le diront, n'est pas une ville de consommation. Les berbère du Souss ne consomment pas. Ici la qualité ne se valorise pas. La création artistique ou intellectuel est difficil à imposer... & à facturer. Et ce n'est pas le pourcentage restant qui vous fera exploser votre chiffre journalier. Vous pourrez argumenter que le prix de votre croquant au chocolat est lié aux qualitatif des ingrédients, au beurre et chocolat (et non margarine et poudre), si vous en écoulez 3 dans la journée, estimez-vous béni des dieux! Mais cela ne couvrira pas les dépenses de cette dite journée.
Alors oui! créer un entreprise, une agence, un établissement. Au contraire, oui!, faîtes vivre la ville! Mais avant tout, connaissez votre marché. L'erreur commune est de transposer nos critères de consommation européens sur un marché qui n'est pas européen & qui n'est pas marocain. Tous les marocains le disent : le Souss est à part au Maroc. Mentalité, culture, langue : tout est spécificités régionales. Tenez en compte! Exemple : les rues piétonnes. Une seule rue piétonne dans Agadir. J'y ai déjà vu des français investir... en pure perte! Ils ont tous vendus. Une rue piétonne en Europe est gage d'activité économique. les gens marchent, les gens se balladent. A Agadir, seuls ceux qui n'ont pas de voiture marche... Et ce n'est pas un choix de vie de marcher au grand air, mais un manque de moyens. Cela veut tout dire sur leur potentiel d'achat! Apprenez le marché, prospectez, ne créez pas en vous disant ça va marcher sans un étude au préalable. En France c'est le BAba. Pourquoi ici faîtes vous différent? Parce que vous pensez que tout est facil. Et c'est là que vous vous plantez parce que vous n'êtes pas préparer à faire face ne serait-ce qu'au plus petit tracas.
Alors oui vive l'autoroute. Et d'1 cela désenclave la région ; la route devient sécuritaire. Halte à toutes ces croix qui parsèment la route actuelle. Et tous attendent avec impatience les casaouis, marrakchis & r'batis qui viendront tous les weekend consommer sur place!... Inch'Allah!
3) Je leur répéterai avec simplicité que oui une bonne santé financière il faut avoir pour pallier à la période de transition. Effectivement avec un capital moindre l'accès à la propriété, à un commerce est plus aisé qu'en France. Maintenant levons le voile de l'appât. Gardez en mémoire que vous n'avez ni chômage, ni APL, ni aide à la création d'entreprise, ni statut d'autoentrepreneur facilitant au statut de chef d'entreprise. Vous n'avez plus non plus de sécurité sociale gratuite et que celle-ci devient payante au travers d'assurances françaises, tel que la CFE aux cotisations élevées. Heureusement aujourd'hui d'autres assurances privées la concurrencent. Cela reste malgré tout une dépense en sus sur le foyer. Et si enfants il ya et que vous ne pouvez pas bénéficier d'une bourse auprès du consulat, prévoyer le budget éducation. L'école ici coûte trés cher : comptez 5000Dh/enfant.
Enfin le logement. Soyons francs, nous ne quittons pas notre terre d'origine pour vivre en cité à l'étranger! Donc, si vous ne souhaitez pas vivre en cage à poule dans certains quartiers champignons en périphérie de la ville, prévoyez la case loyer. Agadir, ville balnéaire en développement voit ses tarifs augmenter en proportion... souvent disproportionnés!
Cette liste ne se veut pas alarmiste sinon un simple pense-bête pour arriver avec un business plan & un "home plan" ventilés par dépense et vous éviter ainsi toute mauvaise surprise en fin de mois... une expatriation réussie est une expatriation réfléchie!
4) Ah oui je soulignerai également avec humour que pensez venir travailler sans travailler est une douce lubie... Le Maroc est un pays du soleil mais non de fainéants. La réussite ne sied pas aux paresseux qui se dorent sur les terrasses de café à longueur de journée. Enfin vous apprendrez à vos dépends que oui c'est une formule qui fonctionne pour les gens du crus, des gens bien "placés", des gens qui ont un compte en banque fourni et une certaine jeunesse dorée (en petit nombre). Mais pas pour vous! Pour gagner des sous, travailler reste la première des conditions. Et ici plus qu'ailleurs. Pas de 35h, pas de 5 semaines de congés payés. Pas non plus de personnel à qui déléguer et laisser la caisse. C'est ainsi. Un fait. Mais rien de plus agréable de travailler dans une ville en bord de mer, au soleil. Dès que vous sortez de l'espace taff et que vous mettez un pied sur l'asphalte, vous vous croyez en vacances et ça cela n'a pas de prix pour le moral!
5) Le thème de l'investissement abordé, passons au côté intégration sociale. Agadir est un petit village. Avec ses codes, ses vitrines sociales. Citadins préparez-vous. il y a 2 côtés à l'instar d'une pièce de monnaie.
Qui dit petit village, dit ragots, dit sectarisme et groupuscules en tout genre, dit oeillères. C'est le côté pile. Méfiez-vous de l'envie, de la jalousie & de la superficialité qui parsèment le terrain...
Le côté face est le bon côté. Yes! Un petit village donne aussi la possibilité de connaître tout le monde et de vous faire un nom rapidement. Adieu l'anonymat, vive le devant de la scène. C'est génial. Tout est à dimension humaine. Le bouche à oreille fonctionne mieux qu'une insertion publicitaire. Ca vaut pour votre activité. Ca vaut pour votre image perso. Soyez simplement préparés à qqs infructueuses relations et déconvenues affectives. Quand on est loin de chez soi, vivre à l'étranger redouble le besoin d'avoir des amis et un entourage avec lequel partager. Oui amusez-vous, vous êtes venus pour ça! Pour un cadre de vie ludique au soleil! Profitez de weekend en 4x4, de journées à la plage entouré de beaucoup de potes. Profitez aussi de toutes les animations nocturnes que la ville offre. Amusez-vous! Et ne vous aveuglez pas pour autant : croire à certaines amitiés est parfois pure tromperie. Prenez votre temps et ne vous emballez pas si vite. Un univers se construit petit à petit. Faîte le tri au fur & à mesure. Vous éviterez certaines erreurs de jugement qui risqueraient de vous laisser à terre. On se remet d'écueils professionnels. Beaucoup moins vite d'une peine de coeur...
Si vous suivez ces petites règles de bon sens, Agadir deviendra la cité où vos rêves peuvent devenir réalité. Cela a été pour moi. Alors pourquoi pas pour vous?
Enfin c'était une micro étude de marché. Pour plus d'info, pour préparez votre venue, pour mettre toutes les chances de votre côté, contactez-moi, je vous enverrai un devis?
Ma carte de visite : S'One, consultante et chargée de mission. s-one1@live.fr
Quoi de neuf dans ma sphère? [Correspondance entre 2 expat]Mon blog ne fait plus la tête! Je ne pouvais plus rentrer dans la partie rédactionnelle de mon site. Savoir pourquoi? Les voies du cyber espace sont impénétrables parfois... J'avais tout essayé : la ruse, les portes cachées, les déguisements. Rien. Rien n'y faisait. Tout le monde avait accès à mon blog sauf moi, sa créatrice! Les plus doués, les plus compétents dans le domaine n'y trouvaient aucune solution. Mon pc faisait blocage. un point c'est tout! En colère, vexé? Qu'avais-je fait pour qu'il me fasse le sourd accès? Bref, après des mois de courbettes et d'excuses muettes, de cajoleries en tout sens, il m'ouvre ses portes de nouveau. Et mon blog me redonne la main sur cet écran vierge à noircir de mes miniuscules empreintes...
Alors quoi de neuf dans ma sphère? [Correspondance entre 2 expat]
Le ramadan touche à sa fin. un cinquième pour moi... J'en profite pour retourner de mon côté à mes propres traditions. Un pirouette dans le sud de la France.
Ces vacances ont été calmes. C'est ce que je voulais après tant de mois tourbillonesques! Se mettre à son compte c'est une satisfaction. c'est aussi un challenge quotidien de souffler les incertitudes du lendemain tel un pompier éteint un feu.
4 semaines d'isolement, de ressources. Repos, farniente, ballades. Tout ce dont j'avais besoin... de la Détente!
Mon portable a été trés loin de moi ces dernières semaines-là pour profiter de ma famille et du pays dans son ensemble. C'est un café bu ensemble, une partie de yam's, une ballade dans le village médiéval du coin. C'est aussi in coup d'oeil aux rues, le regard se pose sur une maison, une architecture,. c'est commander un petit plat aux notes savoureuses... c'est prendre la route et, au travers de la vitre, admirer tout l'autour. Fouler du pied une pelouse et la sève monte jusqu'au cerveau, en passant par le coeur...
Tu le sais aussi bien que moi, quand tu vis à l'étranger comme ça et bien les vacances sont à la fois bienvenue et à la fois un dilemne... Besoin de partir, de changer d 'air, de découvrir de nouveaux endroits, de m'enrichir, d'avoir de vraies vacances comme quand je travaillais en France et que je profitais de mes 5 semaines de congés par an pour voyager.
Et besoin de rentrer en France revoir la famille, "ton terroir". Peut-être est-ce encore plus fort quand tu vis dans un pays qui est sensiblement aussi différent sur le plan intellectuel, mental, social et culturel, tel que le Maroc. Bref, les voyages me manquent, envie d'évasion. En 5 ans passé à Agadir, je compte sur un doigt le voyage d'évasion. En même temps, je ressens le besoin viscéral de retrouver mon sol natal et le lien maternel une fois/an.
Nous avons passé une semaine à Combloux et c'est vraiment l'endroit rêvé! J'adore la montagne et le Mt blanc me le rend si bien... Il distille une séreinité, une onde protectrice, un aura d'apaisement qui se répand dans tout mon coeur au rythme d'un fleuve qui suit les chemins empruntés par mon sang! Heu oui je divague... c'est un reste d'altitude! ;-) Cette année, je suis réellement trés mitigée pour rentrer cette fois-ci... C'est bien la première fois que je n'ai pas foncièrement envie de regagner Agadir... Cette dernière année a été particulièrement éprouvante à tous les titres et je me sens vidée... le taff, l'amitié, l'amour... Trop d'un coup. Rien de stable ou reprendre pied! Pas une épaule sur laquelle m'appuyer. Et puis en tant que free lance je vis en perpétuelle remise en question financière, en perpétuelle crainte de ne pas assurer mon quotidien! Même si je tempère ce noeud, que je relativise car l'activité a trés bien démarré, n'empêche que l'été suivi du ramadan coupe l'herbe économique sous le pied! Et qu'il faut tout recommencer à la rentrée... Pfft! Et toi te sens-tu vidée après tant d'années à l'étranger? Effectivement tout dépend de l'épanouissement et de l'accomplissement du moment. Ou est-ce propre aussi à un pays aussi diamétralement différent. OU bien tout
simplement ma propre évolution personnelle! :-) C'est aussi un élément de ma réfléxion qui m'amène à juger du vide de mon entourage affectif où je vis! Au début à Agadir & ce pendant 4 ans j'ai vécu
entouré, à m'amuser, à sortir à croire à certaines amitiés même si mon instinct me soufflait la prudence... Tu sais autant que moi que vivre à l'étranger redouble le besoin de s'entourer et d'avoir en entourage avec lequel partager. Bon j'ai bien profité cela dit et j'ai des souvenirs et des années de purs fantaisie & d'amusement! Là, ce fût une véritable année charnière et forcément des questions existentielles en profitent pour s'imiscer et prendre tout leur sens... Les coquines!
Et toi raconte-moi tes états d'âme... J'ai besoin d 'échanger sur ce thème avec quelqu'un qui comprend. T'embrasse très très fort. Prends soin de toi Sandrine 2009/05/08 Ils ont tout plaqué pour le métier de leur rêve!Un temps fou que j'avais délaissé mon blog!!! Des périodes de vie comme ça où l'attention est tourné ailleurs... En l'occurence sur le plan émotionnel, affectif, et professionnel, je me suis trouvée accaparée, parfois ensevelie même! Trop c'est trop me dit mon horoscope! Bien vrai... Education ,travail, argent... Il me conseille de faire 3 pas en arrière, de souffler et de me concentrer sur l'amour, ce qu'il y a de plus sacré! C'est clair. Parfois l'accomplissement de soi passe aussi par d'autres vecteurs, qui semblent aux yeux des esthètes, pures foutaises, et pourtant à mes yeux me semblent complémentaires... En réalité je ne pourrai pas me dédicacer à l'amour si moi-même je me sentais pas accomplie, comme si je me devais d'offrir à la personne que j'aime le meilleur de moi-même...
Donc j'ai décidé l'année dernière, de me mettre à mon compte! Certainement l'ultime étape d'une démarche intellectuelle en maturité.
Toute petite quand le professeur se tournait vers moi, dans la continuation de sa lignée, pour me demander ce que je voulais faire, je répondais de go :
- Être chef d'entreprise!
- Oui mais dans quoi?
- ... ?
Oui la réponse était quoique vide de sens! Dans ma tête de petite fille cela en avait du sens pourtant! Effectivement je ne savais pas l'activité, mais je connaissais la finalité! En soi pas mal déjà!
Même sans y mettre les mots, dépourvue d'une réflexion de grande personne qui a vécue, je savais que je ne me satisfairais pas d'une vie de routine, d'habitude, que je devais chercher en moi, au plus profond de moi, mes capacités. Affronter l'inconnu pour me découvrir : me sentir vivre avec les éléments qui m'entourent.
Pffft cela continue peut-être à ne pas avoir de sens pour ceux qui me lisent! Mais cela en a encore beaucoup pour moi!
A chaque jour un pas en avant... A chaque décision, une avancée un peu plus loin.
Oh ce rédac ne se veut pas accusateur pour ceux qui ont eu une vie différente, plus posée : chacun ses choix de vie. Au fond de moi, un volcan demandait qu'à s'exprimer. Vivre pour moi n'est pas un fleuve tranquille en fait! C'est un tourbillon d'émois qu'il faut que je touche, que je ressente et cela passe dans ma perception par un certain décalage, une virée dans mes rêves que je n'ai cessé de vouloir exoeucer! Comme une évidence... Une évidence vitale.
Décalage oui! Car étant toujours à mener ma barque suivant mes objectifs, prête à tout remettre en cause, il y a qqs années c'était loin d 'être une tendance en vogue!
Aujourd'hui, l'esprit à la crise, les journaux, revues & feuilles diverses racontent cette tendance d'une majorité à vouloir se défaire d'une certaine morosité ambiante poussée par le besoin de se trouver en harmonie avec soi. Il y a une décennie à peine, nous étions une minorité mal vue des convenances sociétaires...
J'ai fait mon nid petit à petit.
Déjà, à la fin de mes études de commerce 2 options se dessinaient dans ma tête.
Option 1 : Passer candidature dans les toutes nouvelles formations de police pour contrer les frontières eupéennes juste tombées. Suite à un seul coup de fil, la réponse fût tranchante et déterminante pour la suite... Seuls des policiers déjà en exercice seraient recrutés.
L'option 2 fût alors celle à réaliser : Poursuivre mes études en Espagne, amoureuse folle de la langue et de la culture.
Mon école n'était pas dans le programme Erasmus donc les conditions n'étaient pas facilitées. Malgré tout, je posais mes deux pieds, bien décidée, sur le tarmac de Barcelone avec pour premier RV en plein centre ville inconnu, mes futurs propriétaires, pour une visite de leurs appart en location.
A refaire! je le referai et referrai à chaque vie de chat!
Et pourtant dire que l'entourage n'avait pas salué ce départ pensant que le marché du travail ou des études supplémentaires s'imposaient de soi! En France, le côté je pars 1 an à l'étranger était encore perçu comme une vision je m'en foutiste de la vie, version peace & love & chitt !
Une année d'exception! Découverte. Débrouille. Rencontres. & fiestas : La Movida qué!
Découverte d'une ville et d'un pays.
Découverte de soi aussi, face à une langue pas totalement assimilée, face à l'inconnu loin des siens. Pas de caprices, faut avancer et s'intégrer.
Débrouille à l'université pour assister aux cours & prendre des notes.
Débrouille pour finir les fins de mois en ingurgitant des kgs de lentilles ; je n'ai jamais eu un taux de fer aussi nickel... Merci maman pour les Sos pepettes needed!
Rencontres avec tous mes colocataires! L'auberge espagnole en live! Le concept de colocation n'était qu'au balbutiements en France à cette époque... Pouah une expression de vieille ça! ... Je me rappellerai toujours de ce premier soir où ils sont tous rentrés au bercail. Entourée d'américains, irlandaise, suédoise, allemande je me suis lancée à baragouiner timidement un bonjour en anglais, un salut de guingois en espagnol & un sourire intimidée de "on fait connaissance gentiment hein?" ou "Vous me laisser rentrer dans le cercle, j'suis une fille sympa j'vous assure!?"
C'était partie, une équipe soudée, fraternité, franches rigolades, des ras-le-bol de faire le ménage pour tous! Des repas internationaux miam! Des fiestas à gogo!
Colouer c'est tout un savoir-faire & un savoir-être... trés bon apprentissage au quotidien! Les voyages forment la jeunesse, un axiome vérifié!
De retour en France le sourire large, une valise de souvenirs digestes à souhait... Heu aussi 10kg de plus sur les hanches!
Et un taff obtenu dans la semaine grâce à mon niveau d'espagnol. De quoi rabattre le caquet des plus virulents...
Quelques années plus tard... Mon esprit barodeur redevenait actif. Il me titillait les papilles et me soufflait dans l'oreille : Ok t'as bossé comme une dingue pour reconnaissance officieuse mais non officielle durant 4 ans, tu as claqué la porte et maintenant tu vis convenablement en Intérim où le boulot ne manque pas pour qui veux bosser, mais ne ressens-tu pas l'envie d'aller voir ailleurs où t'accomplir au plus près de toi-même... Le chant des sirènes avait battu trompettes, la décision était prise de reprendre les valises!
Banco, Un départ en 2 temps s'inscrivait.
Le premier, étape de mise en jambe, direction la province où j'ai cherché un taff & trouvé un studio. Cette étape, outre la période d'échauffement pour me mesurer aux changements avait un second objectif : celui de me rapprocher de ma famille paternelle dont j'ai toujours été trés proche, notamment ma tante, personnage clé mon existence, un modèle aussi de modernité & d'ouverture. Je devais le sentir ce besoin de vivre ces moments à l'aube de son départ vers d'autres "cieux".
Ce premier saut avait déjà été perçu avec un certain septicisme, à part du côté de mon fan club : l'amitié rend aveugle vous savez... Lol!
Incompréhension surtout face au modèle ancré "études, mariage, boulot & enfants".
Je ne dis pas que la peur m'est inconnue... Bien au contraire elle est tapie, accrochée aux parois! Et justement pas question de la laisser me museler par frilosité de l'inconnu! L'isolement est dur aussi. Le besoin muet de quelqu'un qui croie en moi... Toujours faire face seule. Se lever le matin et aller de l'avant quelque soit le moral!
J'ai douté de lâcher mes amis en fait... j'avais peur de les perdre. C'est la seule objection qui a pesé lors de ma décision... Mais quel poids! l'Amitié est pour moi l'Essentiel basique de Vie!
Et puis j'ai réalisé que rester pour eux signifier quoi en soi? Si eux demain doivent partir pour cause de mutation, de divorce, d'enfants à élever "au vert", est-ce qu'ils se diront "Ah non nous restons pour Sandrine, c'est notre amie & s'est dévouée pour nous dans le passé"!!!! Bien sur que non! ils auront des arguments censés expliquant leur départ. Ils penseront à eux avant tout. Et grand bien leur fasse de suivre leurs souhaits, que ces arguments soient censés ou non!
Cette réalité flagrante a eu raison des derniers freins au départ. J'ai compris que la Vraie Amitié tiendra malgré l'éloignement, s'exprimera différement certes mais sera toujours là entre 2 personnes sincères. Une manière peut-être aussi de mettre à l'épreuve les sentiments & d'en sortir les vrais & profonds que rien n'altèrent... Alors oui j'ai perdu de vue bon nombre et oui j'ai gardé constamment les plus proches près de moi et qu'ils y seront toujours. Si ces liens ont "survécu" à 2 déménagements , province et plus loin encore l'étranger, ils assurent leur solidité pour tout le reste! Lol
Voyages, mails, textos, facebook, blog tout est bon pour nous dire "Love", pour se confier, pour rire, pour pleurer. Ils sont là et moi aussi je suis là.
Voilà je suis maintenant depuis 5 ans à Agadir. J'ai débarqué en pleine nuit, avec une copine, sans savoir de quoi le lendemain serait servi. Seule certitude : allez au bout du rêve! Rien à perdre. Un taff cela se retrouve toujours pour qui est motivé (le mot crise n'était pas encore à la mode). Nous avions 3 mois de visa pour prospecter. Au mieux on restait, au pire 3 mois au soleil & de retour pour croquer une pomme pleine d'énergie!
Quand l'annonce fût faîte je crois qu'ils m'ont tous pris pour une folle! Mes parents ont du se dire "Qu'avons-nous fait pour ne pas avoir le stéréotype même de la fille rangée!"
Un pays musulman, un pays qui ne fait pas partie du top 10 de la performance économique. Qu'est-ce qu'elle a dans sa tête? Tout le monde m'attendait au tournant... Le tournant n'est pas encore là! 5 ans... le 20 juin 2009. Bon je ne dis pas non plus que tout a été facil & j'ai même rédigé un livre sur l'intégration d'une jeune trentenaire en territoire étranger! Lol
Depuis janvier de cette année, je me suis mise à compte. Ma "petite" entreprise à 1 personne.
Conclusion : J'y suis arrivée à mon souhait de petite fille. Tout ma démarche a concouru à cette finalité... les moyens importent peu dit-on... Je pourrai l'adapter ainsi : quelque soit les chemins parcouru, raccourci, de traverse, direct, sous un tunnel ou de plein jour, j'y suis! Si l'instituteur était là... je pourrai répondre à la question maintenant :
- Être chef d'entreprise!
- Oui mais dans quoi?
- La gestion de projets Toute cette introduction pour en revenir au titre "Ils ont tout plaqué pour le métier de leur rêve..."
Dixit la psychologue Maryse Vaillant " c'est un vrai phénomène de société (...) certains ne supportent plus leur job, d'autres ont le sentiment de passer à côté de leur vie... En choisissant un métier dont ils rêvaient, on peut croire qu'ils agissent par nostalgie. Pas du tout. C'est signe qu'ils deviennent adultes : ils suivent enfin leur désir, plus celui de leurs parents."
Extraits de l'article :
"Et un jour j'ai dit stop. Ma vie était trop en décalage avec ce que j'étais réellement."
"J'ai fait le grand nettoyage dans mon entourage, les prétendus amis qui ne vous comprennent pas, la partie de la famille qui vous prend pour un dingue... Ne restent plus que ceux qui veulent que je sois heureux. Et je le suis."
"Durant cette période j'ai douté, non pas de mon choix, évident et vital, mais de ma capacité à faire du bon!"
"Son regard amoureux a été un booster formidable, comme si je me réveillais d'un long sommeil. (...) J'avais besoin que quelqu'un croie en moi"
Certaines correspondances avec mon propre rédac non? c'est surprenant comme j'ai retrouvé des redondances de mots entre leurs témoignages et le mien.
En tout cas moi je réclame justice à la minorité que nous étions. Le mot crise, pas encore d'actualité, ne justifiait pas les actes en désaccord avec un moule bien rigide. Le mot crise ne justifiait pas un discours psycho-pédago de bon ton dans les tabloïds.
Révérence...
2008/10/26 Quel est votre moyen de défense?Le mien? c'est ma citadelle!
Celle que je me suis forgée à l'intérieur. Une vraie Tour! Comme dans les films de cape & d'épée, d'héroic fantasy ou encore les films relatant l'Histoire de nos rois!
Une Tour. Haute. Faîtes de pierres collées les unes aux autres. "Coller" le verbe est choisi avec justesse... Sans insterstice, sans risque de fuite, surtout sans crainte d'entrée... Pas de fenêtre. Juste quelques fentes, suffisamment minces pour laisser passer de menus rais de lumières.
Je suis tapie dans l'ombre... Par terre, les jambes repliées & la tête posée sur les genoux.
L'ombre... Dans l'ombre, à l'abri des sentiments. Cachée. Faut déjà qu'ils y rentrent dans ma Tour. Et ensuite qu'ils m'y trouvent!
Qu'ils essaient, Im Po Ssi Ble! J'ai bien veiller à bien la construire ma Tour. Si les édifices humains étaient construits avec les mêmes armes, aucun tremblement de terre pourraient les faire s'écrouler! Les fendiller oui, non les écrouler...
C'est que ma Tour je l'ai construite dès petite; sur des bases sûres que le temps a patiemment consolidées!
Une fois dedans, j'attends, vidée de tout, que ces sentiments se fatiguent, que la douleur attenante s'étiole & passe son chemin...
Alors je sors par le pont levis en pleine lumière & relève la tête pour avancer... NEUVE!!!
Je suis une personne peu encline à l'à peu près... Je ne surfe pas sur la surface. Je nourris des sentiments profonds, intenses & authentiques envers les gens que j'aime.
J'ai cette facilité de me murer, d'être vidée de ces sentiments en une seconde... de ne plus rien ressentir pour cette personne & de m'étonner même d'avoir ressenti quelque chose! Comme un ballon qui se vide dès que je ressens le danger... le danger de la souffrance!
oh c'est fugace bien évidemment sinon pourrait-on me qualifier de monstre! Le temps que cette personne ferme la porte de mon appart, de ma vie & les sentiments, la peur qui y est attachée & la douleur qui en est découlée refluent comme une vague. Mais au moins je suis seule, à l'abri des regards, sans personne spectateur de ma détresse...
Cette facilité je l'ai développé tôt. Une faculté? Un don? De rentrer dans ma carapace comme un escargot dès que je sens le danger. Le danger d'un sentiment qui va tout ravager.
Quand je sens mon Amour pour quelqu'un prendre le dessus, j'ai si peur! Peur de la souffrance, de la douleur immanquable qui va suivre...Pourtant j'aime tellement Aimer! Et être Aimer! Je n'en donne pas forcément l'apparence & trop tard il a déjà semé dans ma terre fertile.
Mais je reste en Alerte! La peur me rend aux aguets. Et puis j'ai cet instinct, comme tous les animaux, survivant en milieu hostile, l'instinct de protection. Cet instinct est bien sûr accompagné de son compagnon de fortune, le feeling; le je ne sais quoi qui alerte mes sens que quelque chose ne va pas. Je développe tellement d'empathie envers les gens que je ressens bien avant eux la faille...
Un mot, une phrase, comme un bruissement de feuille, alertent de l'ennemi qui arrive au loin.
Oui les signes sont interprétés, parfois mal mais souvent avec justesse, toujours avec un brin d'exagération qui me donne aussi cette bonne conscience de rentrer dans ma Tour après avoir jeter l'élément perturbateur de mon équilibre déjà précaire...
Oui cette exagération je l'entretien pour me protéger au premier soupçon de danger, de risque de souffrir.
Alors d'où ça vient? D'où ai-je ressenti le besoin de la construire de mes mains cette citadelle où seul l'ombre & le silence cotoient mes tourments... Dans le seul but de les atténuer un chouïa!
La souffrance je l'ai vécu jeune, le désamour des parents accaparés à se détruire, à se mal aimer, à être égoïste dans leur désarroi. Et de se sentir abandonné avec son besoin d'Amour. Cet Amour qui rend confiant d'avoir sa place. D'être quelqu'un de bien à Aimer. Pourtant ils m'ont aimé, je le sais. Pas à ce moment là mais maintenant je le sais, avec leurs moyens du moment, sans trop savoir comment. Enfant on est trés exigeant avec ceux qui nous montrent le chemin, ceux qui nous inculquent le bien , le mal, ceux qui doivent nous Aimer. On ne leur donne pas le droit à l'erreur. Plus tard oui on comprend. On relativise quand nous-même sommes confrontés à nos propres erreurs & que l'on se rend compte que c'est pas facil d'avoir toujours le juste mot, le bon geste, l'attitude qu'il faut pour tous & pour soi!
Enfin bref j'ai pas vécu de maltraitance de quelque sorte que ce soit, j'ai seulement su tôt me protéger de parents absents.
J'ai recherché cet Amour ailleurs & suis fière de m'avoir créé ma famille. Je répète souvent (dans d'autres feuillets déjà parus) qu'on ne choisi pas sa famille, on ne choisi pas d'être né sur les trottoirs de Manille ou de New York. C'est vrai. On né & ensuite on assume son environnement. La famille, l'éducation donnent la base. Notre personnalité fait le reste. Je suis trés heureuse d'être née sur "les trottoirs" où je suis née! Ouf j'ai envie d'hurler Ouf quand je vois d'autres trottoirs bien plus laissés à l'abandon, pauvres, viciés, ... Je suis trés heureuse d'avoir la maman que j'ai, le beau-père que j'ai & en fait le père que j'ai aussi! Ils ont tous contribué à ce que je suis aujourd'hui. Le manque d'amour, avec le recul je n'en ai pas manqué. C'était tout simplement une absence de signes.
Alors ces signes je suis allée les chercher ailleurs. Je suis assez volontaire en soi! J'ai choisi mes amis sur le volet. Des femmes, des hommes faits de valeurs, d'intégrité, d'authenticité, de profondeur, de scrupules. Bien sûr ils m'ont choisi aussi! Les choix se font à deux. Ouf! j'ai envie d'hurler ouf! Merci d'être là!
Les psy sont trés forts pour dire que tout vient de là! De l'enfance, base de sa vie d'adulte! Moi je l'ai nié longtemps. Cela revient à dire autrement "est-ce l'homme qui fait l'histoire, ou l'histoire qui fait l'homme? " Libre de mes actes, de mes choix, forte d'assumer, c'est moi seul qui me façonne. Oui c'est vrai. C'est un angle d'analyse comme un autre. Pas complet mais vrai. Et je m'y suis accrochée! Et j'ai continuer mon chemin, seule & libre de tout. Pas de victimisation. J'exècre ceux qui se plaignent! Nous sommes ce que l'on fait, ce que l'on dit. Ce que l'on ne dit pas aussi. Mais nous avons toujours le choix d'être une victime, de stagner ou d'être un acteur de sa vie & d'agir. Chacun sa manière de sortir la tête de son enfance...
Maintenant je deviens plus honnête avec moi-même, sommes toutes je ne m'excuse pas, C'était mon moyen à moi de me construire & d'avancer.
J'admet seulement, j'accepte dorénavant, que Mon enfance a fait ce que je suis en partie & j'ai décidé du comment l'autre partie pouvait s'épanouir en cohérence avec le tout!
Quand je fais l'Etat de mes moments d'intenses tourments émotionnels, la plage est toujours l'endroit où j'achève ma démarche. Une citadelle pour se recueillir, entre des murs bien rassurants, se protéger de toute invasion. Puis un espace sans limite où l'ouverture du regard, l'emplacement de mon corps en harmonie dans ces éléments me resitue dans le monde.
C'est un besoin Vis Cé Ral de m'y retrouver! Comme un sphynx renaissant de ces cendres. A chaque éclate, je renais plus forte que jamais, en osmose avec la Vie. de nature Optimiste, je ressens le besoin d'avancer, de Vivre. J'aime la Vie. J'aime Vivre. C'est l'étape finale de mon achèvement ou de ma renaissance. A un moment donné je crois de nouveau fermement en ma bonne étoile, image de ma propre volonté de Vivre. D'avancer.
Tout passé nous construit. Moi il m'a rendu forte. Alors au moment de crise émotionnelle, je m'abandonne à moi-même, je vais chercher au fond la force de remonter. Ma Foi à Moi!
Mais mon passé ne doit pas m'isoler. Il m'a rendu fragile & méfiante en l'être humain. Toute observation quotidienne renforce ce sentiment. Et je fais tout pour trouver argument dans la vie de tous les jours, dans les autres les raisons de cette méfiance qui a toujours eu gain de cause... Et cela m'a souvent protégé! Toujours isolé.
Je m'excuse auprès du PEU qui l'a subi à tort. On n'appelle ça des dommages collatéraux inévitables... Mais sachez pour ce PEU, que je souffre chaque jour de vous avoir perdu & que j'en profite pour surtout vivre avec mes proches chaque instant de bonheur. La notion de bonheur est importante. La notion de partage. Ma citadelle est un un recours en moment de crise. C'est un passage temporaire! Ma solitude se complet des moments passés avec mes amis, mes chers, mes tendres. Tout l'un ou tout l'autre est destabilisant & peu constructif. Toujours cette fameuse recherche de l'équilibre, de cette harmonie entre soi & les autres.
Je me bats pour que mon passé ne me fragilise pas! ce manque de confiance en Autrui s'immisce dans mon sang comme un venin.
Je prend mon passé comme une force
Un jour je le prendrai sans sa faiblesse... je sens que j'en ai les moyens!
Faut peut-être que j'y laisse rentrer quelqu'un dans ma citadelle... Alors j'avance seule... Toujours. Sauf que ma Famille, celle que j'ai fondée tout au long de mon existence est une source d'épanouissement qui ne se tarit pas. Eloge. Hommage. Merci. J'avance aussi grâce à votre Amitié, votre Amour. Déclaration.
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