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26/10/2008 Quel est votre moyen de défense?Le mien? c'est ma citadelle!
Celle que je me suis forgée à l'intérieur. Une vraie Tour! Comme dans les films de cape & d'épée, d'héroic fantasy ou encore les films relatant l'Histoire de nos rois!
Une Tour. Haute. Faîtes de pierres collées les unes aux autres. "Coller" le verbe est choisi avec justesse... Sans insterstice, sans risque de fuite, surtout sans crainte d'entrée... Pas de fenêtre. Juste quelques fentes, suffisamment minces pour laisser passer de menus rais de lumières.
Je suis tapie dans l'ombre... Par terre, les jambes repliées & la tête posée sur les genoux.
L'ombre... Dans l'ombre, à l'abri des sentiments. Cachée. Faut déjà qu'ils y rentrent dans ma Tour. Et ensuite qu'ils m'y trouvent!
Qu'ils essaient, Im Po Ssi Ble! J'ai bien veiller à bien la construire ma Tour. Si les édifices humains étaient construits avec les mêmes armes, aucun tremblement de terre pourraient les faire s'écrouler! Les fendiller oui, non les écrouler...
C'est que ma Tour je l'ai construite dès petite; sur des bases sûres que le temps a patiemment consolidées!
Une fois dedans, j'attends, vidée de tout, que ces sentiments se fatiguent, que la douleur attenante s'étiole & passe son chemin...
Alors je sors par le pont levis en pleine lumière & relève la tête pour avancer... NEUVE!!!
Je suis une personne peu encline à l'à peu près... Je ne surfe pas sur la surface. Je nourris des sentiments profonds, intenses & authentiques envers les gens que j'aime.
J'ai cette facilité de me murer, d'être vidée de ces sentiments en une seconde... de ne plus rien ressentir pour cette personne & de m'étonner même d'avoir ressenti quelque chose! Comme un ballon qui se vide dès que je ressens le danger... le danger de la souffrance!
oh c'est fugace bien évidemment sinon pourrait-on me qualifier de monstre! Le temps que cette personne ferme la porte de mon appart, de ma vie & les sentiments, la peur qui y est attachée & la douleur qui en est découlée refluent comme une vague. Mais au moins je suis seule, à l'abri des regards, sans personne spectateur de ma détresse...
Cette facilité je l'ai développé tôt. Une faculté? Un don? De rentrer dans ma carapace comme un escargot dès que je sens le danger. Le danger d'un sentiment qui va tout ravager.
Quand je sens mon Amour pour quelqu'un prendre le dessus, j'ai si peur! Peur de la souffrance, de la douleur immanquable qui va suivre...Pourtant j'aime tellement Aimer! Et être Aimer! Je n'en donne pas forcément l'apparence & trop tard il a déjà semé dans ma terre fertile.
Mais je reste en Alerte! La peur me rend aux aguets. Et puis j'ai cet instinct, comme tous les animaux, survivant en milieu hostile, l'instinct de protection. Cet instinct est bien sûr accompagné de son compagnon de fortune, le feeling; le je ne sais quoi qui alerte mes sens que quelque chose ne va pas. Je développe tellement d'empathie envers les gens que je ressens bien avant eux la faille...
Un mot, une phrase, comme un bruissement de feuille, alertent de l'ennemi qui arrive au loin.
Oui les signes sont interprétés, parfois mal mais souvent avec justesse, toujours avec un brin d'exagération qui me donne aussi cette bonne conscience de rentrer dans ma Tour après avoir jeter l'élément perturbateur de mon équilibre déjà précaire...
Oui cette exagération je l'entretien pour me protéger au premier soupçon de danger, de risque de souffrir.
Alors d'où ça vient? D'où ai-je ressenti le besoin de la construire de mes mains cette citadelle où seul l'ombre & le silence cotoient mes tourments... Dans le seul but de les atténuer un chouïa!
La souffrance je l'ai vécu jeune, le désamour des parents accaparés à se détruire, à se mal aimer, à être égoïste dans leur désarroi. Et de se sentir abandonné avec son besoin d'Amour. Cet Amour qui rend confiant d'avoir sa place. D'être quelqu'un de bien à Aimer. Pourtant ils m'ont aimé, je le sais. Pas à ce moment là mais maintenant je le sais, avec leurs moyens du moment, sans trop savoir comment. Enfant on est trés exigeant avec ceux qui nous montrent le chemin, ceux qui nous inculquent le bien , le mal, ceux qui doivent nous Aimer. On ne leur donne pas le droit à l'erreur. Plus tard oui on comprend. On relativise quand nous-même sommes confrontés à nos propres erreurs & que l'on se rend compte que c'est pas facil d'avoir toujours le juste mot, le bon geste, l'attitude qu'il faut pour tous & pour soi!
Enfin bref j'ai pas vécu de maltraitance de quelque sorte que ce soit, j'ai seulement su tôt me protéger de parents absents.
J'ai recherché cet Amour ailleurs & suis fière de m'avoir créé ma famille. Je répète souvent (dans d'autres feuillets déjà parus) qu'on ne choisi pas sa famille, on ne choisi pas d'être né sur les trottoirs de Manille ou de New York. C'est vrai. On né & ensuite on assume son environnement. La famille, l'éducation donnent la base. Notre personnalité fait le reste. Je suis trés heureuse d'être née sur "les trottoirs" où je suis née! Ouf j'ai envie d'hurler Ouf quand je vois d'autres trottoirs bien plus laissés à l'abandon, pauvres, viciés, ... Je suis trés heureuse d'avoir la maman que j'ai, le beau-père que j'ai & en fait le père que j'ai aussi! Ils ont tous contribué à ce que je suis aujourd'hui. Le manque d'amour, avec le recul je n'en ai pas manqué. C'était tout simplement une absence de signes.
Alors ces signes je suis allée les chercher ailleurs. Je suis assez volontaire en soi! J'ai choisi mes amis sur le volet. Des femmes, des hommes faits de valeurs, d'intégrité, d'authenticité, de profondeur, de scrupules. Bien sûr ils m'ont choisi aussi! Les choix se font à deux. Ouf! j'ai envie d'hurler ouf! Merci d'être là!
Les psy sont trés forts pour dire que tout vient de là! De l'enfance, base de sa vie d'adulte! Moi je l'ai nié longtemps. Cela revient à dire autrement "est-ce l'homme qui fait l'histoire, ou l'histoire qui fait l'homme? " Libre de mes actes, de mes choix, forte d'assumer, c'est moi seul qui me façonne. Oui c'est vrai. C'est un angle d'analyse comme un autre. Pas complet mais vrai. Et je m'y suis accrochée! Et j'ai continuer mon chemin, seule & libre de tout. Pas de victimisation. J'exècre ceux qui se plaignent! Nous sommes ce que l'on fait, ce que l'on dit. Ce que l'on ne dit pas aussi. Mais nous avons toujours le choix d'être une victime, de stagner ou d'être un acteur de sa vie & d'agir. Chacun sa manière de sortir la tête de son enfance...
Maintenant je deviens plus honnête avec moi-même, sommes toutes je ne m'excuse pas, C'était mon moyen à moi de me construire & d'avancer.
J'admet seulement, j'accepte dorénavant, que Mon enfance a fait ce que je suis en partie & j'ai décidé du comment l'autre partie pouvait s'épanouir en cohérence avec le tout!
Quand je fais l'Etat de mes moments d'intenses tourments émotionnels, la plage est toujours l'endroit où j'achève ma démarche. Une citadelle pour se recueillir, entre des murs bien rassurants, se protéger de toute invasion. Puis un espace sans limite où l'ouverture du regard, l'emplacement de mon corps en harmonie dans ces éléments me resitue dans le monde.
C'est un besoin Vis Cé Ral de m'y retrouver! Comme un sphynx renaissant de ces cendres. A chaque éclate, je renais plus forte que jamais, en osmose avec la Vie. de nature Optimiste, je ressens le besoin d'avancer, de Vivre. J'aime la Vie. J'aime Vivre. C'est l'étape finale de mon achèvement ou de ma renaissance. A un moment donné je crois de nouveau fermement en ma bonne étoile, image de ma propre volonté de Vivre. D'avancer.
Tout passé nous construit. Moi il m'a rendu forte. Alors au moment de crise émotionnelle, je m'abandonne à moi-même, je vais chercher au fond la force de remonter. Ma Foi à Moi!
Mais mon passé ne doit pas m'isoler. Il m'a rendu fragile & méfiante en l'être humain. Toute observation quotidienne renforce ce sentiment. Et je fais tout pour trouver argument dans la vie de tous les jours, dans les autres les raisons de cette méfiance qui a toujours eu gain de cause... Et cela m'a souvent protégé! Toujours isolé.
Je m'excuse auprès du PEU qui l'a subi à tort. On n'appelle ça des dommages collatéraux inévitables... Mais sachez pour ce PEU, que je souffre chaque jour de vous avoir perdu & que j'en profite pour surtout vivre avec mes proches chaque instant de bonheur. La notion de bonheur est importante. La notion de partage. Ma citadelle est un un recours en moment de crise. C'est un passage temporaire! Ma solitude se complet des moments passés avec mes amis, mes chers, mes tendres. Tout l'un ou tout l'autre est destabilisant & peu constructif. Toujours cette fameuse recherche de l'équilibre, de cette harmonie entre soi & les autres.
Je me bats pour que mon passé ne me fragilise pas! ce manque de confiance en Autrui s'immisce dans mon sang comme un venin.
Je prend mon passé comme une force
Un jour je le prendrai sans sa faiblesse... je sens que j'en ai les moyens!
Faut peut-être que j'y laisse rentrer quelqu'un dans ma citadelle... Alors j'avance seule... Toujours. Sauf que ma Famille, celle que j'ai fondée tout au long de mon existence est une source d'épanouissement qui ne se tarit pas. Eloge. Hommage. Merci. J'avance aussi grâce à votre Amitié, votre Amour. Déclaration.
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