Sandrine's profileLe Maroc, origine des se...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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26/08/2008 Hamada, mer de sable...Rien de tel pour se ressourcer que de s'évader entourée d'un couple d'amis, Gille & Van habités des mêmes attentes, & d'une authentique amie, Véro.
Rien de tel pour se ressourcer, que d'aller s'abreuver à la source de la vie. Un endroit qui unit en symbiose les éléments vitaux à la renaissance : l'eau, l'air & la terre.
A peine domestiqué & surtout pas encore urbanisé, un site pourvu d'essences énergétiques, de sens pures... Un endroit encore proche de quotient énergétique idéal pour recharger nos corps fatigués, nos âmes usées, nos sentiments écorchés.
3 jours de road trip intenses.
Jour 1 : Direction Zagora.Les km défilent. Les virages se succèdent. Les lignes droites, de véritables fils goudronnés dans un tableau, séparent les roches ocres & brunes des palmeraies verdoyantes. De véritables contrastes! Les bleds traversés, de pisé se confondent avec la terre & sont de véritables puzzles enchevétrés.
Après 7h de volant & de pauses aussi nombreuses, nous stoppons pour la nuit dans une auberge à dimension humaine, empreinte d'un charme désuet " La Fibule" (coordonnées en bas de feuillet).
Quelques chambres au confort suffisant, surtout trés propres & bénéficiant de la clim (vital à cette époque!). Cette maison berbère entoure une piscine dont les palmiers & espaces verts sont des notes rafraichissantes après une journée d'asphalte caniculaire. En fait, cette maison est la bienvenue & notre perception peut-être un brin décalée par un trajet caniculaire. La peau, asséchée par une climat sec & suffocant, s'humidifie un minimum au contact de cet écrin d'eau & de végétation.
Un diner traditionnel dans ce jardin au bord de la piscine fini de nous faire glisser dans un état léthargique agréable. La fatigue & la chaleur nous acculent dans nos chambres assez rapidement pour un repos saccadé entre clim, drap & les mouches aussi pestes qu'envahissantes!
Jour 2 : Nous voilà sur les pistes. 4h de route pour atteindre un bivouac à proximité de la frontière algérienne. Nous traversons des bleds, des palmeraies, des oasis fiefs de légendes & de fantasmes. Puis de la piste rocailleuse, de la piste sablonneuse & enfin les dunes...
La mer de sable ondule...
Les yeux écarquillés, les membres en sueurs nous entrons dans un espace temps où les secondes s'ecoulent dans l'éternité...
Enfin le 4x4 au repos, nous entamons notre propre traversée pédestre. Au plus haut de la dune la plus élevée, assis sur l'arète, le silence est d'or devant un spectacle des plus lunaires... A 360°, au plus loin que notre regard puisse porter, une mer de dunes, "hamada" en arabe.
Le soleil se couche est à ce moment précis malgré notre coude à coude chacun se retrouve seul dans cet univers propice à la réflexion. Les questions s'imposent d'elles-mêmes.
Chutt! Le temps est à l'introspection... Mais qui suis-je, où j'erre, qu'attend-je, suis-je prête...
Au menu, un diner typique composé de salade marocaine, d'un Tagine & de melon. En plein désert, les saveurs prennent tout leur sens.
Dormir à la belle étoile prend toute sa signification. Allongés nos yeux plongent dans un monde étoilé & nagent d'étoile en étoile.
Le drap suffit amplement en ce début d'engourdissement des paupières... C'est sans compter avec les jeux mutins de notre ami le désert!
Avec ses lois propres, il nous rappelle à l'ordre en pleine nuit en nous soufflants un courrant d'air froid à recroqueviller la moindre parcelle d'espace corps!
Jour 3 : Réveil matinal, petit déj vitaminé, toilette de chat, & nous revoilà reparti à l'envers... La pellicule se rembobine dans des sillons différents. Le désert nous surprend par ses multiples facettes! Pas seulement défini de sable il nous offre autant d'étendues arides, de paysages de pierres, d'erg (vive les mots croisés!) & de flore acclimatée.
Passage cette fois-ci par M'hamid le village aux portes du désert, nous retrouvons une civilisation ancestrale qui de km en km s'urbanise & se modernise à l'approche de Zagora. Une douche sitôt arrivés à l'auberge, un déjeuner frugal dans des salons marocains reposants & nous revoilà inscrivant des lacets supplémentaires au compteur de notre voiture jusqu'à Agadir.
Les 3 jours de route furent assez épuisants mais que de paysages feériques!!!
Bien sûr plus avez de jours à consacrer à cette escapade sensorielle & énergétique & plus le bénéfice sera grand!
Alors à vos compas! en attendant dégustez sans modération les photos de l'album portant le même titre.
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La fibule
Amezrou BP 11
49500 Zagora
+212 44 84 73 18
24 chambres, avec salle de bain, mini bar, téléphone & air conditionné
Piscine, bar, snack & restaurant vous permettent de découvrir la cuisine marocaine.
Jardin & parking gardé.
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N'hésitez pas à me laissez vos commentaires sur mes écrits!
S.
15/08/2008 Une escapade dans la région de MirleftUn concours de circonstances pour certains, une suite d'évènements écrits pour d'autres ou encore la certitude d'avoir pris les bonnes décisions pour moi! Accepter une invitation à l'anniversaire d'un pote JC, décider de s'assoir en compagnie agréable pour discuter bonne enfant, remercier mon voisin pour les clés tendus aux bouts de ses doigts : clés donnant accès à sa villa au bord de l'eau à 14km de Mirleft, au Club Evasion. Enfin s'activer à trouver une voiture à louer en ce wk du 14 août. Pour finalement se retrouver sur la route, trio féminin (Gwennie, la nièce de Véro, sa toute première fois sur le territoire marocain) bien décidé de profiter entre amis de moments uniques!
Malgré qqs ennuis de santé, pour chacune!, maux de ventre, tourista, colite néfrétique, grippe, à croire qu'un malin voulait tester l'endurance de notre optimisme & titiller la puissance de notre joie de vivre. Rien ne pût attiser notre envie mordante de vivre ces instants de complicité qu'une plage déserte, qu'une villa confortable, qu'une vue panoramique puissent offrir.
La villa n'est pas tout à fait fini : le passage des artisans à déposé poussière & suie sur sol & meubles, des soucis d'eau chaude vite résolus, une évacuation hésitante de la douche nous laissant barboter dans qqs centimètres, des volets roulants encore manquants mais qu'importe, des détails face aux finitions professionnelles, aux peintures dans les tons neutres qui mettent en reflet le bleu de l'Atlantique, le vert des cactus, le rouge des fleurs, un agencement bien pensé, des chambres neuves, un salon de cuir beige encore aux senteurs inviolées. Me reste d'improviser une table basse avec un sommier en bois laissé dans un coin & de brancher tous les éléments de la cuisine toute nouvellement équipée!
Se lever sans contraintes, avec petit déj improvisé, assises sur le sol de la terrasse face à un couloir menant notre regard jusqu'à l'étendue océanique, en voilà un révil serein!
Se préparer suivant la tranquilité de nos pas, déambuler en gestes souples.
Se diriger tout en papautant vers la plage où pas un badaud n'a encore pris d'assaut le sable fin. Evitons d'écorner ce cliché avec qqs détritus déposés par la marée... ignorons les encore un peu SVP!
Ma séance commence alors : un mélange de respiration complète, de Gi Qong, de réflexion. Je me vide l'esprit & tente de ressentir les éléments m'entourant. Le vent entre mes doigts, l'air sur ma peau. A chaque vague qui effleure mes pieds je concentre mon énergie à vider toute la noirceur, tous les doutes, tous sentiments négatifs. Et j'imagine que ces vagues me quittant enmènent avec elles ce lot pour me laisser purifiée!
Je ne sais si c'est vrai mais en tout cas je rouvre les yeux le sourire inscrit, persuadée d'être une fois de plus prête à vivre le meilleur! Psychosomatique me direz-vous? Un placebo? Quel remède efficace qui me réussit! Chacun sa méthode? Quelle est la vôtre?
Une fois revigorée, une préparation tout en gaiété pour rejoindre notre pote Laurent dans son snack à Mirlet pour des diners lancinants. Il se fait guide dans l'unique piste d'un Milrleft bleddard qui nous réservent qqs surcoins branchés, mélange de faune locale, de touristes , de surfeurs & d'herbe en tout genre!
Nous rentrons une paire d'heures après les douze coups de minuit, ravies de se lover dans notre refuge reposant... Et heureuse de se réveiller avec un planning similaire! A toute! Et n'héistez pas à jeter un oeil à l'album photos portant le même titre.
At the next feuillet! S 03/08/2008 Le 31 juillet, un chapitre se clôt...Le 1er août 2008, une page blanche à écrire...
Prendre le stylo & se mettre à écrire son destin... Pas nécessaire de prendre un crayon, eh non il est impossible de prendre une gomme et d'effacer ses choix, ses décisions pour en prendre de nouveaux. Non. Les lignes se remplissent de sujets, verbes, compléments & de points finaux. Par contre, ne pas revenir en arrière ne veut en aucun dire que l'on ne peut pas prendre de nouveaux départs! C'est une question de courage, de force, de volonté, d'envie... Avec un grain d'insousciance, d'énergie, d'idéalisme & de croyance!
C'est une bonne chose de garder toutes ces pages écrites. Cela nous construit, nous fait avancer. Notre histoire se continue. Notre histoire nous complète. Nous engendre. Et nous engendrons notre histoire. C'est notre expérience. A travers celle-ci nous apprenons ce que nous voulons & ce que nous ne voulons pas. Rien à regretter, tout à apprendre de ces phrases, de ces actes, de nos choix. Et dans tous ces chapitres nous avons de trés bons moments. A garder précieusement comme des trésors de vie. A relire comme un bon livre.
Le 31 juillet j'ai quitter mon poste. En âme & conscience. Non, ce n'est pas une décision rationnelle. Malgré tout elle est réfléchie cette décision. Et écrite sur mon livre... Et j'ai vécu ces derniers jours épuisants physiquement comme mentalement : d'un côté par toute la masse de travail à achever avant de quitter mon poste. D'un autre par toute la réflexion que cette décision enclenche... Les nuits ne sont pas reposantes & les journées non plus... La fatigue nerveuse s'accumule & je deviens donc encore plus réactive à tout ce qui m'entoure & me touche... Et je vois le 31 juillet comme enfin un chapitre qui se clôt & le 1er août comme une page blanche à écrire. Et même si je ne sais pas ce que me réservent les lendemains, si j'appréhende ma force & mes faiblesses, ne sais pas trop où je me porte & ce que je veux professionnellement. je sais que je fais le bon choix car j'ai suivi malgré toutes les difficultés mon instinct, mes envies, mes attentes, bref ce que je suis, c'est à dire tendre vers l'absolu, vivre ma vie avec intensité sans laisser de côté mes rêves même si je ne sais pas trop ce qu'ils sont maintenant. Ce que je sais c'est que à c emoment charnier de ma vie, je n'avais pas l'épanouissement par lequel on se sent, je me sens en vie! Le sentiment de ne pas me réaliser & cette conviction que je dois continuer mon chemin pour trouver ce qui me comblera! Alors voilà j'ai pris ma plus belle plume, tourner la page & commencer avec des sujets, verbes & compléments... Et j'avance. Parfois le verbe se fait complet, charnu & inspiré, parfois il se fait rare, hésitant & douteux. Mais je continue d'écrire encore & encore... 08/06/2008 Un samedi sur les pistesMaman de passage avec une amie.
Un weekend prolongé.
S'offrir une ballade ensemble me paraît l'occasion rêvée de lui faire comprendre, lui faire appréhender, lui faire sentir ce qui me fait vibrer ici.
Partager avec elle les raisons de mes choix, parfois difficiles à admettre pour des parents qui voient leur progéniture s'éloigner trop loin, s'installer dans un autre pays. L'incompréhension donne alors naissance à la rancoeur, à la peine: terrain fertile pour de nombreux affrontements visionnels!
A tous les niveaux l'idée me paraît excellente! Un souvenir de vacances, un dépaysement bienvenu, une sortie originale, & lui faire découvrir la région, un petit monde à ma dimension. Celui dans lequel je vis, celui dans lequel j'évolue & j'avance jour après jour.
Les pots d'échappement des 4x4 rugissent à 8h, coup d'envoi du départ!
Les 2 tout terrains se suivent : l'un où je suis au volant le sourire aux lèvres. En fait je réalise que si il y a une personne au comble du ravissement dans ce petit groupe d'intimes c'est bien moi!
L'autre où Toufiq accompagné de Sophie nous montre le chemin.
Nombre limité, bon voisinage, tout concourt à faire de cette ballade un moment convivial, collégial & bon enfant!
Toufiq,à ma demande, nous concocte un circuit de rêve.
Les heures de la journée s'égrènent & nous offrent une diversité de paysages montagneux & maritimes.
Les pistes sont rocailleuses ou de terre battues. Souvent aucune piste si ce n'est les sillons laissés par le 4x4 devant sur le sable.
Des vallées nous offrent des oueds, des lacs, des étendues arides au grés des virages & entrelacs.
Puis nous voici sur une étendue de dunes qui soulignent la mer de leurs courbes parfaites. Et nous amènent à flanc de falaise admirer à droite la mer de sable immobile & à gauche la mer qui ondule pour venir s'abandonner là ou naissent les falaises.
Le vent de ses dernières semaines brouillent les pistes. Des endroits auparavant accessibles ne le sont plus & nos nous ensablons sans cesse. Un clin d'oeil de Mère Nature qui rappelle que rien n'est acquis... C'est la surprise, la spontanéité d'un monde qui change!
Les mains dans le sable, les ongles se remplissent à mesure que l'on soulage les roues de son emprise. Une marche arrière, une gerbe de sable, un moteur qui rugit. Une marche avant. Et rebolote.
C'est l'éclate! Ses menus incidents n'entachent en rien le bonheur de se retrouver dans des espaces si beaux...
A vous de juger! L'album photos est là!
25/05/2008 Vent & DiscordeAvril-Mai : la période venteuse sur Agadir...
Ce vent qui souffle par cascades
Qui s'engouffre dans les rues, passages & chemins
Force la pression sur les portières de voitures & les portes d'accès
Qui s'imisce sans y être invité dans nos vêtements, dans nos cheveux, dans nos chez soi
Et qui bouscule tout sur son passage!
Laisse le désordre partout,
Dépose poussière, sable & détritus emmenés dans sa folle course.
Enlevés ailleurs, lachés ici
Ce vent qui a force de souffler sans accalmie, ni repos nous épuise par les efforts à le contrer.
Chaque mouvement, chaque pas, chaque geste est décuplé.
Ce n'est pas seulement une fatigue physique sinon psychique & mental
Ce vent par sa constance jour après jour nous désoriente
Les sens sont bousculés, nos pensées chamboulées.
Il s'imisce, oui s'imisce telle une inondation emportant tout dans ses rafales tels des flots ravageurs
Une bonne averse ravive une ville, nettoie les habitations, emmène la poussière, ravive les couleurs
L'eau en s'évaporant dans l'athmosphère ranime les odeurs,
La vie reprend son sens car la place est nette pour un nouveau printemps
La neige apporte douceur & sérénité,
Calme & tranquillité
Chaleur dans les foyers
On se couvre par des habits bien chauds
On marche en écoutant ce souffle d'apaisement au moment où le pied carresse la couche moelleuse
On Respiree cet air revigorant
Le soleil darde ses rayons & la neige fond pour livrer une terre reposée prête à fleurir dans une myriade de couleurs.
Le vent qui souffle & passe son chemin est bienfaiteur :
Il chasse les nuages, chasse la pollution, évacue la poussière
Mais le vent qui se pose & qui reste est destructeur :
Il harcèle , provoque, dérange
Impossible de sortir, obliger de se calfeutrer chez soi. Rien n'y fait la poussière s'engouffre partout sournoisement.
Les cheveux se déchessent, la peau se craquèle.
Marcher devient un bras de force avec le vent à savoir qui va se laisser choir...
Cligner des yeux, se recroqueviller pour avancer.
Le corps se contracte, se durcit. Aucun épanouissement, aucun laisser aller, tous les muscles sont tendus.
Même à l'intérieur, dans notre tête, son sifflement nous poursuit jusqu'au limbe de nos esprits.
Tel que chez soi, L'entendez-vous se glisser sous les baies vitrés, entres les doubles portes?
Il tente d'ouvrir les fenêtres en s'y plaquant de toutes ses forces.
On se sent piégé, l'assaut est à chaque fois plus énergique,
Energie qui se vide, qui nous quitte. Et Le vent s'en abreuve comme des vases communiquants!
Le vent nous force à rester chez nous ou bien nous force à lui livrer bataille pour avancer
A l'image de la haine, il ravage tout sans recul, sans réflexion.
Les gens d'antan disaient "le vent rend fou"
Par l'isolement qu'il engendre, par le combat qu'il impose... Jour après jour, sans jamais fléchir de sa force, de sa puissance,
Oui rendre fou... Je commence à le croire...
22/03/2008 Le Sénégal ; un cocktail de saveurs contraires[NB : Vous trouverez toutes les adresses sympas de mon escapade sénégalaise en fin de feuillet]
L'avant-propos : le cadre de réflexion
Quand on vit à l'étranger, comme moi depuis bientôt 4 ans, les vacances font l'objet d'une réflexion scrupuleuse...
Certains penseront avec une pointe d'envie ou de jalousie "Quand on vit à l'étranger c'est tous les jours les vacances!"
Oui bien sûr vivre à Agadir, il suffit de lire d'autres feuillets sur mon blog, c'est y savourer la vie! Je sors du boulot & je plonge dans l'ambiance du balnéaire, l'atmosphère du bourg, le dynamisme d'une ville touristique by day & night !
Mais comme tout un chacun, comme vous les parisiens, les lillois, les londoniens, les vacances c'est synonyme d'évasion, de repos, de détente. Les vacances c'est se ressourcer, découvrir, s'enrichir. Les vacances, personne ne les imagine toujours dans son quartier, son immeuble, sa résidence, sa maison, son jardin bref dans sa ville dont on peut profiter les avantages tout le reste de l'année & des week-ends!
Quand on vit à l'étranger, comme moi depuis bientôt 4 ans, les vacances sont sources de dilemme.
Parce qu'elles sont rares : Les 35 heures & les 5 semaines restent le privilège outre méditérranée d'insatisfaits . Elles sont donc précieuses.
Parce qu'elles sont rarement longues : 2 semaines continues au maximum. Elles sont donc réfléchies.
Parce qu'elles sont toujours dédiées à une destination déjà établie : son pays d'origine. Elles sont donc tagguées Go Home!
A l'image dune pièce de monnaie
C'est à la fois la face agréable d'en profiter pour aller voir sa famille, ses amis, s'acquitter des "wanted" emplettes difficile à trouver dans notre contrée d'adoption, etc...
Et c'est aussi son revers, à la fois trés frustrant de ne pas avoir l'opportunité de partir ailleurs, de vraies vacances d'évasion, de repos, de découverte humaine, d'enrichissement culturel.
Alors c'est dit, un rapide coup d'oeil derrière mon épaule & je comptabilise depuis ces quasi 4 ans, un seul & unique aller retour annuel toujours vers la France.
Alors, je fixe le futur proche & je décide oui des vacances ailleurs!
Mais où?
L'entrée en matière : Pourquoi le Sénégal ? En 7 étapes
11 jours Made in Sénégal
Au programme : pas de programme!
Seules des villes choisies : nous déciderons au fur & à mesure du temps dédié à chacune.
Seul impératif : le vol intérieur réservé nécessairement à l'avance qui nous ménera de Dakar au Cap Skiring.
En définitive, le trip fût le suivant:
La capitale, Dakar : Même si cette ville n'a été pour moi que la plateforme de transfert, de transit, de location de voiture, d'allers & retours rapides, le feeling n'a pas été positif. Certes, je ne suis pas citadine. Malgré tout une ville peut me plaire comme Paris ou Bangkok pour diverses raisons. J'ai détesté Dakar : ville champignon, véritable poudrière entre des quartiers étouffants, un trafic jam épuisant et une foule oppressante. Je visualise une cocotte minute prête à exploser.
Malgré tout, allez faire un tour dans le quartier appelé "le plateau" :
Boire un verre, déjeuner ou diner au Ganalé, ambiance trés sympa, trés déco dont les patrons sont avenants & souriants. Wifi dispo.
L'institut Français à une rue du Ganalé vaut vraiment le déplacement. Hormis le programme culturel, vous pouvez aussi y boire & manger du fromage dans un jardin trés agréable!
Une disco à vous indiquez? celle de Mélanie, le Thai Pan, Nous avons vécu dans le même patelin, Arpajon, quand nous étions petites! Nos parents se fréquentent toujours mais nous nous n'étions pas vu depuis 20 ans! Style déco fusion asiatico, vous pouvez également y diner.
Enfin, Dakar, comme toute capitale, propose des multitudes d'endroits pour vivre de nuit, alors allez-y en immersion!
St Louis, ancienne capitale colonniale : A l'arrivée à Dakar, vers 3h du mat, mon père m'attend avec une voiture. & c'est la quille vers St Louis!
Le nombre de km n'est pas représentatif du temps passé sur les routes. Encore que l'infrastructure routière qui relie Dakar à St Louis est nickel, aux dires de mon père une des rares! Nous enfilons donc les 264km, non pas en 3h de temps sinon en quasi 6h! je précise que nous avons dormi au bord la route exténués!
Elle garde un vestige architecturale indéniable mais que j'aurai imaginé mieux conservé. Mais peut-être que j'en avais tellement entendu parlé, une amie qui vit ici possède une maison là-bas où elle y passe toutes les fêtes de fin d'année. De son côté, mon père a littéralement adoré. Et lui qui passe plusieurs mois par an au Sénégal dont certains à Dakar même, l'a pourtant découvert avec moi. Il s'est promis d'y revenir plus souvent.
Je note un décalage entre le centre ville pittoresque & les "quartiers" alentours sur la langue de barbarie.
Balladez-vous dans la ville, à pied, en carriole, en vélos. C'est une petite ville où il est bon se laisser errer dans les ruelles & découvrir à chaque recoin un angle de vue différent, tomber au hasard sur des anciens bâtiments administratifs.
J'ai adoré les "Signore", balcons suspendus généralement fleuris.
N'hésitez pas à vous cultiver auprès d'un guide du syndicat d'initiative car l'histoire coloniale a toute son ampleur dans cette ville d'où les français mais aussi d'autres nations ont déposé leurs valises via la mer.
A NE PAS RATER : la mosquée, la seule au monde à avoir une cloche... Le symbole de Tolérance le plus fort que j'ai connu jusqu'à présent! A méditer sur place, devant...
Trés bon hôtel en bout de cette langue entourée d'eau : l'hôtel du Cap où j'ai résidé dans un bungalow... Chouette! Le patron est sympa.
Pour déjeuner : venez goûter la cuisine du "Coup de torchon" en centre ville
Et aussi La Louisiane à flanc de fleuve, routard.
Quand à diner, le patio de La Résidence est In-con-tour-na-ble! Demandez à être servi par Barbaka de la part de Sandrine & Sabrina. Il est tout simplement adorable, serviable & professionnel!
Réserve du Djouj : A 1h30 environ de St Louis.
3ème réserve ornithologique au monde, elle accueille des centaines d'espèces & des milliers d'oiseaux! Ce n'est pas un mirage publicitaire mais bien réel. Je n'avais jamais vu autant d'oiseaux : ibis en pagaille, pellicans par milliers, & une quantité d'espèces dont je ne me rappelle plus le nom.
Un alligator paraîssant au soleil & en prime de nombreux facochères sur les berges.
Cap Skiring : De retour de St Louis à Dakar en fin d'après-midi, nous déposons la voiture de location & direction en taxi pour l'aéroport. D'un vol de moins d'une heure, nous passons du Nord du sénagal au Sud, survolant la Gambie, pour attérir en Casamance.
A l'instar des cartes postales paradisiaques, je n'ai pas été déçue par les plages. Palmiers cotoient sable blanc qui s'unit à une mer chaude délicieuse...
Gros coup de coeur, amplifié par mon besoin de repos & détente!
J'ai adoré & souhaite y retourner entre potes pour l'éclate zen sur transat!
Le bourg en tant que tel n'a rien à proposer à part une piste sableuse entourée de bars, restaus & 3 disco à drague..., dont la Case Bambou, la plus ancienne & la plus fréquentée : une véritable savane pleine de panthères noires... Les femmes tenez vos hommes!...
Cette destination est un véritable havre de paix côté balnéaire. Et je ne cite pas toutes les possibilités de quad, 4x4, ballades en mer, Etc...
J'ai dormi dans un bungalow face mer... à l'hôtel des Hibiscus. Je me suis délectée! J'ai pu me baigner à longueur de journée, un délice! A NE PAS RATER : Juste à côté, la palme des honneurs! Le "Bar de la mer" qui a 4 uniques chambres sur la plage. Une vue idéale sur la mer! Et son patron, Frédéric, est un chou!
Y boire un verre, déjeuner aux sons de l'orchestre, diner en écoutant la mélodie des vagues, oui vous y restez la journée & savourez chaque instant!
Et faîtes la connaissance de la serveuse, dite "le petit piment"... A elle seule, elle vous épice l'endroit!
Baduré ; le campement de chasse Le Relais Fleuri: Une location de taxi pour la journée, nous voici en route pour Le Relais Fleuri, un campement de chasse en pleine terre cette fois-ci.
A 121km du Cap Skiting en passant par Ziguinchor (70km) & Bignona (+40km), juste en face du village appelé Baduré (+11km).
Tenu pas des potes à mes parents je les connais depuis que je suis toute petite. Ce sont les parents de Mélanie (voir Dakar ci-dessus). Mon père à travailler là-bas 8 ans.
J'ai pu découvrir un autre paysage en quad : traversant des villages, une nature plus sèche mais aussi plus touffue. Le Sénégal grâce à la saison de l'hivernage est beaucoup moins sec que le Maroc & nettement plus verdoyant.
J'ai été surprise par le confort & l'aménagement de ce campement. On imagine souvent, moi la première, les campements de façon rudimentaires pour des chasseurs échaudés à la brousse.
Ici, bungalow tout confort, piscine avec tenture en voilage blanc pour se reposer, boutique avec des idées cadeaux trés sympas, environnement des plus chatoyants entre fleurs, arbre, végatation dense. Des singes en pagaille dans tous les arbres vous observent somnolents à l'ombre des branchages.
Nous avons dormi à Ziguinchor où nous devions reprendre l'avion pour Dakar. Pas grand chose à dire si ce n'est pas franchement pas mirobolant. J'ai dormi aux Jardins du Flamboyant. Rien à redire sur l'hôtel. . Bon rapport qualité prix. Draps & serviettes propres. Une petite piscine au centre peut rafraîchir d'une journée en brousse. Envol à 9h pour Dakar.
Sali : Attérissage à Dakar, taxi jusqu'au loueur de voitures, déjeuner au Ganalé et départ pour Sali.
L'équivalent à une moindre échelle de nos côtes balnéaires françaises. J'ai beaucoup aimé car plus petit donc plus convivial. Les plages sont sympas (moins que le Cap mais reste largement agréables surtout si on ne connait pas le Cap!) & tu as le choix en hôtels tout confort. Enfin le soir c'est un petit bourg bien vivant. J'y retournerai également avec beaucoup de plaisir pour faire la fête entre potes.
Notre hôtel, Les Flamboyants, est un hôtel familial trés chouette! Le père (avenant) & le fils (un peu plus bourru : timidité ou réserve?
J'ai repéré d'autres hôtels en me balladant sur la plage tel que l'Espadon où nous avons pris l'apéro plusieurs fois, soit au bar de l'hôtel, soit sur le ponton de leur restaurant au-dessus de la mer : mention spéciale! Une vue panoramique de toute la plage & de la mer à perte de vue. Y déjeuner vous propose des buffets à volonté.
Boire un verre, diner, danser, à Sali, une multitudes d'endroits. A vous de tester! Tout comme pour la multitudes de loisirs balnéaires : pêche, scooter des mer, quad & j'en passe!
Pour conclure
Tout au long du séjours, j'ai eu un temps splendide, une chaleur réconfortante encore que je sais je n'ai pas à me plaindre là où je vis! Côté people, j'ai apprécié leur approche de la culture musulmane, moins sectaire & frigide que celle appliquée au Maroc. Les femmes sont en boubous colorés, aux manches ou bretelles négligemment tombées, qui donne forcément une gaiété & une légèreté palpables dans les rues. J'ai énormément aimé observer leur comportement social : ils ont un rapport avec le corps & la nudité féminine plus open mind qu'elle peut l'être au Maroc. Sans pour autant qu'elle paraisse vicieuse ou malsaine. Ca fait partie d'eux, du quotidien.
Comme tout pays en situation précaire, la mendicité est omniprésente & le regard porté sur les touristes non dénué d'intérêt. J'ai ressenti beaucoup d'animosité dans leur regard quand je refuse de donner aux enfants, aux femmes, aux hommes & cela m'a beaucoup ébranlé... Ceci est une expérience personnelle & non globale.
C'est un pays où tout est à faire, qui recule plus qu'il n'avance depuis qu'il est indépendant & ça c'est un fait concret. Beaucoup de détournements d'aides, de financement au profit d'une élite au pouvoir. Infrastructures en manque. Rien que les routes reliant un point à un autre, excepté la route menant à St Louis ou au à Sali, sont en désuétude. Un peuple qui m'a semblé laissé à l'abandon et qui doit sa survie à sa bonhommie culturelle. Et ça c'est dire de la force positive qui les anime!
Ravie d'être rentrée à Agadir qui me manquait! Rien que pour ça les vacances méritaient d'être vécues!
Adresses Dakar Ganalé [Hôtel, bar & restaurant] coup de coeur!
Vous y rencontrerez mon père, un habitué!
38, rue A. Assane Ndoye
T + 221 33 889 44 44
Thai pan [Disco & restaurant]
Avenue Moussé Diop
T + 221 77 203 90 64
Institut Français et culturel coup de coeur!
Rue J. Gomis
Assurcar [Location de voitures]
Mme SOW
58, rue Wagane Diouf
Immeuble Sockna Anta
T +221 823 72 50
St Louis (tout se trouve à proximité) Hôtel Cap St Louis
T +221 33 961 39 39
La Résidence coup de coeur!
Rue Blaise Diagne
T +221 33 961 12 60
Le Coup de torchon
320, rue Blaise Diagne
T +221 77 518 54 08
La Louisiane
Pointe Nord
T +221 33 961 42 21
Cap Skiring
Hôtel "Les Hibiscus"
BP 35 Cabrousse
T +221 33 993 51 36
Bar de la mer coup de coeur!
BP 83 Cabrousse
T +221 33 993 52 80
T +221 33 646 83 80
Mail & web en cours de réalisation
Ziguinchor
Les Jardins du Flamboyant
Rue de France
T +221 33 991 35 78
Sali
Hôtel les Flamboyants coup de coeur!
Quartier Sali Tapée
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16/03/2008 Point de ruptureN’avez-vous jamais ressenti un mal être profond, à tort ou a raison. Bien qu’un mal être à toujours une bonne raison ! Un inconfort dans notre réalisation personnelle, comme un venin qui s’immisce et vous engourdit… Jusqu’à abattre la plus élémentaire joie de vivre, le plus spontané des plaisirs simples. La vie n’est pas seulement fade. Sinon l’épicée serait source aisée en se prenant en main, en avançant, en faisant des choix pour l’embellir. Non, la vie paraît alors terne, amer & là se corse le chemin de la guérison…
L’être humain est si complexe. Au-delà de sa mécanique physique, je fais référence à notre mécanique intellectuelle & émotionnelle. « Nos » mécaniques sont surprenantes d’ingéniosité & d’intelligence aux vues de leurs capacités d’adaptation en milieu hostile ou leurs capacités d’évolution en phase avec notre écosystème.
Nous n’avons pas conscience de la combativité de notre corps face aux maladies. Ok. Encore moins de la combativité de notre moi profond face à notre environnement en érigeant des barrières protectrices inconscientes…
Parfois à tort, parfois à raison... Mais toujours mué par de bonnes intentions : nous protéger des aléas qui peuvent affecter dramatiquement notre espérance de vie ou notre état mental !
Malgré tout, nos capacités inconscientes n’ont parfois pas la possibilité de tout arrêter ou de tout contenir… Un virus, une maladie mortelle pour le corps… Des déviances comportementales pour l’esprit. Celui-ci, oui, peut absorber des épreuves intenses mais ne peut empêcher qu’une porte s’ouvre à un moment donné & laisse s’infiltrer les démons, les peurs ou encore les chocs émotionnels cachés…
Malgré tout, nos capacités inconscientes mettent en veille une cellule malsaine qui un jour à force d’attente & de persévérance profite d’une brèche pour s’infiltrer & s’installer enfin ! Idem un coup de fatigue, un choc émotionnel vont flouter la surface si lisse de notre état psychique.
C’est de ce dernier constat dont je veux parler.
Je me sens minée de l’intérieur. Une lourdeur au niveau du plexus qui souvent m’étouffe, me contracte les muscles & m’engourdit l’esprit. Cest une première! Avez-vous déjà ressenti ça?!
Et je souris… Je persévère à garder un semblant de sociabilité & d’amabilité tout au long de la journée. Et que c’est dur ! Moi qui suis si « public relation », qui aime aller vers autrui, qui parle à toutes & tous, je ne me reconnais pas ! Que m’arrive t-il pour avoir cette envie de fuir ces endroits publics où mon palais affectif ne puise plus aucune saveur…
La façade se lézarde & je ne parviens plus à conserver ma bonhomie légendaire… je deviens morose !!! Terne !!! Quelle horreur !!! Je suis tellement intransigeante avec moi-même. Je ne m’excuse rien & mon pire juge c’est moi !Ce n’est pas MOI !!!
J’ai toujours été si battante, persévérante, opiniatre que baisser les bras me paraît si misérable… … « Mais pour le coup c’est moi qui suis plantée ! » (Dixit M. Farmer)
Souvent, nous ne savons pas consciemment ce qui provoque cet état. Mais moi je la connais la raison de ce désarroi dévastateur… je suis suffisamment clairvoyante.
L’Amour, son absence. Pourquoi l’Amour me déserte-t-il ?
Je suis sur un transat sur une plage paradisiaque du cap Skiring : bordée de palmiers, sable blanc, mer délicieusement chaude. Face à la mer & un coucher de soleil magique. Quelques personnes ici & là se baladent sereines, tout en gaieté. Un endroit aussi enjôleur me renvoie en pleine face le désert de ma solitude… Et qui peut comprendre ?
De retour à Agadir.
Un autre jour. Une autre plage. Face à la mer, le soleil couchant. Le meilleur moment. Il s’en dégage une telle accalmie, une telle sérénité : se sentir en parfaite osmose avec la Nature m’environnant.
Et je regarde le clapotis des vagues, leur va-et-vient sur le sable. Ce sable si lisse & nacré des reflets couchants des rayons du soleil. J’aimerai alors que ces douces & tièdes vaguelettes de cette fin d’après-midi viennent me caresser. Et qu’elles emportent avec elles cette partie de moi faîte de doutes, de faiblesses, d’inconfort moral & de détresse sentimentale.
Que ce va-et-vient tendre de ces vaguelettes me laisse aussi lisse & nacré que ce sable. Une peau satinée, un esprit allégé, un cœur aux battements apaisés d’une femme forte, sereine & déterminée. Accomplie. Et en aucun cas devenir une fille tourmentée, sans entrain que je ne suis pas!
Je regarde la mer, sa vaste étendue, sa liberté de mouvements & je respire. Puis j’exhorte : je tente d’évacuer cette lourdeur qui reste tapie dans mon plexus, inébranlable.
Heureusement je continue à m’émerveiller de ce panorama qui m’octroie des moments de quiétude passagers.
Un soubresaut ! Encore combative ! Tout n’est pas perdu ! Je m’accroche à la paroi, lève la tête, fixe mon regard sur la lumière & commence l’ascension… L’Amour est fait pour moi ! 03/01/2008 Et si les contes de fée existaient ?Et si Walt Disney puisait son imagination de notre quotidien. Sans même l'extrapoler. Ni l'enjoliver.
Moi j'y crois. Si j'arrète d'y croire, je crève!
J'ai toujours la conviction, une certitude que je vais le vivre aujourd'hui, demain ou après-demain. Que oui, je vais le vivre, cela va m'arriver cette pulsion amoureuse, cette fusion avec un autre être, cette complicité amoureuse fusionnelle.
Pourquoi toujours détruire nos attentes? Devoir soi-disant ramener nos "écervelées" sur terre. Ces petites filles qui n'ont pas grandi. Mais pourquoi grandir signifie de ne plus croire en rien !!! En quoi croire aux contes de fée sous-entend que l'on a rien compris à la vie, à la Vraie vie. La vie est si triste ? Si terne? les hommes sont si dépourvus de sensibilité, de sentiments, d'amour. Vivent-ils que pour être égoïstes, infidèles & matérialistes?
Non je n'y crois pas. Tous ces bouquins qui fleurissent pour persuader l'humanité que les hommes viennent de mars & les femmes de saturne (ou le contraire?) bref d'éduquer les 2 sexes à penser qu'ils sont diamétralement différents, incapables de se comprendre parce que les neurones ont des formules chimiquement incompatibles. Toutes ces espèces qui s'improvisent psy & dérivés qui nous assènent avec un jargon intellectualisé qu'hommes & femmes ne sont pas sur la même longueur d'ondes, pire nous ne parlons pas la même langue... Toutes ces revues "in" qui à chaque édition nous impriment un article nous martelant qu'hommes & femmes sont sur une aire de combat.
Je hurle non à cette satanée manipulation médiatique ou sociétaire qui ne fait que nous séparer encore plus & nous mettre sur des rails vers d'autres horizons calculés... Certes moins les gens sont heureux & moins ils prennent leur vie en main & plus ils sont contrôlables...
Moi j'y crois. Des hommes prêts à aimer sur les mêmes ondes, les mêmes valeurs ils existent. Il suffit qu'ils s'écoutent, qu'ils écoutent leur coeur, leur besoin & non qu'ils répètent comme des perroquets ce que depuis tout petits, tous, familles, proches & anonymes leur répètent, eux-même manipulés de génération en génération.
Et dire que l'on parle de liberté de penser, de sociétés ou de pays libres. Je me dis parfois que la dictature peut prendre des parures bien attractives, donc plus difficiles à détecter, tout comme cette méchante sorcière qui se déguise en journaliste, en homme politique, en associations, en médecins, en amis, en parents & qui susurrent de son plus bel atout que les contes de fées n'existent pas...
18/11/2007 L'amitié selon AristoteJe lis, je lis beaucoup. Des livres, des magazines, des revues spécialisées, telle que cinématographique. Souvent devant une boisson chaude, installée dans ma cour ensoleillée, au calme, je feuillette. Je coche ce qui me plaît, ce qui m'interpelle : des nouveaux produits cosmeto (!), des avancées scientifiques ou encore des mots, des phrases, des passages qui me réveillent soudainement d'une lecture passive & désintéressée.
Des petits bijoux de réflexion se profilent dans des articles insoupçonnés.
Alors je coupe la page, je note le titre du film à voir, je mémorise la phrase qui a percuté mon intérêt ou tout simplement déchire le passage à réutiliser, à remanier comme c'est le cas pour ce feuillet.
L'amitié selon Aristote. Un encart en haut à droite de Femme Actuelle, seul magazine que j'aime feuilleter pour m'apaiser l'esprit & me relaxer l'instant.
Bref, cet encart, petit rédactionnel de quelques lignes, m'a titiller l'arcade sourcilière vers le haut.
Une seule phrase, une seule question "Cet ami me rend-il meilleur?" Je cite "Un ami authentique n'est pas nécessairement un ami de longue date, ni quelqu'un avec qui on passe beaucoup de temps. Cet un être qui permet de développer des qualités que l'on a en soi & qui attendaient cette rencontre pour s'épanouir..."
Authentique. Un ami Vrai.
Un ami de longue date ou non. La durabilité d'une relation amplifie, intensifie la fusion qui peut naître de la rencontre. Le temps offre suffisament de moments pour renforcer, insuffler ces qualités en veille.
Malgré tout, oui, qui n'a pas eu un jour de galère, au moment d'un coup dur, d'une période difficile, croiser une personne qui a eu les mots, la réflexion, le geste qui sauve! Une comète qui passe dans le ciel, un rencontre furtive mais si lourde de sens dans la suite de notre chemin, comme un jalon nécessaire pour passer un cap, une strate qui s'affirme dans notre découverte du soi, comme le veinage d'un tronc, un sillon d'une empreinte, une évolution dans le temps & dans notre spiritualité.
Des qualités en soi... pour s'épanouir. Et oui j'adhère totalement. Tous les éléments, les personnes, les circonstances nous façonnent, nous renvoie une image ou nous pousse à exorter un coin de nous, comme une fleur qui s'ouvre & dont la corolle de pétales se libère une à une.
C'est une question essentielle dans le cheminement de sa propre vision de soi, de son propre développement : Cet ami me rend-il meilleur?
Cette question est vitale, essentielle, primordiale...
A l'inverse on peut se demander si cet autre ami là, celui qui partage tout, à qui nous avons donner notre confiance, notre loyauté, nos secrets les plus intimes, nos rires les plus francs, oui lui ou elle , si cet(te) ami(e) me rend-il mauvais...
Une seule question directe : meilleur ou mauvais. Une seule réponse concrète : oui ou non. Une seule action : continuer ou arréter. Une formule simple & efficace.
Et pourtant pas si facile de s'entourer d'amis qui nous élèvent vers le haut. Qui ne s'est pas épris du plus mauvais garçon. Qui n'a pas eu un ami animé des pires sentiments qui soient, jalousie & envie envers soi. En toute conscience malgré tout nous insistons, nous persévérons en sachant que le coup viendra dans le dos, sans prévenir. Nous y croyons encore & encore que la flamme que nous voyons briller dans cette âme deviennent un feu ardent. Car si cet ami peut nous rendre meilleur, nous aussi nous pouvons avoir l'espoir de le rendre meilleur...
25/09/2007 Une déclaration...Ne sais pas quoi commencer & je n'ai pas beaucoup de temps. Pas le temps de me relire ni de réflechir aux mots justes si ce n'est d'épancher ma soif d'expression sur le vif!
Sans le chercher ni le vouloir tu t'es imposé avec ta personnalité & ton intensité... C'est sans me rendre compte du danger que je t'ai laissé t'immiscer dans ma vie si bien verrouillée. L'autre jour Sof a donné corps à une réalité quand je leur répondais mais c'est un pote. Elle a retorqué "mais tu es entouré de potes!" Et oui c'est ma réalité, entourés de potes, de copains, d'amis & je m'attarde à m'accrocher à des mecs qui ne sont pas fait pour moi, je courre après des leurres, me confond en tromperie en projetant sur des hommes des utopies loin de ce qu'ils sont. Tout ça pourquoi ? Je réalise bien là ma peur d'engagement, de perte de liberté, de peur de souffrir. Je retranche à chaque fois comme un animal blessé & deviens encore plus forte face à l'adversité... & donc plus fragile aussi! C'est tellement plus facile de s'amouracher d'hommes "lointains"... On souffre oui de ne pas les avoir mais c'est rien contre la souffrance de perdre l'être aimé... Et te voilà, un bon pote! Je n'ai rien vu venir. Le crédo "cela t'arrivera sans chercher sans que tu t'y attendes" m'a toujours fait sourire, un brin sardonique, un brin ironique! Un type bien oui, j'ai verrouillé dans le profil bon copain, rien à craindre, pas de feeling émotionnel strong, non, trop ceci, trop cela, pas de possibilités, rien, seulement le restau, le champagne, la danse, la fiesta, discuter, rire. On stoppe là. Nard & Sof ont été sous le charme que moi je te trouvais si mignon, si charmant, si tout mais sans perspectives ni projections. Tout est argument pour tout freiner dans ma tête & ailleurs. Je ferme ma porte à tes départs de mon appart. Et je ferme à toute histoire intime. Et puis tout doucement me suis laissée entraîner en gardant suffisamment d'arguments pour protéger mes arrières. Oui ok il me plaît. Alors pourquoi pas une histoire d'un moment. Toujours aussi trop ceci, toujours aussi trop cela ; de quoi me garder les pieds sur terre, de ne pas me prendre la tête avec de multitudes questions sur le succès de cette "entreprise" amoureuse vu qu'il ne peut rien avoir. Je ne risque rien que du bon temps ou du vide. Mais sans investissement affectif, aucune souffrance non !? Tout bénéf même en cas de zéro pointé sur l'échelle de l'osmose, de l'intimité, de la complicité. Mais cela ne s'est passé comme ça. Le bon pote, l'histoire sans lendemain (pure mascarade intellectuelle pour ausculter les prémices de mes battements cœur : je n'ai jamais couchée pour rien... Ni surtout que pour le sexe!), s'est avéré correspondre à tout ce que je cherchais vainement... L'emboîtement parfait de 2 têtes bien pensantes & de 2 cœurs en osmose... Comme un puzzle qui trouve sa pièce parfaite pour s'emboîter à sa propre empreinte... Il est vrai ce crédo... Je ne l'ai pas vu venir. Je l'ai découvert au fur & à mesure de ces instant d'échange... En fait, mon esprit l'a joué plus finaud cette fois-ci! Il m'a tout simplement caché ce que mon cœur me soufflait tout bas. Il m'a ébauché une stratégie pour mieux me mettre devant le fait accompli sinon j'aurai fui! Bravo! Enfin, tout simplement pour te dire que je souris à la vie car ces moments là jamais avec mes précédentes unions je les avais vécu & je désespérai de Vibrer... Mon mot fétiche! Et je suis heureuse de crier à tous ceux qui toujours te disent de ne jamais croire en tes rêves, en tes espoirs car la vie n'y correspond jamais que non il faut toujours y croire. Je l'ai toujours fait pour mener ma vie, pour partie au Maroc, pour recommencer professionnellement, j'ai toujours suivi mes instincts, mes envies de Vivre passionnément. ET bien j'ai eu raison aussi d'y croire côté amour... Et de ne jamais me laisser aller au moins bien, à me satisfaire d'une demi-teinte, d'une relation tiède. Comme tous qui acceptent les cadres, les moules et taisent à jamais la flamme du ressenti. Oh je suis en retard, ne peux me relire & c'est tant mieux. Cette lettre n'est pas une invit à revoir ta vie autrement, non, non. C'est un feuillet, un carnet de route... 17/07/2007 Agadir tout à dire !Marre d'entendre "Agadir rien à dire" ce qui équivaut à penser Agadir rien à faire !
Alors ne venez pas ! Ou bien partez ! Mais surtout passez votre chemin : ni en week-end, ni vous installer ni même la traverser cette ville nouvelle dont chacun critique son absence de charme & d'authenticité.
Moi, j'aime Agadir & j'aime y vivre.
A tous ces rétracteurs je réponds que oui le côté culturel serait à développer : salles de ciné, salle de congrés, de théâtre & tout ce qui me manque pour raviver, enrichir mon moi de l'Art sous toutes ces formes.
Mais ceci n'affadit en rien tous les autres atouts de cette ville Agadir Oufellah !
Trouver une autre ville qui allie mer & montagne ? Qui bénéficie d'un climat clément toute l'année ? Une ville dont les artères principales sont si larges que vous ne vous sentez pas étouffer par un urbanisme rampant. Une ville ouverte vers le ciel, vers la mer, vers les terres.
Une ville balnéaire qui sent bon les vacances toute l'année, qui sudore une ambiance légère : sortir du boulot, aller à la plage, sur une terrasse, tout de suite gouter à l'euphorie légère & douce d'une ville conçue pour les vacances. Factice certe mais agréable tout de même.
Une ville de secrets & de surprises ! Toute sauf balnéaire, son industrie portuaire & agricole en fait une plaque économique tournante du Maroc où de nombreuses entreprises étrangères s'installent et donne une vigueur économique & sociale à la fois salutaire & revigorante.
Une ville cosmopolite où se croisent touristes, gadiris & ressortissants étrangers : français, espagnols & de plus en plus d'anglophones.
Et oui nous avons la chance de vivre dans une ville dynamique qui offre la douceur de vivre d'un village.
Que demander de plus !?
Le festival Timitar de juillet où les scènes recoivent des artistes de tous horizons, des rallyes 4x4 organisés par des copains à titre privé pour s'éclater en week-end, des fêtes chez les uns chez les autres sur les terrasses, dans les jardins. 0u encore le Tournoi de beach rugby du mois de juin où se rencontrent sur le sable chaud des équipes françaises & marocaines, des journées entre potes sur les plages extérieures d'Agadir : KM 17, Km 30.
Ouf un peu de culture tout de même ! Bravo à l'IFA, Institut Français à Agadir, le seul à nous offrir un planning multiculturel d'events tout au long de l'année : des concerts jazz aux pièces de théâtres de Molière en passant par une programmation sensibilisant à la culture amazigh, berbère & arabe.
Ici & là, merci à l'initiative individuelle, des expos, des vernissages fleurissent pour le plaisir de tous. Allez jeter un coup d'oeil à La Galerie Marone, un artiste faisant la promotion d'autres artistes ou la galerie d'Alice. A vous de fureter, il y en d'autres.
Quoi d'autres ? Une ville balnéaire entraine toute une cohorte d'établissements nocturnes : rien ne manque à l'appel sauf quelques lieux de début soirée où il serait bon boire l'apéro dans un lounge avec musique façon Budha Bar, style Le Café de La Poste à Marrakech ou des restau façon Bo Zin toujours à Marrakech. Certes oui ! Alors investisseurs venez, c'est le moment à l'aube de l'autoroute ralliant Marrakech, la ville est prête à donner le meilleur d'elle-même.
Mais sommes toutes je ne me plains pas de nos petites restaux où nous connaissons gérants & serveurs, où nous nous retrouvons à l'aise. Une ovation toute particulière au Mezzo Mezzo, au Jean Cocteau, Chez Gad bien sûr, & aussi La Scala & Le Little Italy plus impersonnel mais où la déception n'est pas de mise à table. Enfin des nouveaux arrivent & se mélangent, exemple l'ancien Les Cascades devient Le Bacchara avec une salle design où diner & une terrasse confortable où fumer la chicha aux sons des lounges technodance. Et des quantités de restaux sur la côte (que j'avoue ne pas fréquenter trop touristique) & en ville qu'il faut avoir le plaisir de dénicher. En France, mine de rien, avec mes potes nous tournions toujours dans les mêmes adresses.
Par contre aucune disco à Marrakech ou ailleurs (& j'en ai fréquenté!) ne rivalise la discothèque du Sofitel ! So Fun, So Zen, So Nice... Une déclinaison d'ambiances thématiques vétues de blanc. Nous pourrions espérer moins de turn over & un responsable de salle plus professionnel mais le directeur par son charisme & son engouement rattrape cette lacune...
Et puis le Papagayo vient de rouvrir après presqu'un an de travaux. Faut espérer qu'il sauront filtrer une prostitution plus discrète qu'à leur fermeture & surtout un dj performant : tout est question d'ambiance musicale sur piste...
Nouveau lieu dans l'enceinte de l'hôtel Tafoukt, Le Factory tenu par Dimitri, personne incontournable de la vie nocturne gadirie. Il propose une scène live tous les soirs qui fait place ensuite aux platines DJ. Laissez vous servir par des barmaid en salopette de travail dans une déco cosy entre 2 tranchées.
Vous souhaitez calme & volupté ? Alors toujours au Tafoukt, direction le Bar Fly qui propose de fumer la chicha lovés sur des coussins...
Ne vous inquiétez ma liste est limitée. C'est une simple question de préférence. Et vous avez également les after qui vous attendront au petit jour.... Les casinos, pas moins de 3 !
Marrakech est sur le point d'exploser, de stagner, tout à été fait, parfois en ne préservant pas ce qui en faisait sa beauté, son intimité... La mode va passer & tout le monde va se tourner vers Agadir dont les atouts hormis l'architecture traditionnelle, sont nettement plus attractifs. Oui, le Climat tempéré & ensoleillé toute l'année, la mer, les montagnes. Oui le balnéaire by night. Mais pas seulement. Vous sortez d'Agadir & une multitude de ballades se propose à travers une diversité du relief. L'infrastructure se met en place. Les restaux, les bars, les hôtels se réinventent.
Une fois le côté culturel enfin comblé, cette ville à dimension humaine sera parfaite !
Convaincu ou non ? A chacune des réponses, oui ou non, je concluerai par tant mieux... Seuls les passionnés comprendront qu'à Agadir les minutes se mélangent aux émotions pour devenir intemporelles... Ils alimenteront de leur présence l'âme de cette ville...
A bientôt !
Petite annonce ou offre d'emploi ?A l'ère d'Internet, du WebCam, du portable & ses textos.
A l'ère des médias, des annonces presses, des chaînes sur câble
Les opportunités & les moyens de trouver l'âme soeur sont donc décuplés de manière exponentielle...
Un site, une adresse, un numéro de téléphone à composer & hop le supermarché du sentiment, des échanges, du sexe est ouvert. Les périodes de soldes existent aussi. Vous n'avez pas remarqué ? Les publicités sont plus pressentes à certaines époques de l'année... Composez un numéro sur votre portable & un message vous dira si Fred est fait pour vous, si Cathy doit-être jetée. Le sentiment amoureux devient accessible pour tous, quelque soit la CSP, quelque soit ton endroit, citadin ou paumé, quelque soit ta sociabilité, développée ou nulle. Plus besoin d'avoir de libre arbitre, quelle facilité, quelle simplicité, quel soulagement, mon horoscope me dit si oui ou non cette nuit je dois coucher. Cette voix masculine au téléphone me diras si oui ou non je suis désirable sans me voir, ce site m'indiquera par mon profil si ce garçon là est fait pour moi.
C'est chouette le XXIème siècle, non ? Plus de problème de solitude, de mauvais choix... Celui ou celle qui aujourd'hui se dit mal accompagné devient vraiment une tare irrécupérable de la société...
Alors moi aussi je me lance dans ce dédale de rangées qui proposent de manière si alléchante des étagères d'emballages si attractifs. Pourquoi je serai la seule à ne pas trouver dans ce supermarché aussi hétérocilte que divers l'homme de ma vie. Je choisis & passe à la caisse. Et puis somme toute,toute marchandise est remboursable si insatisfaite Non !?...
Je me suis donc amusée à rédiger ma petite annonce. Oui c'est pas gagné d'avance! Je ferme les yeux, respire un bon coup & me lance avec sincérité & honnêteté, Go !
"Si vous recherchez une jeune femme imparfaite
Qui sourit dans la rue sans une raison apparente,
Qui pleure devant un film triste ou une musique à 2 notes répétitives
Qui hurle devant sa télé quand la fin du film ne lui plaît pas pendant des heures qui suivent la fin du film...
Et qui participe activement au débat télé toujours s'agitant devant son poste ! (aïh!)
Qui se lave les dents 3 fois par jour se baladant dans tout l'appart en agitant vigoureusement sa brosse à dent.
Qui allume son encens & ses bougies & se glisse dans sa couverture 100% polyester quelque soit la température
Qui danse dès qu'une note de musique s'élève dans l'air.
Qui aime sortir(beaucoup!) & qui aime cocooner (beaucoup aussi!)
Pas trés diplomate, reste en public comme elle est en privé, Nature... Oui Nature avec ses avantages & beaucoup d'inconvénients...
Trés sociable, qui aime aller vers les gens & qui sait leur dire je t'aime avec tout son coeur tout naturellement sans fioriture
Et aussi hurler je t'emmmerde haut & fort à tous ceux... Qui l'emmerde! Ou qui emmerde ses amis.
Un grand sens du devoir, de la loyauté, de l'amitié doublé d'intégrité, de valeurs humaines, de droiture sans pour autant assagir son brin de folie qu'elle entretient. Persuadée que cette spontanéité qui préserve un certain côté profondément ado cohabite avec sa trentaine pour entretenir un certain goût de vivre débridé.
Une fille qui parle politique, économie pour ensuite lire Picsou 2 à3 fois par an. Qui adore les thriller, & conserve dans des mallettes en France sa collection de bibliothèque verte & toute une collection de BD.
Une fille qui parle à son chat & ses tortues, élevée dans une famille respectueuse où chats, chiens avaient leur place à part entière. Qui s'offusque contre cet esprit universel de se croire supérieur & dont la vie des autres êtres vivants paraît toujours dérisoire.
Une fille enfin Hypersensible qui le cache sous une carapace désinvolte & qui peut avec beaucoup d'aisance ignorer une personne toute une soirée alors qu'elle souffre de douleur de se trouver à côté ! Son sourire ? Sa plus belle arme ! A la fois sincère, ce sourire est aussi un moyen de ne pas pleurer de ses faiblesses.
Contradictoire vous pensez ?
Eh bien non voilà toute la finesse de la présentation, ce n'est ni contradictoire, ni mensonge seulement la réalité d'une fille orgueilleuse qui tente vainement d'osculter ses fragilités...
Qui comptant sur elle-même par ses déboires passés avance toujours la tête haute en rêvant de trouver cet homme qui saura lire derrière cette façade sans avoir à devoir baisser la garde. Tout du moins pas au début... La patience, la détermination de cet homme à l'aimer sauront lui prouver la véracité de ses sentiments. De la bousculer aussi, elle en besoin pour s'exprimer sur le je t'aime !
Une fille passionnée qui toujours a pris des risques pour vivre ses rêves car la vie n'est vécu qu'une fois : elle refute toute forme de conventionalisme & développe une certaine ouverture d'esprit, ouf ! Car ce qui vaut pour elle vaut pour lui. Comme le soutenir lui aussi dans ses projets, dans ses rêves, oui à fond!
Une fille pour finir qui aspire à une relation basée sur le respect, la fidélité, la transparence, assurée que la communication & les échanges garantissent un développement mutuel & une relation à chaque fois plus forte. Un regard, un geste & le message passe... En quête de cette harmonie totale qui vont les arrimer sur les cimes de la plénitude optimum.
Une relation d'amour, car elle ne vit que pour ça ! Vibrer d'émotions si vous ne l'aviez pas déjà compris... Abandonnez elle n'est pas faîte pour vous !
Une fille qui recherche cet homme capable de l'épauler dans sa quête de vie, de la comprendre dans sa soif de vivre, et qui sait la rassurer quand elle e besoin, l'enrouler de douceur oh oui trés tactile elle est. Elle rêve de s'endormir dans ses bras & de se réveiller en l'entendant lui murmurer qu'elle est si belle en dormant. Un homme qui l'embrasse, la carresse, fou de son corps! Toujours à la redécouverte de ce corps avide, se donnant sans compter pour celui qui sera l'apprivoiser !
La faire jouir ! Oui un homme qui aime faire plaisir à sa femme, bien plus que son propre plaisir, cet homme qui est si épanoui quand il l'entend soupirer d'aise ou hurler de plaisir. Sans égoïsme, elle en fera tout pareil de son côté...
Elle rêve de ce couple qui sur une base de confiance, indéfaillible, ne se laissera pas aspirer par les méandres parfois viciés de leur entourage respectif... Ou d'un contexte mal interprété... Toujours basée cette relation sur des valeurs identiques de bien-être & en symbiose intellectuelle, charnelle, affective & physique.
Un couple Qui a compris que chaque jour l'amour doit se renouveller par le gestuel, les actes, la pensée. Qui adhèrent à ces films romantiques ou les hommes & les femmes sont capables d'illuminer une maison de bougies quand son conjoint rentre du boulot. Ou d'organiser un week-end surprise car rien que de l'organiser est déjà une somme d'amour considérable.
Etre prévenant c'est peut-être vieux jeux au XXI siècle mais nécessaiement prioritaire pour que le quotidien devienne un écrin de douceur dont elle & lui seront fervents !
Je vous entend d'ici ; pauvre jeune fille baignée des contes de fées de son enfance développe une exigence que la réalité jamais ne comblera.Et elle vous répondera : pauvres gens qui ont perdu cette aspiration pour une fatalité devastratrice, sont-ils plus heureux pour autant! Oui c'est extrême. Mais enfin rien que d'essayer, d'avoir la démarche de vouloir donneront des moments de pure intensité !
Une femme qui ne cuisine pas, ce contente d'un plateau télé sans pour autant renier un homme gastronomique qui aime concocter de petits plats sans lui reprocher un jour de ne pas savoir cuire des pâtes... En d'autres termes via cet exemple si futile en apparence, de ne pas avoir envie tout simplement de la changer car surtout il l'aime telle qu'elle est !
Oui ! Il l'aime pour ce qu'elle, ses qualités & ses défauts, surtout ses défauts qui le font craquer ! Les qualités sont si faciles à aimer... Aimer ses défauts est un gage de fiabilité !
C'est souvent, sans s'en rendre compte, insinueusement une attitude qui au fil des ans s'imisce dans chaque le couple : vouloir changer l'autre : ne plus l'aimer pour ce quoi on l'aimait au début... Bien sûr évoluer oui n'est pas contraire à ce qu'elle souhaite. Cette jeune femme souhaite ardament évoluer, et que son compagnon évolue, sans stagner dans une vie qui deviendra fade et autodestructrice mais sans pour autant modifier le caractère profond de l'individu. Elle sera toujours elle & il sera toujours lui.
Non elle ne rêve pas de l'homme parfait. Vous n'avez donc pas encore compris !? Déconnectez-vous tout de suite, vous n'êtes décidément pas fait pour elle. Nullement ci-dessus elle a mentionné une perfection quelconque.
Maintenant, elle rêve d'éternité avec cet homme & sait malgré tout par une observation assidue & une analyse poussée de son entourage & des autres en général que si ce n'est pas possible oui avec cet amour basé toujours sur le respect, l'échange & la fidélité ils seront ce quitter avant de se détester...
Si vous êtes cet homme Vous êtes fait pour elle !
Aucune réponse n'est attendue ! Vous l'aviez bien compris, ce n'est ni une annonce, ni une recherche. Ce n'est pas moi !
Et si vous avez compris ça alors vous pourriez être cet homme pour cette femme!!!... 02/07/2007 A... Comme Amour"Le jour où quelqu'un vous aime, il fait trés beau..." JEAN GABIN Cette phrase dite par un géant du cinéma français me donne l'audace de laisser libre court à ma réflexion Seule émotion qui nous rend égaux face à la vie, avec ou sans diplôme, gentil ou méchant, spontané ou calculateur, naif ou arriviste, nous sommes tous assujétis à cette émotion, dévorante. Qui nous fait si vivant & si usé, qui nous rend si fort & si fragile, qui nous fait pleurer & rire, qui nous élève vers une plénitude totale des sens & qui nous fait chavirer sur les rives du désespoire. Un tourbillon de gaiété, de légèreté ou un trou noir de tristesse, de pesanteur. Une source de bonheur ou un abîme de grisaille. Amour qui transcende. Amour qui détruit. Quel autre sentiment peut s'avérer aussi puissant, aussi contrasté, aussi ambigü, aussi profond... Quel autre sentiment à le pouvoir d'exacerber tous nos sens réunis : le toucher, l'odorat, la vue... Quel autre sentiment peut à la fois être amoureux, filial & amical : "je t'aime mon chéri" "Je t'aime mon fils" "Je t'aime mon amie" L'Amour peut-être partout, ici & ailleurs : Je reste toujours émerveillée par ce que la Nature nous offre, les couleurs des ailes des papillons par exemple, les couleurs des pétales de fleurs, des lieux entiérement créés par elle, des beautés uniques qui me transcendent... Tu sais comme si les ondes me pénétrent pour aller droit aux confins de mes émotions. C'est trés fort à chaque fois. Croiser, parler avec des personnes d'horizons lointains & différents. Cette différence me nourrit aussi. Elle me rend plus compléte. Cette adrénaline des sentiments m'alimente. Ma soif de vie puise son énergie de cette réserve... Quel autre sentiment reste une source intarissable d'inspiration à tous les arts : littérature, peinture, musique. Amour qui commence par la première de l'aphalbet, comme un début, comme une fin. L'amour, la génèse de tous les autres sentiments. L'amour, la génèse de l'homme... 27/04/2007 Rallye Argan Trophy 2007Le week-end de Pâques sonne la quête des œufs en chocolat pour beaucoup. Et pour certains, il est le RV du rallye de l’Argan Trophy. La seconde année de ce rallye & ma seconde participation (se réf. blog "Rallye Argan Trophy 2006"). Même entrain. Mêmes besoins. Mêmes envies d’espaces, d’horizons lointains, d’aventures, de Nature, de rencontres & de challenges ! Mêmes joies de partager avec les participants ces instants d’ailleurs. Notons que des 12 tout terrain que nous étions l’année dernière nous sommes passés à 35 voitures participantes ! Le bouche à oreille enthousiaste du précédent rallye à attirer de nombreux autres volontaires pour un week-end hors sentiers battus, avides de se rafraîchir l’esprit aux sensations pures & intenses que confèrent ces grands espaces. Des équipages de Casa & de Marrakech sont en lice. Un moyen de s’exiler du quotidien, de s’offrir un cessez le feu, un armistice temporaire, loin des tensions journalières, des obligations laborales & personnelles, des impératifs de la société dans son ensemble. Une parenthèse, un souffle d’air qui soulève & pousse au loin la poussière conventionnelle qui recouvre notre Genèse… Nos instincts brimés, contenus, asservis, venus de nos ancêtres les primates. L’équipe ? Cette fois-ci notre équipage rentre dans la catégorie féminine : Nanou au pilotage, pour la seconde année consécutive j’endosse le rôle de co-pilote , Sabrina & Tom en passagers (oui c’est un petit homme qui fait exception). Sans oublier Sab, ton chien Walou, petite crevette blanche. Ca c’est une équipe atypique ! Sab & moi nous nous connaissons depuis notre bénévolat au sein de l’association Sportive du Souss qui organise chaque année en juin le Tournoi de Beach Rugby (se réf. blog "Beach Rugby, Tournoi du Vieux Châmeau") Nanou, venue de France, nous l’avons rencontré la veille du départ. Renaud, l’organisateur, nous avait réuni pour l’occasion. Le trio se forme dès les salutations d’usage, nous sommes sur les mêmes bases : profiter, s’amuser, découvrir & se sensibiliser à une épreuve certes amicale mais qui se veut, à échelle humaine, honorer les grandes compétitions. Notre 4x4 ? Un Prado blanc. Notre tenue ? Nous nous sommes préparées dans l’euphorie, les jours précédents. Le tee-shirt de l’Argan Trophy troque le beige de l’année dernière par un rose tendance cette année ð The pink crazy ladies nous serons ! Pantacourt rose, cheiche rose, maquillage rose, dessins tribaux roses sur les joues. Le chien se pare d’un ruban rose. La voiture, comme celle des mariés, s’orne de satin rose. Oui le rose sera notre écrin ! Nous recevrons le temps du wk tous les quolibets existants : les barbies, les flamands roses, The pink floyd, les panthères roses plus les non dits… Tous étaient loin de penser que les parures frivoles que nous paraissions être arriveraient 3ème du classement féminin ! Et pourtant ce n’était pas gagné d’avance ! Au programme, rallye de régularité & d’orientation inclus épreuves physiques + tests sondant nos connaissances en matière de navigation. Comme tout bon marin doit savoir positionner son bateau sur une carte des mers, nous devons savoir positionner notre voiture sur une carte topographique. Le circuit ? Samedi : Le départ est lancé à Aghrod. Nous avons la voiture N° 9 – Départ : 14h17 Le road book nous est remis sur la ligne de départ. Nous suivons alors la piste des Crêtes jusqu’au Plateau de TIMSALT. Des contrôles de passages (CP) jalonnent le parcours avec report du temps effectué. Des voitures balais s’assurent que des brebis sur roues ne se soient pas égarées par une lecture inhabile du road book. Le bivouac samedi soir : au bord de l’oued Tamri Coordonnées pour les baroudeurs qui souhaiteraient suivre nos traces : N 30°46'000 / O 09°42'000 Bivouac près du barrage Moulay Abdallah, en direction d’Assaka Dimanche : Passages de bleds & plateaux rocailleux (à développer). Pique-nique auprès d’un oued & reprise de pistes ascendantes qui serpentent sur les versants des montagnes alentours. Une vue splendide sur la vallée & une perspective plongeante à perte de vue. Nous surplombant une palmeraie verdoyante & nous nous faufilons le long d’une seghia, prouesse humaine pour acheminer l’eau potable vers les bleds avoisinants. Distribution des cahiers et stylo à l'école de Tourarine (Ecole de 5 villages aux alentours) après le pique-nique. Retour par la piste des Crêtes et arrivée à Aghrod. Remise des prix dimanche en fin d’après-midi : Ranch REHA Pour le pilotage & le co-pilotage, l’équilibre harmonieux, à la fois ludique & responsable donne ses prouesses. Nous assurons sur la conduite & l’orientation : vitesse régulée, suivi du road book avec assiduité, passages des points de contrôle, bref nous sommes je dois l’écrire assez fières d’assurer pour les novices que nous sommes. Quelques peurs font palpiter nos sens en éveil & nous confèrent une adrénaline qui punch l’ambiance ! Comme croiser la voiture n°34 dans le sens contraire… Coup de speed, retour en arrière sur le road book, cherchons l’erreur (ouais on la joue mentons levés mais pas trop sûr de nous quand même…), paumée ou pas paumée, faire demi-tour ou continuer, mais où est-ce que j’ai fait une bourde dans la lecture du road book ?, mais quel croisement ai-je loupé ?, quelle piste ai-je omis ?, quels kilomètres ai-je oublié de compter ?…Des centaines de mètres se déploient sous nos roues, fracture entre le silence absolu & la cacophonie d’un poulailler en perte de repères… l’angoisse d’avoir planter toute l’équipe, mes copines… Et soudain le contrôle de passage surgit dans un virage. Un soulagement total fait taire un palpitant en déroute. Kiki tamponne notre carton de passages et nous repartons soulagées, ravies & déconcentrées. Inattentives, nous voici 50 mètres plus loin, effectuant un demi-tour après avoir pris la mauvaise intersection ! Nous décidons d’ouvrir la bouteille de rhum & de boire au goulot quelques gorgées histoire de nous remettre de nos émotions… L’ambiance devient zen… & euphorique ! Les épreuves de régularité, exigent que soient respectés un kilométrage, une vitesse & un temps imposés. Par exemple, dès le départ, samedi, le ton est donné. Nous commençons par la première régularité : 14,5 km avec une vitesse moyenne de 25 km/h, pour un temps imposé de 34,5minutes. Pas si simple que de réguler sa vitesse sur une piste sinueuse accrochant la montagne, tout en virages. Nous savons que des contrôleurs cachés sont là pour s’assurer de notre vitesse. Interdit de rouler à tombeau ouvert entre les 2 points de contrôles. Notre heure de départ est notée, celle d’arrivée le sera & le temps calculé. Rien n’est laissé au hasard, ni à l’erreur… Nanou a le regard rivé sur la piste, moi sur le compteur, Sab sur la montre. Nous nous essayons aussi de repérer ces embusqués du contrôle! Ca y est la frivolité du départ a laissé place à l’attention soutenue… Citons l’épreuve physique, loin d’épargner les équipages féminins. Mains écorchées& temps minable sont inventoriés. Tout ça pour faire rouler un gros pneu du bas vers le haut d’une pente & le faire redescendre sans le faire tomber. Enfin nous ne l’avons pas lâché, ce n’est déjà pas si mal ! Auparavant, le pneu avait distancé ses propriétaires d’un tour pour venir s’emboutir dans l’aile de notre 4x4 ! Quant au test de navigation, certaines expressions me viennent à l’esprit : pas une sinécure, se taper la tête contre les murs, parler chinois, rester de marbre, rugir de plaisir… Ah non pas celle-là ! Des néophytes comme nous se trouvèrent décontenancés devant un problème à multiples inconnus… Calculer des points GPS, les placer sur une carte, trouver le point A B C & D, calculer le point XX. Compas, rapporteur, calculatrice, crayon, gomme trouvèrent tout leur sens mais finirent par nous achever. Tout comme un mirage en plein désert, une utopie en pleine mer, le bivouac ne fut pas synonyme de refuge… Telle une classe en pleine air, chaque équipage mit ses méninges en surchauffe durant 2 bonnes heures. Nous avons été tour à tour élèves studieuses, copieuses, rêveuses, sérieuses, agitées. Finalement, la copie fut remise par défaut, nous avions déjà de nombreuses invitations aux culs des 4x4 pour l’apéro avant de tous nous rassembler pour diner. Au programme ; salades variées, brochettes de viandes, tagines poulet, chips & corbeilles de fruits. Le tout rythmé par les platines de Jonathan & le timbre des voix qui s’élèvent au sein de tous les camaraderies. Je précise que le bivouac à notre arrivée était aménagé dans son intégralité par une équipe de bénévoles dépêchés sur lieu la veille : tentes montées, wc européen accommodé à l’écart, coin repas disposé sous chapiteau, mets préparés & chauffés, sécurité assurée par des vigils. Tout pour notre confort ! Même ceux réfractaires au camping sont à l’aise dans ce campement improvisé, sauvage offrant toutes les commodités. Je ne pouvais rédiger cette histoire sans faire un paragraphe dédié aux « 2 be free ». Aux Pink ladies que nous étions, fallait un pendant masculin d’esbroufe & de panache. Le boys band du rallye, je nomme, Lapin, Greg & Sam, était à la hauteur de sa réputation. Participants pour la seconde année consécutive, les « anciens » les attendaient avec impatience, ou avec crainte… (se réf. blog "Argan Trophy 2006") Leurs personnages ne s’encombrent pas de convenances. Délurés, vifs, fripons, pétulants & en vacances, leur objectif est clair : s’éclater ! En contact avec eux depuis l’année précédente, je m’attendais à tout. Forts du rallye précédent, ils ont préparé leur rôle… «Pendant masculin d’esbroufe & de panache »… Hum mm… Veuillez excuser cet abus de langage… Devenus ELLES, nos drôlesses arrivèrent vêtues de robes moulantes ! Robes courtes dévoilant de bien jolies gambettes pour des regards avertis comme les nôtres ou robes longues dévoilant des épaules d’athlètes. Notre lapin fit de l’effet dans sa nuisette en mousse rose soulignant ses poignets d’amourrrrrrrrrrrrrrr Les perruques, blonde, brune et disco finirent de compléter leur look de pinups plantureuses. A Taghazout, village de surfeurs & de pêcheurs où nous déjeunâmes le samedi midi avant le départ, l’attraction fût à son comble ! Le snack « Le spot » s’en souvient encore… Enfin rassurez-vous, exception faîtes de nos 2 équipées sauvages, les 33 autres participants sont composés de gente dite normale ! Cela dit, sans tomber dans l’excès ni l’anarchie la plus totale qui dénaturerait la valeur du rallye, 2 équipes déjantées mais sommes toutes sérieuses dans le déroulement du rallye, donne une certaine envolée sympathique à l’ensemble. Saluons l’initiative des 3 bourlingueurs des pistes qui organisent chaque année ces week-ends d’exception : Renaud, ancien pro des rallyes, Luc & Philou, flibustiers sur piste. A l’image des pirates des mers arrimés au gouvernail qui explorent l’espace infini des mers & des océans, eux, n’ont de cesse de sillonner l’espace infini des déserts arides & montagneux. Renaud PELLEN , Luc MAGNE , Philippe COMMIN Un week-end hors pistes se prépare. Longtemps à l’avance. Beaucoup d’heures, d’énergie, de réflexions & d’actions sont dépensés dans l’ombre. Tandis que nous vaquons à nos activités coutumières, ils préparent pendant des mois 48 heures de rallye. Celui de l’année prochaine est déjà en préparation. Et je souhaite vivement citer tous les bénévoles volontaires qui font un succès de ces épisodes annuels : Organisation : 18 pers. + les autorités. CAPOEN Bruno , DACOSTA Christophe, PASCAL Didier , LEGENDRE Laurent , ULPIANO Miguel , YOUNSI Michel , LEMANSKI Marc, LEMANSKI Jonathan , PELLEN Richard , Omar , Mustapha, H3S (Sécurité Bivouac) Mille mercis à vous ! Rêvez plaisir : bourlinguez dans ma galerie de photos « «Argan Trophy 2007» Consultez le site : www.argantrophy.com Vous y trouverez les coordonnées des 3 flibustiers des pistes. Et venez nous rejoindre l’année prochaine pour un week-end encore plus long, encore plus loin : 3 jours du côté des Plages Blanches… De quoi raviver définitivement les âmes nomades que nous sommes !
28/02/2007 Coup de plume pour un coup de gueule !Un bail que je n'ai pas pris ma plume! Devrais-je dire, mon clavier! Pour m'épancher des émotions qui m'emplissent.
Un nouveau job, un déménagement, un taff prenant, bref les raisons sont multiples pour ma trop longue absence. Et ces raisons perdurent ! Pourtant, ce matin un pote m'a envoyé quelques lignes pour me dire que mon blog était trés sympa & que mon écriture était soutenue. Quel plaisir de le lire. D'ailleurs l'intensité de ce plaisir m'a même surpris !
Tout au long de la journée, ce court échange est resté tapi en moi, en écho lointain revenait toquer à mes pensées présentes. Il s'insinuait soudainement entre 2 actions : pendant la rédaction d'un mail professionnel devenait insistant, lors d'un appel à prestataire tintait à mes oreilles.
Et j'ai compris! Comme un coup sourd & brutal : il me manquait ce foutu blog perso ! Ce recueil du moi & des autres, de vous, de nous, d'ailleurs & d'ici.
Un manque présent sans lui donner un corps, un nom.
Les mots me manquaient. Ecrire me manquait.
D'autant plus ces derniers jours. Ils ont été lourds émotionellement. J'ai un gros coup de gueule à pousser, à hurler. Mes écrits vont se faire sons.
En les lisant, vous allez les entendres mes mots vifs ! Vous allez les lire,me voir & m'entendre.
Oui, même ceux qui ne me connaissent que via ce blog vont me matérialiser à la lecture du prochain chapitre.
C'est un hurlement de mots.
Vivre à l'étranger, c'est un cocktail de saveurs. De saveurs émotives, spirituelles, émotionnelles & physiques. Brûlantes ou douces, sucrées ou amers, ces saveurs se font moi.
C'est un cocktail d'exotisme, d'aventures, de challenges, d'emotions, de rencontres, belles & mauvaises, de douceurs & de dureté, d'heurts multiples, d'illusions & désillusions. On le secoue ce cocktail & un feu d'artifices m'agite chaque jour...
Là, ce sont les rencontres dont je veux faire l'éloge mais aussi la critique haute !
Vivre loin de sa terre natale, loin de sa famille, loin de ses amis protecteurs, c'est s'exposer aux différents genres humains. Saluer, discuter, découvrir, connaître ou croire connaître. Aimer. C'est une prise de risque journalière de créer son nouvel environnement. Et j'étais avide de le créer ! Impatiente. Désireuse. L'amitié à toujours était essentiel dans ma vie. Et je suis exigeante de m'entourer de personnes dont les qualités humaines sont l'honnêteté, la confiance, la transparence, la franchise, l'intégrité. Ensuite peu importe son tempérament. La fondation comme toutes constructions solides qui défient le temps, doit respecter non des normes mais des valeurs fondamentales pour s'élever, murir & vieillir sans se lézarder & s'effondrer comme des pierres mal assemblées.
Ras le bol de ces expatriés dont la superficialité prévaut sur toutes autres caractéristiques, de ces groupes sclérosés de ressortissants français qui s'étouffent comme de vieilles familles bourgeoises qui éteignent leur race à vouloir copuler & se suffir entre eux !
Ras le bol de ces rapports consensuels entre gens qui pour être dans la lumière, qui pour plaire à ce qu'ils pensent être l'élite d'une communauté se vautrent dans une bouillie de faux semblants, de mesquinerie ridicule. Ont-ils peurs de rester seuls qu'ils jouent sur tous les tableaux ? Oui ils ont peurs. Peurs d'être seuls alors que tant de gens fourmillent dans cette ville, à rencontrer. Encore faut-il prendre le risque, le temps de les rencontrer ces gens si différents... Faire fi des apparences.
Ras le bol de ces gadiris, populaires ou intellectuels, qui au-delà du sourire d'accueil qui fait la réputation de l'hospitalité marocaine, vous approchent par intérêt voilé & vous détestent animés d'un complexe d'infériorité culturelle & d'une religion castratrice.
Ils m'aiment & me détestent. Bien sûr je butine dans tous les groupes en prenant le meilleur de tous. Cela énerve.
Je fréquente autant Les français, ceux qui le méritent... Suivant mes critères,
Que Les espagnols, grands amateurs de la vie & de la fête en toute simplicité. Même si on peut leur reprocher de vivre entre eux de part leur communauté monolinguistique. Un atout que je parle espsagnol!,
Comme Les marocains, qui ont l'esprit ouvert, qui vous ouvrent les portes de chez eux, sans intérêt caché, sans sourde jalousie,
Et Ceux de passages comme ceux qui restent, ceux qui vivent la nuit, comme ceux qui vivent le jour.
Je ne cancane pas, ni délétère personne. Je m'entends avec tous avec sincérité, ni faux semblants. J'ouvre ma bouche pourtant fine mais bien remplie de mots justes qui perturbent le factice de ces vies si insignifiantes. Je prends position & surtout les emmerde !
Je me veux forte, provocante, agressive,... Et ce n'est que douleur profonde & intense... mes amis me manquent. Les vrais. ceux que j'ai laissé en France. Ceux qui sont comme moi partis vers d'autres horizons. Où êtes-vous ? Krystel, Fan, Véro, Laurence ma cousine. Vous me manquez. Terriblement. Nos rapports sincères, francs. Une amitié sans ombre, sans faux. Nous nous aimons et c'est vrai. Dans la lumière comme dans l'ombre. En public comme dans l'intimité.
Cette ombre dans ma bonhommie habituelle passera... C'est vrai ma sensibilité clamée, je devrai tamiser mon discours... Je rencontre des filles chouettes, des gars sympas. Dans le bon comme dans le pire. Chaque relation est une prise de risque. C'est un choix à assumer jusqu'au bout. C'est l'excitation de rencontrer une âme soeur... Seulement quand elles s'accumulent les désillusions, la digestion se fait hard !
Les voyages forment la jeunesse. les voyages forment les adultes aussi. A tout âge.
Je le prend trop à coeur. Faut m'assagir...Avec plus de force & de recul. Sans me laisser altérer : ça c'est un irréalisable challenge!!!J'avance. Je continue à vouloir aimer, à vouloir rencontrer l'âme humaine... Une belle âme vaut 10 mauvaises sur le passage.
Et je reste bravache, à lever la tête, à démontrer que rien ne me touche... Mon sourire, ma plus belle arme ! Ma plus belle armure.
Ils ne me touchent pas ces carcasses vides d'éthique. Non. Et je continue de les emmerder tous ces cons ! Et je continue à m'émerveiller des rencontres que je fais !
16/11/2006 Un dimanche à IfraneLa région d'Agadir laisse tant à découvrir! Je ne me taris pas de vous raconter mes périples sur feuillets !
Un dimanche... Grasse mat. Soleil. Coup de fil et nous voilà, Laurent, Philou et moi à bord du 4x4 sans destination vraiment précise.
La glacière remplie de victuailles achetées à la supérette du coin, nous prenons la route pour trouver un endroit sympa pour picniquer. D'un commun accord direction Essaouira. Nous aviserons sur le trajet, au grè de l'envie...
C'est l'enjôlement par la Nature. C'est l'engouement de la liberté !
Nous bordons la côte puis la délaissons au profit d'une route sinueuse de montagne pour ensuite traversée plaines & bleds. De quoi satisfaire toutes les soifs de reliefs, de vue & de paysages.
Heureusement, le 4x4 ouvre un panel de possibilités. Elément essentiel dans la vie de cette région, Rien ne nous empèche de suivre une piste, un chemin ou d'entrer dans un paysage attractif qu'il y ait des traces ou non!!!
Nous décidons soudain de tourner sur la gauche suivre le panneau de direction Tafadna, un petit port de pêche. Un peu plus loin, nous quittons l'asphalte sur la droite pour une piste sablonneuse. Une longue piste. Des virages. Puis un sentier de rocailles qui nous amène sur un dédales de petits sentiers. Un coup à droite, à gauche. Nous nous retrouvons face à la mer... En hauteur. 2 criques nous tendent les bras... Go à gauche !
Comment descendre sur cette plage déserte, émoustillés par le côté sauvage & inattendu du lieu? Nous longeons la falaise et lieux d'habitations éparsemés. Enfin une surface plane et nous voilà au bord d'un dénivelé assez pentu.
1, 2, 3 Philou enclenche... Nous crapahutons et les roues atteignent le sable. Pas de quoi pavoiser, pas encore... Une dune. Nous surfons dessus. Léger embourbement. Désensabler la roue, reculer, pousser... Au devant, une véritable plage déserte ! Une fois le 4x4 libéré, un emplacement lui est dédié : à la naissance de cette étendue prometteuse.
Hop, glacière posée, serviettes de plage tendues, je m'empresse d'aller m'unir langoureusement avec l'océan. Les vagues se veulent énergiques et je m'épuise à jouer avec elles. Mes rires se perdent dans l'écume. Mes yeux se lèvent vers le ciel bleu et je salue le soleil d'une si belle journée...
Profitez-en aussi avec l'album photos du même titre ! [Excusez la qualité des photos qui ont été prises avec un mobile]
Sandrine
08/11/2006 Lecture & passagesCette fois-ci, rien de vécu. Pas d'expériences persos, de week-end passion. Enfin, si une expérience dun autre genre. L'envie de partager avec vous des passages de livres, de romans que j'ai lu. Des fragances émotionnelles.
J'aime lire. Pour les mots déjà. La richesses du vocabulaire : la langue française a ce vivier de mots, cette diversité de qualificatifs pour exprimer avec détails & justesse nos émotions aussi diverses, complexes qu'intenses. En fait, oui je m'instruit non pas intellectuellement, scientifiquement, socialement. .J'avoue même être assez inculte en culture générale c'est-à-dire en histoire, en géo ou même en math !Heureusement j'aime discuter & échanger. Résultat, je m'informe et me fais ma propre opinion. Je m'instruits de mots. Justement, je trouve souvent que nous sommes si limités pour décrire, expliquer, commenter, parler de nos ressentis que je recherche encore plus de mots pour m'exprimer avec tout l'a-propos, toute la sincérité qui m'anime, toute l'ampleur des émotions que je vis. Et puis j'écris moi-même. Mon livre. Depuis des années. Un accouchement long, parfois en suspend, puis en reprise. Alors ce besoin de mots est encore plus fort !
J'aime lire. Pour les histoires. Ni saga. Ni historique. Ni tout autre genre qui me rendrait plus savante. Non. des romans policiers. Des fictions. Du fantastique parfois. Et des livres, beaucoup comme ceux de Guillaume Musso ou Levy que je ne sais dans quelle rubrique cataloguer. Je n'aime pas cataloguer. C'est parfois si restrictif... Comme les mots le sont si souvent ! C'est pour ça que je trouve important d'avoir un vaste vocabulaire !
Les mots sont avec les gestes, le comportement, le regard, le tactile ce qui nous font vibrer. Lire une histoire et ressentir ; rire, pleurer ou les 2. Quand je tourne avidement les pages pour en en savoir plus. Quand je réfléchis pourquoi, comment, qui. Quand je brûle d'aller directement à la fin pour le dénouement. Quand je ris lors d'un passage. Quand je pleure quand je tourne la dernière page. Alors cette histoire a réussi. Ces mots ont réussi. A me faire ressentir une émotion, une curiosité. Alors je me sens animée. Et je me sens vivante !
C'est tellement important de sentir vivre ! Cela peut-être une lecture, une discussion, un échange, une action, un ami, un acte, un pas de plus sur mon chemin. Cette fois-ci j'ai voulu mettre la lecture à l'honneur de mon feuillet.
Je souligne ces passages, puis les note sur mon calepin. Pourquoi? Les garder tout prêt. Ces mots dans lesquels je me retrouve. Ces mots qui m'ont fait vibrer. Ces mots qui m'ont interpeller. Rien que pour ça, je les mets à l'honneur !
En voici quelques passages :
Longtemps elle avait cru être plus maligne que les autres. Se jouant des pièges de la routine et des obligations. mais aujourd'hui, elle se sentait complètement perdue, sans repère ni structure. (P14) Elle aurait voulu s'imposer telle qu'elle était vraiment : naturelle, sensible et rêveuse. Le problème c'est qu'elle ait perdu toute confiance en elle. (...) Vivre une véritable histoire d'amour. (P15) Rien n'est jamais anodin mais on appréhende pas toujours correctement les répercussions de ses actes. (P36) Elle n'avait rien de tout cela : ni métier stable, ni amoureux, ni enfant. Partir (...) avait été un pari insensé, elle le savait. Tout son entourage le lui avait d'ailleurs assez répété : ce n'est pas raisonnable. (...) L'époque n'était pas à la prise de risque (...) à la frisolité, au principe de précaution, à l'obsession du risque zéro. La société prônait la prudence, les plans de retraite à 25 ans, les régimes obligatoires,... Mais Juliette n'avait écouté personne. s'accrochant à sa bonne étoile, elle s'était toujours dit qu'un jour elle les étonnerait tous. (P44) Combien quelques heures magiques peuvent colorer des années d'humiliation et de petite vie. (P91) Ni Sam, ni Juliette ne croient donc au destin. Pourtant (...) peut-être qu'au fond rien n'est totalement fortuit. Peut-être que certains évènement doivent se produire. (...) Comme s'ils étaient consignés dans une sorte de livre du destin (...) à la manière d'une flêche tirée depuis la nuit des temps et qui aurait toujours su où et quand elle devait frapper. (P94) L'amour lui faisait peur autant qu'il lui faisait envie et, comme jamais, auparavant, il avait faim de vivre et d'oublier toutes ses peur passées. (P104) Les destins conduisent celui qui accepte et traînent celui qui refuse. [Sénèque](P137) Je déteste cette idée de prédestination. Toute ma vie j'ai lutté pour ne pas être prisonnier des déterministes. (...) Est-ce que la vie humaine avait une finalité ou bien se résumait-elle seulement à un mécanisme biologique? (P348-349)"
Sauve-moi, Guillaume Musso - Pocket n°12861
"C'est vrai que le bonheur peut devenir une habitude, un avantage acquis, un état naturel. (...) Pas une dispute, pas un malentendu, pas l'ombre d'un rapport de force. (...) La deuxième fois où l'on a fait l'amour, on se connaissait déjà par coeur et on ne sait jamais rassasié, jamais lassé. (P29) Deux éternels enfants trop mûrs parmi des adultes puérils ayant remplacé le rêve par l'ambition, la révolte par la susceptibilité et les jardins secrets par la pression sociale. (...) Seuls les vrais solitaires quand ils se rencontrent peuvent s'aimer sans s'abîmer, parce qu'ils n'ont pas besoin de se fuir, d'exercer un pouvoir ou de considérer la durée comme une fin. (...) Promets qu'on se quittera si un jour on s'aime moins. (P35-36) Mais elles ont partout les fées! Elles sont dans la vie, autour de nous, seulement on ne les voit pas, alors on décide qu'elles sont bidons, et du coup elles se mettent à douter, elles aussi, elles ne croient plus en elles. (...) Elles ne se rappellent plus qu'elles sont magiques. (P60) Mais quand on vient d'un peuple muselé, vampirisé de l'intérieur et affamé par l'embargo, privé de livres, d'alternatives et de liberté, leurs résignations sous les néons, leurs petits songes mesquins d'un destin planifié, soumis aux coucheries, aux maris, aux bébés, aux promotions, aux dettes, sont peut-être les plus grandes blessures que j'ai reçues dans ma vie. (...) que je me sens en danger de renoncer. (P81) Ce n'est pas leur hypocrisie qui me choque le plus, c'est leur passivité. (P153) Elle est vêtue n'importe comment. (...) Autant de contrastes (...) Il y a de la guerre en elle. La tension, la froideur et le recul de ceux qui ont connu les vrais dangers, les vraies luttes pour s'imposer, survivre et demeurer intacts. (P161) Saddam n'est pas le fou diabolique dont on ricane en France dès qu'il cesse de faire peur (...) Je fais partie des kurdes nés à Bagdad : ceux-là on ne les gaze pas, on les ponctionne. Il y a ceux qui meurent gratuitement et ceux qui paient pour vivre (...) Il n'y a pas à le juger, simplement à le combattre. Malheureusement personne ne le fait : on se contente de lui déclarer la guerre comme on lance un film. Tantôt on le prend pour un danger mondial, tantôt on le montre comme une victime - en fait c'est un intermittent du spectacle. Périodiquement, les Etats-Unis le distribuent dans le rôle de l'ennemi public numéro un pour stimuler leur industrie, doper leur Bourse, mobiliser leur peuple et détourner son attention. Moyennant quoi, ils le laissent aux commandes d'un pays assassiné par l'embargo, où il n'y a plus rien qui pousse, plus rien qui se passe, rien à manger et même plus de livres ; un pays qui était riche, magnifique et où il ne restera bientôt plus que des ingénieurs et de militaires interdits de visa, une poignée de fanatiques, de résignés, des pauvres et des putes ! (P170-171) Et je lui souris (...) Ce sourire qui chasse les peurs, les remords et les drames, qui réenchante le monde et détourne le malheur (...) Mon sourire de fée. (P217)"
L'éducation d'une fée, Didier Van Cauwelaert - Livre de poche n°15326
Je vous assure qu'il avait un visage normal. C'était au contraire un beau garçon, mais il suait la cruauté. (...) C'est vrai, ça ne se voit pas toujours tout de suite chez quelqu'un, mais on ressent que quelque chose ne va pas dans cette personne, qu'elle génère quelque chose en trop, une excroissance. Et parfois, c'est la cruauté. (P19) Elle savait qu'elle n'oublierait pas ce type trés facilement, qu'il était logé dans un coin de sa mémoire diffusant pour quelques semaines encore sa nonchalante lumière (P64) Alors j'ai besoin de vous, de vous clair. l'estomac clair aussi. Trés important l'estomac. On n'est pas certain qu'un bon estomac suffise à bien penser. mais on est certain qu'un mauvais estomac suffit à vous détruire les idées (P194)"
L'homme aux cercles bleus, Fred Vargas - J'ai Lu n°6201
"Arrive un moment dans la vie de chacun où l'on prend conscience que les enjeux ont brusquement changé(P24) Surf sur la vague, m'a soufflé une vie intérieure. Ne baisse pas la garde. Comme tu l'a toujours fait (...) J'avais oublié combien c'était bon l'étreinte et le désir de quelqu'un que l'on désire aussi.(...) Son étreinte était ce qui m'unifiait (...) J'avais confiance en lui. (P?)"
Premier à mourir, James Patterson - Pocket n°12235
A lire dans son intégralité :
=> 7 jours, 7 nuits pour une éternité, Jean-Marc Lévy
=> Et après..., Guillaume Musso
=> Je tue, Giorgio Faletti - J'ai Lu n°7828 pour l'angle psychologique
Et encore bien d'autres... 30/10/2006 Quelque part dans le Sahara : Bienvenue au Relais Michel Vieuchange !Il est coutume de dire que les décisions spontanées de voyages ou de soirées sont les meilleurs moments ! Même si cela peut-être contrargumenté, l'histoire que je vais vous conter rend une fois de plus ce fait vérifiable. Je reviens de 2 jours sensationnels dans le désert. Oui sensationnels ! La racine : les sensations... Un rendez-vous aux origines des sensations pures et cristallines. Comment l'exprimer ? Les mots me semblent si restrictifs, si limités qu'ils ne transmettent pas l'ampleur du ressenti ! En plein désert. Pas âme qui vive. Seuls avec l'Immensité, avec l'Espace...! Oh mais je me disperse. Reprenons au début... Lundi soir, la spontanéité de certaines décisions... Nous avions prévu avec Leyre de diner ensemble, lundi soir, autour d'une pizza [petit clin d'oeil au Mezzo Mezzo, meilleur restaurant italien d'Agadir, pour ma part
Pendant le diner, nous discutions de la maison d'hôtes que Fawzi & son ami Patrick étaient en train de construire dans le désert saharien en hommage à un explorateur, Michel Vieuchange. Ce n'était pas la première fois que nous abordions le sujet & j'avais trés envie de découvrir cet endroit ainsi que Leyre. Un concours de circonstances favorables pour chacun, à savoir un planning disponible les jours suivants & hop nous voilà à la sortie du restaurant avec un départ confirmé le lendemain pour le Sahara, à 30km de Smara, en pleine région désertique. Mardi, le rendez-vous était pris à 18h... ... Le temps que chacun s'organise. Fawzi venait avec un de ses collègues trés féru & grand connaisseur de la région, Largo. Un périple nous attendait : Agadir =>Tiznit (90) =>Guelmine (110) =>Tan Tan (140) =>Smara (220) =>Relais Michel Vieuchange (35)
Quelques pauses parsèment le trajet dont à Tiznit.
A Guelmine, voilà nous y sommes ! Les portes du Sahara...nous entrons dans le pays des tribus nomades berbères. Une route parcourue de nuit. Une route inquiétante avec des contrôles policiers féroces... 2 européennes et 2 marocains en plein ramadan dans une zone géo-politique fragile... S'abstenir ! Une route sensible où nous croisons les trafiquants qui remontent vers le nord. Leurs camions sont remplis de gazoil à moitié prix dont cette zone franche bénéficie & de cigarettes détaxées provenant d'Algérie.
Nous traversons Tan Tan puis arrivons à Smara vers 2h 30 du matin après une longue route bercée par le ryhtme musical du chanteur Ahmed Soultan. Un chanteur berbère (oui c'est bien une épopée berbère!) que je découvre. Ce temps disponible, assise dans le 4x4, j'écoute et j'apprécie son étonnante facilité à mélanger les genres. Non cloisonné, il chante sur divers genres rythmiques de sa terre natale à l'outre-atlantique. En français, amazigh ou anglais sa musique traduit le brassage multi-ethniques. Son album en porte le tatoo "Tolérance" !
Smara, tout un mythe!
Smara porte le nom d'une plante, Smar, que l'on trouve dans les rivières et que l'on tresse pour obtenir des cordes.
Un zest d'histoire 1895 : Zaouïa, demeure du cheikh
1934 : caserne militaire espagnole
1976 : suite à la marche verte 1975, caserne militaire marocaine FAR (Forces des Armées Royales)
Malgré l'heure tardive, Smara est encore pleine de vie. Au ramadan, l'activité économique & sociale change de cadran. Nous faisons les emplettes, le plein de victuailles avant de quitter la civilisation & ne pas avoir à y revenir avant la date prévue... Pour rallier Smara au Relais Michel Vieuchange , nous avons 30 kms d'asphalte vers Laayoune + 5kms de piste. Nous sommes alors à 150 kms de la frontière mauritanienne.
Et nous y voici ! Relais Michel Vieuchange dont les initiales s'entrecroisent sur une des portes d'entrée : RMV. Bien qu'exténuées par la route, nous tenons à découvrir le relais avant de nous coucher : faire le tour & imaginer ce qui nous entoure...
Le relais est fabriqué de briques rhabillées par des briques de pierre ainsi qu'une partie en pisé. Le salon inclus même des troncs de palmiers.
La cuisine n'attend plus que d'être équipée, les revêtements sont finis. L'espace sanitaire séparé par une terasse réunit plusieurs douches, WC et lavabos. L'eau n'est pas courante mais la citerne est déjà installée.
Restent en projet ; les 6 chambres d'hôtes, l'électricité qui sera diffusé par des panneaux solaires pas encore raccordés.
Et le silence... Malgré l'obscurité de la nuit, on devine un territoire vierge qui s'étend à perte de vue...
Le sommeil se fait trop fort... 4h du mat et nous nous glissons dans nos sacs de couchage après avoir déplié des tapis gonflables. Le pied ! Ils se gonflent tous seuls : Aaaaaaal vive le high tech pour les voyageurs hors sentiers battus! Nous avions craint la fraîcheur : les nuits peuvent être trés fraîches en plein désert. Mais non, en octobren le temps est encore clément et les murs sont gorgés de la chaleur du jour. Apaisement...
Mercredi : Réveil - 360°
Un oeil ouvert, nous restons nous prélasser dans nos lits de fortune.
Les deux yeux grands ouverts, nous sortons aussitôt admirer le site dardé de soleil...
Un terrain aride et lunaire.
Des cailloux mélangés au sable, une végétation parsemée subsistante. Le désert à bien des facettes ! Toujours symbolisé par les dunes, il est bien plus ! Toujours surprenant.
Des montagnes semblent à la fois s'enraciner au sol et planer ici & là. L'effet de la chaleur nous joue des tours comme ces étendues d'eau que nous voyont briller à l'horizon... ...Nous vivons les mirages...
Un petit-déjeuner improvisé sur des tapis : lait, thé, madeleines, pain & huile d'olive. Ah j'oubliais le kiri. Vous n'avez pas encore goûté le kiri trempé dans l'huile d'olive ? Un régal !
Nous voici pleines d'énergie pour aller à la découverte!
Fawzi et Largo nous conduisent tout d'abord dans un bled formé seulement de quelques maisons isolées. Son cimetière accueille la tombe du marabout Hamed Laaroussi (ou sidi Ahmed El Aroussi, l'orthographe varie). Ils nous content sa légende : celle de l'aigle & de la tabela. Venu de Tunisie, il fût arrété et emprisonné par le Sultan. Mais Dieu lui porta secours ; un aigle vînt l'enlever. Pendant le vol, la ceinture, que l'oiseau tenait dans ses cerres, céda. Le marabout tomba sur une montagne, la tabela, appelée ainsi pour sa forme. Les montagnes dans cette région ont la spécificité non pas d'être en forme de pic sinon en forme de grands plateaux : leur sommet est plat.
Plus tard, nous verrons également la tombe isolée, cette fois seule sur un plateau, du marabout Hamed Oumoussa.
Saviez-vous que les marabouts s'appelaient tous Ahmed ? Pour faire valoir leur descendance au prophète Mohammed. Ils étaient tous censés avoir des dons qui permettaient aux peuplades qui les accueillaient de survivre dans ce climat si dur : influences sur l'aridité qui touchaient les cultures, les diverses maladies, c'est celui qui tenait les tenants & aboutissants du Coran. En échange, il était pris en charge complètement par les habitants : repas, offrandes, il se voyait inviter tous les jours dans une famille différente. Croyait-il vraiment en ses dons ? Le fait d'avoir foi en ses croyances permettait-il l'hallucination collective à ses "miracles" ? Cet aveuglement rendait-il la vie moins dure ou au contraire l'amplifiait ? Profitait-il du désespoir des gens, de leur ignorance, de leur inalphabétisme, de leur primitisme ? Je n'ai pas la réponse à ces questions. Mon texte ne se veut polémique. Il se veut le partage d'une civilisation & d'Une Nature originelle.
Vive le GPS !
Se ballader ainsi dans le désert, aux grès de nos envies, sans repère, pour des sédentaires comme nous, c'est se perdre à jamais... Nous avons découvert des dizaines & des dizaines de tumuli [tumulus au singulier]. Ces sépultures ancestrales, de 1500 à 2000 avant JC, date de la préiode pré islamique. Elles sont reconnaissables par l'amas de pierres qui forme une petite élévation. Les nomades enterrés leurs morts là où ils se trouvaient, de préférence sur une montagne. Cela dit suivant leur position, des tumuli ont été érigés au niveau des plaines. Les morts étaient repliés en position foetale entourés de leurs biens tels que des outils, des bijoux. Je n'ai pas une connaissance pointue, ni minime, de cette époque mais je m'interroge. Alors est-ce une coïncidence ou voulaient-ils effectivement que la personne s'en aille dans la même position où elle était née ? une position propice à un nouvel accouchement dans un autre monde?
Encore plus loin. Encore plus près. Les repères ne sont plus. Nous évoluons dans cette immensité et croisons des troupeaux de dromadaires. Me voilà rassurée. L'espèce n'est pas éteinte. Ils sont ici en grand nombre encore. Voilà l'endroit de placer mon cri ! Au Maroc, les habitants commes les touristes, les incultes comme les intellectuels, du plus ignare au plus savant, tous appellent communément le dromadaire, un chameau. Une erreur universelle ! Quelque soit les langues utilisées, l'origine de la personne, chacun s'emploie à appeler le dromadaire à une bosse, un chameau à deux bosses. Alors si c'est une erreur universelle, est-ce une erreur ? Devons nous croire le dictionnaire... Tellement d'écrits trompent les gens,... Nous continuons notre périple. Nous roulons dans le Rio del Oro, oued aujourd'hui asséché dont le lit mène jusqu'à Laayoune. La végétation se fait plus présente : Herbes hautes, acacia, fagonia. Et la faune plus nombreuse : des perdrix du désert se mettent à fuir devant nous. Le relief plus abrupte, assez tape-cul, l'eau a raviné le sol. Je me suis penchée sur l'origine du nom "Rio del Oro". En voici son histoire :
Selon la légende, des pépites foisonnaient dans le lit même de la rivière. Au 18ème siècle, les navigateurs portugais échangeait des étoffes et des céréales avec les indigènes en échange de l'or. A la fin de ce dit siècle, les navigateurs français se lancèrent aussi à sa recherche mais aucun récit ne laisse d'indications précises sur l'or et les rivages. Ils rapporteront seulemnt qu'un terrible courant mettait les navires en détresse. Difficile dimaginer aujourd'hui cet oued tari en oued tourbillonant d'eau 2 siècles auparavant. Le climat n'avait pas encore déshydraté la région...
"Par la suite, le Rio del Oro fût un désert terrible, possession du vent et de la lumière, une terre habitée par les derniers hommes libres du continent, ceux qui ont refusé tout contact et toute compromission... des hommes, des femmes sans faiblesse, de pierre et de feu, mobiles comme le vent, capables de marcher pendant des jours presque sans manger et sans boire. Un peuple qui ne cherchait pas à s'établir, ni à construire, car tout n'est qu'illusion sous le regard brûlant (...) : un peuple à l'image du sable, à l'image du ciel." Des berbères, des nomades. Nous entrevoyons de loin des caravanes. Je n'ai pas envie de casser le mythe, parfois vaut mieux se bercer de stéréotypes charmants... Pfttt, saviez-vous qu'ils ont tous des 4x4 maintenant. Leurs tentes aussi ont changé ! Out les tentes berbères marron foncé, appelées khaïma. Place aux tentes en toile de bâche blanche, plus légères et manéables. Cela dit, la sédentarisation est générale et les jeunes aspirent à une vie plus facile vantée par la société de consommation. La majorité des nomades sont sédentarisés pour fuir la sécheresse, les conflits et le manque de nourriture. Les nouvelles générations n'ont même pas connu le nomadisme. Mais ne dit-on pas que le naturel revient toujours au galop ?... Au fond d'eux, des siècles de vie sont tapis. Les gènes, les habitudes demeurent. Ils seront toujours nomades dans leurs têtes. Ils aborderont toujours la vie comme de grands voyageur... Je vous invite à lire les passages, P 39 [Les reguibat], P45 [la tribu, l'organisation de la société nomade] et P50 [Le nomade d'aujourd'hui] du livre "Pistes du Maroc" (références en bas de page) L'envie se fait de plus en plus grande de grimper une montagne. Pour les uns découvrir ce qu'il y a sur ce plateau : d'autres tumuli peut-être ? Pour moi, de voir d'encore plus haut ce paysage : Etendre mon regard à perte de vue... La montée ne se fait pas sur des sentiers banalisés en S. Nous grimpons en flanc de montagne, direct dans une caillasse instable. Une petite glissade et je reprend pas trop sûr de moi avec une cheville qui fait des siennes. Je pense déjà à la descente et à mon genou fragilisé à la même jambe (foutu corps!), envie d'arréter mais non hors de question d'arrêter de toute façon. Waou!! Cela valait tous les efforts ! Pendant que Largo, tête baissée, furète à la recherche d'indices, que Fawzi explique à Leyre la vie autour des silex, je m'en vais, tête levée, errer sur cette étendue aussi grande qu'un lac (je laisse votre imaginaire aux dimensions du lac!). A la limite du vide je regarde. Mon regard se porte aux confins. Le Sahara là, je le touche, je le vis, je le ressens. J'écarte mes bras et laisse la brise des hauteurs me porter. Le temps passe. Je découvre des espaces rocailleux aménagés, ancien lieu de prières, érodés par le temps. Quand ? Par qui ? Les nomades avaient pour habitude de s'aménager sur leur route un espace de culte délimité par des cailloux. Largo exulte ! Il a découvert silex & flèches avec pédoncule, genre l'atérien soit 40 000 avant JC, technique reproduite durant l'industrie néolitique , soit 1500 - 2000 avant JC. A vous de choisir ! Leyre, assise sur un rocher, à vide, joue avec l'écho qui porte loin. J'y arrive pas ! Assise à côté d'elle, les sons sortent difficilement. Je me sens muette. Le regard porté! Assise là me suffit à l'écouter, à écouter le silence... Sauf quand Fawzi décroche son portable et se lance dans un vocabulaire professionnel, nous redescendons sur terre : l'instant fût temporaire... Je redoute la descente aussi, une fois en bas je tourne la tête tout sourire. La journée est bien avancée, nous rentrons au relais. Au dîner : tagine de boeuf argentin et grenades. Oui oui nous avons trouvé du boeuf argentin en plein Sahara. Les casernes militaires assurent aux bouchers de Smara des approvisionnement surprenants ! J'en mangeais pour la première fois, tout comme le fruit, la grenade. De longues discussions ont agrémenté la soirée. Assis ou allongés sur des tapis, sur une terasse couverte, nous profitons du repos. Nous assistons au coucher de soleil : un nuancier de jaunes, puis d'orangers, pour finir dans les rouges mûrs. La nuit revête son noir étoilé. Des myrielles d'étoiles ! Nous sommes juste en dessous de la voie lactée. Extase, le regard se ballade parmi les constellations. Les étoiles se distinguent avec netteté. Encore un autre espace, une autre dimension. L'esprit voyage aussi, des questions existentielles remplissent l'instant. Sur les traces de Michel Vieuchange... Fawzi nous parle du Sahara avec ses connaissances culturelles & historiques ! Et de ses documentaires sur Michel Vieuchange. En 1930, cet homme décide de partir à la recherche de Smara, lieu mythique, dont personne ne connait l'endroit excepté les nomades qui s'y retrouvent, fédérés par le Cheikh. Avide d'aventure, de reconnaissance aussi par ses pairs, il décide d'effectuer le voyage. En 1930, le Sahara était une contrée mystérieuse, inviolée, dangereuse car méconnue. Le périple de cet homme prendra 2 mois 1/2 de traversée à pied ou en dromadaire, dont une partie déguisé en femme pour ne pas être pris. Vous imaginez ses rencontres, ses moyens, ses obstacles, tout le risque encouru et enfin son arrivée à Smara où il ne resta que 2h45 pour ne pas être repéré. Tout est répertorié dans ses notes, photos à l'appui qui seront ensuite éditées sous l'impulsion de son frère Jean. Fawzi nous relate tout son voyage avec ferveur : son coup de coeur pour cet explorateur, pour les alentours de Smara, sa rencontre avec Patrick, lui aussi sur les traces de Michel Vieuchange, leur projet d'unir leur passion commune dans ce relais. Nous venons à parler de la soirée consacrée à Michel Vieuchange à l'Instituf Français d'Agadir (IFA) : une synthèse des ses documentaires suivie d'un débat il y a 2 ans. Je lui expliquais que nous étions venues avec mon amie Chrystel assister à la diffusion du film mais prises par un contretemps nous étions arrivées pour le débat. Leyre aussi y était !!!
Donc nous avions été mis en présence bien avant ce fameux casting de voix en février dernier... deux ans auparavant, en novembre 2004, lors de ce dit documentaire, dans les locaux de l'IFA. Fawzi & son équipe sur l'estrade. Leyre & moi dans la salle. Aucun de nous se connaissait à l'époque. E Nous avons rencontré sous les étoiles :
> Le lièvre des buissons [Lepus saxatilis],
> Le zorille du désert [Poeçilictis Lybica] : genre petit putois avec la même défense malodorante !. Les chaussures de Largo s'en souviennent. Nos "papilles" olfactives aussi ! Une odeur qui s'accroche les jours qui suivent, l'habitacle de la voiture imprégné... Sans violence, cette défense les vaut toutes ! Rapidité immédiate !
> Le fennec [Fennecus zerda] : petit renard, avec de grandes oreilles droites il est surprenant d'agilité et de rapidité; il s'enfuie en zigzag essoufflant tous ses attaquants.
> L'hérisson du désert [Paraechinus aethiopicus]
> La petite gerboise [Jaculus Jaculus]: minuscule rat a queue longue qui s'achève par une touffe!
> La grande gerboise [Jaculus orientalis] : avec les pattes de derrière plus grande comme un tout mini kangourou!
Retour dans nos sacs de couchage la tête emplie d'images!
Jeudi : Voyage dans le temps
Nous retournons sur Smara pour visiter la zaouïa du Cheikh Mel Aynin. Rencontre avec son descendant, nostalgique du temps passé où les saharis avaient encore la fierté de leurs racines, où les saharis étaient nomades sur leurs terres. Fawzi nous servait de traducteur avec cet homme si heureux d'avoir des oreilles attentives que nous ne pouvions plus l'arrêter de parler ! La zouïa est en fait un ensemble de constructions entouré d'un mur qui délimite l'espace totale. 4 "maisons" où résidaient chacune de ses femmes enserre une bâtisse plus haute où le Cheikh recevait ses pairs. Sur le toit nous avons une vue sur tous les environs de Smara.
Nous voici déjà sur le retour. Le périple fût court et pourtant chaque seconde fut employée dans sa démesure. Tant de découvertes, de connaissances, de rencontres que nous sommes à l'image de buvards qui ont absorbés toute l'émotion possible.
Nous nous arrétons, une ultime fois, dans une ancienne caserne militaire marocaine à côté du village Abthi. Nous quittons la route pour atteindre ce lieu déserté. Encore un site qui réserve bien des surprises !
Une cinquantaine, voire plus, d'habitations en terre de forme conique, disposées en carré.
Beaucoup sont éboulées, certaines encore complètes, révèlent une seule salle parfois avec un banc en pierre. Certaines sont inacessibles car leur entrée est emmurée par le sable porté par le vent depuis des années. J'ai soudainement l'impression de faire partie d'un film de SF où nous sommes les derniers survivants après une catastrophe planétaire. Nous marchons dans un monde lunaire qu'il faut repeupler ! Des George Lucas, des Steven Spielberg lanceraient le clap de la séquence !!!
Ce lieu est d'autant plus étonnant qu'il a été conçu en 1976 pour juguler les tensions avec les tribus du Sahara, fervents indépendantistes. Ce n'est pas si loin de nous : 30 ans ! Et pourtant cela ne ressemble en rien à une caserne militaire. On dirait une peuplade troglodite !!!!
Largo nous prépare une tagine dans une de ces petites habitations. Un tapis sur le banc, nous sommes assis autour. Des inscriptions sur le mur nous donne l'idée de laisser notre empreinte => A vous de la trouver S34 - LM7 - 4x4 - 5L, d'attribuer à chacun de nous son code & d'en deviner la signification ! Je vous mets au défi de saisir le sens...
Oui, j'ai passé 2 jours de rêve ! Dans un désert encore différent de ceux déjà traversés. Tant d'autres choses à découvrir encore ! Le désert bleu, roches bleuâtres : fossiles de récifs coraliens, qui remontent à 150 millions d'années quand toute la région était couverte par l'eau de mer
Le désert blanc : grand plateau, ancien lac séché de 40kms de superficie
Je lance un SOS, un SOS plein d'espoirs. Patrick ne peux plus s'occuper du Relais et Fawzi, de part son activité de tournages est sans en arrêt en voyages. Vite! Ce lieu ne doit pas rester à l'abandon ou vendu à des promoteurs. C'est le rêve ambitueux d'un homme Patrick qui s'est pris de passion pour le parcours de Michel Vieuchange. C'est le rêve d'un berbère Fawzi, passionné par son pays, par ses racines. Alors si vous êtes solitaire, aventureux, passionné de grands espaces, prêt à vivre des mois loin de la société de consommation et doué dans des domaines propre au bâtiment (artisan, ingénieur, décorateur, pro électricté/eau) & au tourisme, ce site est fait pour vous !!! Un couple ? c'est encore mieux ! Les photos parleront d'elles-même (référez-vous à l'album photos au nom du relais) Sandrine [Note du 2 juillet 2007 J'ai malheureusement une annonce à faire... Patrick est décédé le 4 septembre 2006 d'un cancert généralisé. Je transmet à sa famille, à ses amis toutes mes condoléances.] Les points GPS du relais Michel Vieuchange : N 26°42.093'
W 11°55.235'
Bibliographie A) Sud marocain
B) Michel Vieuchange : - "Smara, carnets de route d'un fou du désert", 1932
Réédition en 2004
Editions ; Plon puis Phébus
Les propres note de l'expéditeur.
Recueilli par son frère Jean
- "Au désert interdit", 1954
Les tous premiers touristes qui l'ont fait en voiture !
Editeur : André Bonne
Seulement 60 exemplaires numérotés plus 20 copies hors commerce ! N'est plus édité
- "L'ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange", 2004
Par Antoine De Meaux
Aux éditions : Phébus
- " De Smara à Smara", 2006
Par Patrick Adam, L'ami de Fawzi
Patrick est également le Président de l'association "Les Amis de Michel Vieuchange" et son seul membre... Toute la passion d'un individu pour un autre !
Enfin les 20 documentaires qui relatent l'épopée de MVC tournée par la société Fawzi Vision ont été diffusés sur 2 chaînes marocaines dont RTM. 16/10/2006 Rv avec l'Eden au campement du Souk Arba Aït AhmedQui n'a pas rêvé de se retrouver dans un oasis de verdure ? Se retrouver en harmonie avec Mère Nature ? Un lieu Eden que nous renvoient nos propres mythes.
Nous le rêvons, endormis au fond du lit, ou éveillés, dans un moment de chaos professionnel, familial, émotionnel. Un lieu qui tient du fantasme parce que nous désolons qu'il soit irréel.
Ce lieu n'est pas un rêve. Ce lieu existe ! C'est au campement du Souk Arba Aït Ahmed.
Fermez les yeux. Non, non ! D'abord lisez ce descriptif, fermez les yeux & projetez-vous là-bas.
Et si vous ne me croyez toujours pas, visionnez les photos, vous n'aurez aucun doute.
Chacun y trouve son plaisir, sa passion, son envie.
Toutes les objections sont vaines : cet endroit allie exotisme, dépaysement, folklore, culturel, farniente & sport. Même le confort n'est pas oublié : de quoi rassurer les plus frileux du camping, version locale.
Bon, mieux est de se procurer un tout terrain. Nous ne somme pas aussi alertes que les gens du coin qui passe n'importe où avec une Dodoche ! Et puis un trajet en 4x4 c'est quelque peu plus excitant ! Un peu de route depuis Agadir, à 80 kms, vers la région d'Anzi. Puis de la piste sablonneuse et parfois rocailleuse. Nous traversons quelques bleds isolés. On chevauche quelques reliefs qui à chaque fois nous font découvrir un paysage montagneux à perte de vue. Puis au détour d'un virage tout en hauteur, nous découvrons pantois dans la vallée un campement berbère tout près d'un souk abandonné. Aucun autre signe de civilisation que ce vestige.
Là où l'eau circule, la vie explose ! Un oued bordé de Palmiers, d'arbustes & de fleurs aux couleurs chatoyantes (suivant saison bien sûr) nous invitent au repos. Des rochers ici & là jalonnent le courant d'eau. Vous ne pouvez pas les voir de tout en haut, mais je peux déjà vous assurer que des tortues s'y bronzent !
Tout au long du week-end sans même bouger du campement vous observerez, amusés, des sangliers se promener sur les versants des montagnes, des oiseaux colorés jouer dans de folles courses, des dromadaires, chèvres, brebis & moutons traverser la rivière tel un flot de véhicules aux heures de pointe et j'en passe pour laisser votre curiosité intarissable.
Les promeneurs & sportifs ne seront pas en manque ! En longeant la rivière vous traversez l'oasis, vous découvrez des grottes inexplorées aux flancs des montages, une faune & un flore trés riches en variétés.
Le culturel n'est pas en reste non plus : le souk abandonné est un recueil en lui-même de la vie des bleds de la région. L'architecture est un mélange de galeries, d'arches, de colonnes. Laissez vous conter son histoire par les propriétaires du campement.
Et là j'aborde le côté humain : Le coup de coeur d'un professseur en ballade au volant de son 4x4. Il s'appelle Olivier ! L'Eden il l'a trouvé ! Emerveillé, la candeur du petit garçon reprend le dessus soutenu par la maturité de l'homme. Il prend contact avec les autorités, monte des tentes caïdales, investit dans toute la literie, tapis, mobiliers & commodités nécessaires, raccorde l'eau du puit, installe un système d'électricité naturelle.
Vous savez le plus sympa pour les réticents du camping ?
Ce sont des vraies toilettes tout confort dans la nature & des douches aménagées dans les vestiges du souk, une citerne d'eau sur le toit. (Toute intimité préservée SVP!.)
C'est un hammam traditionnel confectionné avec la technique ancestrale.
Ce sont des matelas neufs & une literie à chaque utilisation nettoyée au pressing (AR Agadir).
C'est de la cuisine aux saveurs traditionnelles.
Ce sont si vous le souhaitez des animations nocturnes ; musiques, danses, henné.
Ou tout simplement se laisser partir pour un voyage initiatique dans la voute étoilée, bercé par la lumière tamisée des lanternes disposées un peu partout. Oui là-bas, la nuit, les étoiles sont reines !
Vous savez le plus sympa pour les réticents de la foule comme les réticents de l'ennui ?
Une structure qui assure un nombre "juste ce qu'il faut" de personnes pour un service au plus près sans pour autant lésé une ambiance assurée. Soit 8 tentes de 4 à 6 personnes max. Mais si vous voulez une tente à 2 ou 3, pas de problème ! Plus la grande tente pour la restauration.
Olivier a su allier l'authenticité du campement & un confort d'hébergement. Et il ne s'arrète pas là ! Fourmillant des projets d'amélioration encore & encore, de services aussi. Tout comme proposer de la spéléologie, de la randonnée déclinée "faune & flore", des soins corporels dans une des parties du souk qu'il souhaite rénover entièrement & pourquoi pas un espace restauration pour les individuels & circuits de passage !
Pour la gestion quotidienne vous faîtes connaissance de Leyre, sa compagne, dont la priorité est votre bien-être. Souriante, accueillante, elle veille à la bonne tenue du site & à ce que tout soit ok durant votre séjours.
Oui ce sont des amis ! Et alors ? Si c'était nul, je vous assure que je n'aurai pas passé du temps à faire ce feuillet. Je n'y aurai pas non plus passé plusieurs week-end. J'aime m'y retrouver avec tous nos potes espagnols. A chaque fois, le site m'a enchanté. J'aime le trajet pour y aller. J'aime me baigner dans l'oued. Toute la faune & la flore me charment sans me lasser. J'aime regarder les étoiles la nuit autour d'une paëlla préparé par un copain espagnol. (Nous n'y allons pas en tant que clients sinon en tant que potes qui partagons la vie quotidienne). J'aime rentrer sous la tente et me glisser dans des draps propres et frais. J'aime m'envelopper dans la couverture quand la nuit se fait frisquette. Et j'aime me réveiller, tout doucement, avec les oiseaux qui chantonnent et les rayons du soleil qui se glissent par la fente des pans rabbatus. Enfin, j'aime sortir de la tente et me retrouvée là ! J'ai la sensation de renouer avec l'essentiel...
C'est pas tangible, faut le vivre !
Alors, amis, copains, résidents, visiteurs, touristes, qu'attendez-vous ? J'ai un bon plan "week-end ou prolongé" pour vous !
N'hésitez pas à contacter Olivier & Leyre.
Entre amis, pour les séjours entreprises, les offres d'agences de voyages :
Les mails : olivier.m13@free.fr & leyre@terra.com.br
les numéros : +212 (0)66 52 80 83 pour Olivier & +212 (0)69 57 99 69 pour Leyre
Allez ne jouons pas les égoïstes !
=> Voici les points GPS : N29° 48.616" - W009° 23.738" => Amusez-vous à chercher ! PS : Des photos pour finir d'être enrôler totalement => Aller visiter mes 2 albums "Campement au Souk Arba Aït Ahmed" & "Campement au Souk Arba Aït Ahmed : pêche & baignade". 2 week-ends. 2 fois au paradis. Pas mal non !?
Sandrine
09/10/2006 Le coup de la double panne en plein désertAvez-vous déjà vécu une panne de 4x4 sur les dunes de sable?
Pour les habitués des pistes, oui certainement ! Qui n'a pas cramé un moteur lorsqu'il est ensablé ? ou en tirant un autre véhicule accidenté ? Qui n'a pas eu un pneu crevé en s'aventurant à fond sur des pistes callouiteuses ? Ou encore couler une bielle ou je ne sais qu'elle autre symptôme de nos 4 roues motrices !
Je dirai même qu'au même titre qu'un soldat faisant étalage de ses cicatrices de guerre un brin énorgueillit de son patriotisme, un pilote énonce fièrement les kyrielles d'ennuis techniques dont il a fait face lors de ses différentes escapades. Preuves de sa tenacité, de son courage et de son habilité à se sortir de situations critiques.
Mais une double panne ? Ah là la liste des expérimentés se réduit ! A force de faire partie de ces escapades, je devais connaître ce genre de piment... Qui émoustille le côté aventuresque de l'expédition !
Je vous en fait profiter
Nous partions Chrystel & moi, et 2 copains, Philou & Laurent, rejoindre tout un groupe sur une plage pour le picnique, la sortie du dimanche dans notre contrée.
Cette plage est accessible par une série de dunes, ce qui fait qu'elle est préservée du tout venant et de la foule.
Dans le passage d'une dune, voilà qu'on explose une durite !
Les garçons s'improvisent mécano, jettent un coup d'oeil "expert" dans le coeur du véhicule, parle un jargon technique, berf ils s'éclatent comme 2 gamins en train de monter des légos & s'éveillant à la satisfaction de voir naître entre ses mains un quelque chose de soi ! Je crée donc je suis ! J'agis sur les éléments extérieur et je peux donc exercer un contrôle sur mon environnement... Waou !
Nous les filles, on regarde d'un air un brin sceptique, habituées aux coup d'esbrouffe, et un brin amusée, surtout amusée, de se retrouver là au milieu d'un paysage qui unit les dunes d'un côté et l'océan de l'autre. Nous prenons des photos, intercalant pause papautages et pauses réflexions dont le site est propice.
Nous n'avons pas de réseau, cela nous fait rigoler... Le danger n'est pas présent, seule la fantaisie de l'imprévisible ! Je ne pourrai d'ailleurs pas vous en parler de cette peur qui aurait pu s'imiscer à mesure que le soleil se couche.. Bon d'accord, j'avoue, le lieu du picnique n'était pas loin !
Alors là ils nous épatent, le 4x4 démarre ! Nous voici repartie avec une bonne anecdote en poche !
Le picnique se déroule dans la convivialité.
La fin d'après-midi annonce le retour ; à la fois retardataires et fervents du dicton " le dimanche c'est repos" nous repartons les derniers. Le 4x4 s'est dit (qui ose affirmer que les objets n'ont pas ni d'esprit, ni d'humour ?!) qu'il allait varier les plaisirs pour lâcher l'âme non pas dans les dunes mais sur l'asphalte une fois la route atteinte. Ce qu'il fit avec brio dans un panache de fumée !
Une route déserte. Sauf le réseau téléphonique était présent. Comme quoi dans tous les coups durs, quand on y réfléchit, il y a un facteur positif. Après un SOS tout en gaiété à nos compagnons du dimanche, Paco & Cécile firent demi-tour pour nous remorquer. Nous profitâmes de cet instant pour refaire le monde assis sur le capot. Plus tard, sur la route nous croisâmes Leïla avec son pickup qui nous emmena directement at home pendant que les uns tiraient les autres vers un garage.
La petite ballade s'est finie, la nuit était bien avancée.
Je vous ai amusé? Alors courrez voir les photos dans la rubrique "Double panne en 4x4" pour visualiser l'humour!
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