Sandrine's profileLe Maroc, origine des se...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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02/11/2009 Correspondance avec l'Elfe des landes celtiquesUn écrivain décède. Un personnage de notoriété tire sa révérence. Et voilà que leur correspondance, intime et personnelle, s'étale sur du papier glacé sous l'impulsion de quelques éditeurs soucieux de partager avec leur public en deuil quelques instants de total privacy. Ces écrits deviennent publics et tous communient charnellement avec ces mots... Sous couvert "A titre posthume"... Friands de partager cette intimité et de se rapprocher un peu plus de l'essence même de cette personne.. Même si ces mots ne leur étaient pas destinés...
Sur cette petite idée astucieuse, mes yeux ont brillé et ma glande littéraire s'est activée! Pour quoi ne pas faire cet exercice, non que je sois célèbre, non que je sois passée à trépas, ouf!, si ce n'est vouloir faire un exercice de style...
Posons les personnages :
L'Elfe des landes celtiques ou l'Elfe des mers, du bord de mer, ... Il aime changer sa signature, signature qui reste thématique de part ses origines bretonnes.
Moi, je deviens La Princesse du désert, symptôme des clichés tenaces liés à ma résidence sur le sol marocain...
Posons le contenu :
Nous échangeons toujours des bafouilles manuscrites d'un style alambiquée, poétique, un brin spirituel et céleste. Si je devais le résumer, une touche d'héroic fantasy serait plus juste! Nous avons commencé spontanément sur ce genre et puis avons continué... Nous avons créé notre verbage, une union complice qui s'inscrit dans un style littéraire propre à nos échanges.
Posons le titre du recueil :
Il s'intitulerait : Correspondance "ou Lettre" de la Princesse du Désert avec l'Elfe des Landes celtiques...
Ce qui n'est pas à propos car à chaque génération son support, et plus moderne serait de libeller ainsi :
Wallpost entre la Princesse du Désert et l'Elfe des Landes celtiques...
L'exercice voudrait de fusionner ces mails, de les croiser, de les enchevêtrer pour créer ce qui aurait pu être une discussion one to one, un soir de veillée au près d'une cheminée... L'écrit individuel laisse place au dialogue... Action!
Un jour d'anniversaire :
L'Elfe des mers IN LIVE TO BREIZH : Je sais combien le paraître peut-être inécessaire parfois mais qu'il cache des douleurs profondes et que l'on finit par en payer le prix. J'espère que tu sauras t'en préserver et te libérer des carcans émotionnels qui te poussent à chercher toujours plus loin et fuir le bonheur quand il frappe à ta porte... Je me dis que tu es faîte pour être heureuse. Prends soin de toi et vas où le vent te mène, tu as toujours su mener ton bâteau (ou ton yacht :-))
La Princesse du Désert : Pour ce qui est du bâteau (ou du yacht) c'est en fait un tapis volant que je mène! Et 2009 est une année de vents agités et de courants perturbateurs. Malgré tout les tangages, je tiens le cap! Me mettre à mon compte fût un challenge mental et physique! Je suis contente d'y être parvenue : je souhaitais tenter l'aventure du "made myself"!
Je recherche également un éditeur pour mes 2 rédacto-photos que j'ai réalisé. C'est un sacré projet pour moi! Un partage intime et fusionnel...
Les aventures humaines et relationelles sont aussi venues ponctuer un parcours déjà cahouteux... L'Amour est venu taper à ma porte dans un planning déjà chargé! Peut-on le refuser au risque qu'il ne revienne plus taper??? :-) Mais Est-ce le Vrai Amour? Ou un mirage? Une utopie? Un faux-semblant? Beaucoup de changement et de remise en question... J'aspire à me ressourcer et à évacuer toutes les tensions accumulées. Parfois je voudrai une vie simple comme le courant d'un ruisseau qui file sans heurt. Dans un cadre bien défini et suivre les lignes droites sans prise de tête, ni de responsabilité à assumer... :-) No! So sad life should be! That's not me...
Pour l'instant, retour au bercail pour reprendre des forces!
Et toi dis-moi des nouvelles de l'intérieur...
L'Elfe des bords de mer : Je vois que tu as gardé des lieux de repli pour te recroqueviller le temps de reprendre ton souffle, faire le vide et repartir au "combat". Que de changements! Cela ne me surprend pas vraiment venant de miss "100 000 volts". Soif de découvertes, peur du lendemain ou de lier ton destin à quelque chose ou quelqu'un? Un métissage de tout cela, une recette sauce "Princesse Du désert" pour ne pas rester sur le sable...
Moi, suis retournée à Essaouira en juin, histoire de changer d'air. J'ai eu des entretiens pour 2 postes sur Casa et El Jadida mais pour l'instant mes envies d'évasion marocaine sont au point mort. Sur Viadéo, mon profil intéresse les recruteurs. Ici, j'ai la danse pour me défouler. Salsa, danses latines et rock, je suis devenu le trésorier de l'association.
J'espère que nos chemins se croiseront de nouveau chez toi ou en France.
[Espace toujours virtuel... L'Elfe se lève pour remettre une bûche dans l'âtre... le feu reprend vigueur et crépite. Les étincelles virevoltantes tachètent les murs d'un kaléidocope doré dans la pénombre d'une nuit qui s'installe]
La Princesse du Désert : C'est vrai que notre parcours est ponctué de rencontres intéressantes, parfois inscrites dans la durée, parfois fugace mais qui arrivent à un moment où leurs présences influencent l'étape suivante! Je profite d'un voyage virtuel sur FaceBook pour te déposer une note d'ambre et te parfumer ton espace de partage..
L'Elfe des Landes celtiques : Bon anniversaire! Suis toujours en pensée près de toi! J'espère que tu vas le fêter avec tous tes amis (enfin ceux qui sont sur place). les plus éloignés (et ils sont nombreux) ne sont pas les moins sincères.
Et merci pour l'attention que tu me portes. C'est un grand plaisir pour moi de te compter parmi mes ami(e)s car tu es Vraie et que, pour toi, l'Amitié n'est pas juste un mot dans le dico qui fait joli dans le décors.
Ecoute toujours ton coeur et laisse les oiseaux de mauvaise augure croasser dans le désert, engoncés dans leurs carcans étriqués (à peine dithyrambique)...
La Princesse du Désert : Merci l'Elfe des danses sataniques (heu à une époque, ouf!, révolue, la salsa devait-être pour les chasseurs de sorcières une pure invention de notre lucifer, pauvre homme(?!) à qui tout le Mal est assimilé! :-))
Bref merci à l'Elfe des landes celtiques (bourgade où naissent toutes les vibrations célestes, dixit livres en tous genres) de penser à la Princesse du désert en ce jour qui clôture une année de Vie riche d'Enseignement. Ne sommes-nous pas la sommes de nos actes passés? Et nos futurs pas ne découlent-ils pas de notre Histoire d'Avant et de Pendant? J'essaie d'écouter mon Coeur... En fait je l'écoute toujours! Ce qui je pense me rendra toujours ambitieuse, à vouloir aller de l'avant pour l'épanouir et m'épanouir par la même occasion. Mais parfois je le fais taire quand il susurre non pas sur des terrains professionnels mais sur des sujets intimes. Et je me fais sourde à ses transes hypnotiques... Parlant d'oiseaux qui croassent dans le désert, j'en ai beaucoup rencontré cette année et il résulte une mise en garde à demeure de ne pas les approcher de trop près... Le risque est l'isolement et une retraite dans un monastère où je fais voeux de silence... Ok c'est impossible le silence :-) Et une fois mis en exil dans une volière éloignée, reste autour des oiseaux colorés et chantants! [Et le silence s'installa entre ces deux poëtes de l'existence pour laisser tous ces mots prendre leur aise dans l'espace vistuel de ce boudoir. Le feu dispense une chaleur douce qui enveloppe nos fauteuils à bascule d'une douce mélodie... silencieuse...]
A Suivre ... 17/09/2009 Quoi de neuf dans ma sphère? [Correspondance entre 2 expat]Mon blog ne fait plus la tête! Je ne pouvais plus rentrer dans la partie rédactionnelle de mon site. Savoir pourquoi? Les voies du cyber espace sont impénétrables parfois... J'avais tout essayé : la ruse, les portes cachées, les déguisements. Rien. Rien n'y faisait. Tout le monde avait accès à mon blog sauf moi, sa créatrice! Les plus doués, les plus compétents dans le domaine n'y trouvaient aucune solution. Mon pc faisait blocage. un point c'est tout! En colère, vexé? Qu'avais-je fait pour qu'il me fasse le sourd accès? Bref, après des mois de courbettes et d'excuses muettes, de cajoleries en tout sens, il m'ouvre ses portes de nouveau. Et mon blog me redonne la main sur cet écran vierge à noircir de mes miniuscules empreintes...
Alors quoi de neuf dans ma sphère? [Correspondance entre 2 expat]
Le ramadan touche à sa fin. un cinquième pour moi... J'en profite pour retourner de mon côté à mes propres traditions. Un pirouette dans le sud de la France.
Ces vacances ont été calmes. C'est ce que je voulais après tant de mois tourbillonesques! Se mettre à son compte c'est une satisfaction. c'est aussi un challenge quotidien de souffler les incertitudes du lendemain tel un pompier éteint un feu.
4 semaines d'isolement, de ressources. Repos, farniente, ballades. Tout ce dont j'avais besoin... de la Détente!
Mon portable a été trés loin de moi ces dernières semaines-là pour profiter de ma famille et du pays dans son ensemble. C'est un café bu ensemble, une partie de yam's, une ballade dans le village médiéval du coin. C'est aussi in coup d'oeil aux rues, le regard se pose sur une maison, une architecture,. c'est commander un petit plat aux notes savoureuses... c'est prendre la route et, au travers de la vitre, admirer tout l'autour. Fouler du pied une pelouse et la sève monte jusqu'au cerveau, en passant par le coeur...
Tu le sais aussi bien que moi, quand tu vis à l'étranger comme ça et bien les vacances sont à la fois bienvenue et à la fois un dilemne... Besoin de partir, de changer d 'air, de découvrir de nouveaux endroits, de m'enrichir, d'avoir de vraies vacances comme quand je travaillais en France et que je profitais de mes 5 semaines de congés par an pour voyager.
Et besoin de rentrer en France revoir la famille, "ton terroir". Peut-être est-ce encore plus fort quand tu vis dans un pays qui est sensiblement aussi différent sur le plan intellectuel, mental, social et culturel, tel que le Maroc. Bref, les voyages me manquent, envie d'évasion. En 5 ans passé à Agadir, je compte sur un doigt le voyage d'évasion. En même temps, je ressens le besoin viscéral de retrouver mon sol natal et le lien maternel une fois/an.
Nous avons passé une semaine à Combloux et c'est vraiment l'endroit rêvé! J'adore la montagne et le Mt blanc me le rend si bien... Il distille une séreinité, une onde protectrice, un aura d'apaisement qui se répand dans tout mon coeur au rythme d'un fleuve qui suit les chemins empruntés par mon sang! Heu oui je divague... c'est un reste d'altitude! ;-) Cette année, je suis réellement trés mitigée pour rentrer cette fois-ci... C'est bien la première fois que je n'ai pas foncièrement envie de regagner Agadir... Cette dernière année a été particulièrement éprouvante à tous les titres et je me sens vidée... le taff, l'amitié, l'amour... Trop d'un coup. Rien de stable ou reprendre pied! Pas une épaule sur laquelle m'appuyer. Et puis en tant que free lance je vis en perpétuelle remise en question financière, en perpétuelle crainte de ne pas assurer mon quotidien! Même si je tempère ce noeud, que je relativise car l'activité a trés bien démarré, n'empêche que l'été suivi du ramadan coupe l'herbe économique sous le pied! Et qu'il faut tout recommencer à la rentrée... Pfft! Et toi te sens-tu vidée après tant d'années à l'étranger? Effectivement tout dépend de l'épanouissement et de l'accomplissement du moment. Ou est-ce propre aussi à un pays aussi diamétralement différent. OU bien tout
simplement ma propre évolution personnelle! :-) C'est aussi un élément de ma réfléxion qui m'amène à juger du vide de mon entourage affectif où je vis! Au début à Agadir & ce pendant 4 ans j'ai vécu
entouré, à m'amuser, à sortir à croire à certaines amitiés même si mon instinct me soufflait la prudence... Tu sais autant que moi que vivre à l'étranger redouble le besoin de s'entourer et d'avoir en entourage avec lequel partager. Bon j'ai bien profité cela dit et j'ai des souvenirs et des années de purs fantaisie & d'amusement! Là, ce fût une véritable année charnière et forcément des questions existentielles en profitent pour s'imiscer et prendre tout leur sens... Les coquines!
Et toi raconte-moi tes états d'âme... J'ai besoin d 'échanger sur ce thème avec quelqu'un qui comprend. T'embrasse très très fort. Prends soin de toi Sandrine 08/05/2009 Ils ont tout plaqué pour le métier de leur rêve!Un temps fou que j'avais délaissé mon blog!!! Des périodes de vie comme ça où l'attention est tourné ailleurs... En l'occurence sur le plan émotionnel, affectif, et professionnel, je me suis trouvée accaparée, parfois ensevelie même! Trop c'est trop me dit mon horoscope! Bien vrai... Education ,travail, argent... Il me conseille de faire 3 pas en arrière, de souffler et de me concentrer sur l'amour, ce qu'il y a de plus sacré! C'est clair. Parfois l'accomplissement de soi passe aussi par d'autres vecteurs, qui semblent aux yeux des esthètes, pures foutaises, et pourtant à mes yeux me semblent complémentaires... En réalité je ne pourrai pas me dédicacer à l'amour si moi-même je me sentais pas accomplie, comme si je me devais d'offrir à la personne que j'aime le meilleur de moi-même...
Donc j'ai décidé l'année dernière, de me mettre à mon compte! Certainement l'ultime étape d'une démarche intellectuelle en maturité.
Toute petite quand le professeur se tournait vers moi, dans la continuation de sa lignée, pour me demander ce que je voulais faire, je répondais de go :
- Être chef d'entreprise!
- Oui mais dans quoi?
- ... ?
Oui la réponse était quoique vide de sens! Dans ma tête de petite fille cela en avait du sens pourtant! Effectivement je ne savais pas l'activité, mais je connaissais la finalité! En soi pas mal déjà!
Même sans y mettre les mots, dépourvue d'une réflexion de grande personne qui a vécue, je savais que je ne me satisfairais pas d'une vie de routine, d'habitude, que je devais chercher en moi, au plus profond de moi, mes capacités. Affronter l'inconnu pour me découvrir : me sentir vivre avec les éléments qui m'entourent.
Pffft cela continue peut-être à ne pas avoir de sens pour ceux qui me lisent! Mais cela en a encore beaucoup pour moi!
A chaque jour un pas en avant... A chaque décision, une avancée un peu plus loin.
Oh ce rédac ne se veut pas accusateur pour ceux qui ont eu une vie différente, plus posée : chacun ses choix de vie. Au fond de moi, un volcan demandait qu'à s'exprimer. Vivre pour moi n'est pas un fleuve tranquille en fait! C'est un tourbillon d'émois qu'il faut que je touche, que je ressente et cela passe dans ma perception par un certain décalage, une virée dans mes rêves que je n'ai cessé de vouloir exoeucer! Comme une évidence... Une évidence vitale.
Décalage oui! Car étant toujours à mener ma barque suivant mes objectifs, prête à tout remettre en cause, il y a qqs années c'était loin d 'être une tendance en vogue!
Aujourd'hui, l'esprit à la crise, les journaux, revues & feuilles diverses racontent cette tendance d'une majorité à vouloir se défaire d'une certaine morosité ambiante poussée par le besoin de se trouver en harmonie avec soi. Il y a une décennie à peine, nous étions une minorité mal vue des convenances sociétaires...
J'ai fait mon nid petit à petit.
Déjà, à la fin de mes études de commerce 2 options se dessinaient dans ma tête.
Option 1 : Passer candidature dans les toutes nouvelles formations de police pour contrer les frontières eupéennes juste tombées. Suite à un seul coup de fil, la réponse fût tranchante et déterminante pour la suite... Seuls des policiers déjà en exercice seraient recrutés.
L'option 2 fût alors celle à réaliser : Poursuivre mes études en Espagne, amoureuse folle de la langue et de la culture.
Mon école n'était pas dans le programme Erasmus donc les conditions n'étaient pas facilitées. Malgré tout, je posais mes deux pieds, bien décidée, sur le tarmac de Barcelone avec pour premier RV en plein centre ville inconnu, mes futurs propriétaires, pour une visite de leurs appart en location.
A refaire! je le referai et referrai à chaque vie de chat!
Et pourtant dire que l'entourage n'avait pas salué ce départ pensant que le marché du travail ou des études supplémentaires s'imposaient de soi! En France, le côté je pars 1 an à l'étranger était encore perçu comme une vision je m'en foutiste de la vie, version peace & love & chitt !
Une année d'exception! Découverte. Débrouille. Rencontres. & fiestas : La Movida qué!
Découverte d'une ville et d'un pays.
Découverte de soi aussi, face à une langue pas totalement assimilée, face à l'inconnu loin des siens. Pas de caprices, faut avancer et s'intégrer.
Débrouille à l'université pour assister aux cours & prendre des notes.
Débrouille pour finir les fins de mois en ingurgitant des kgs de lentilles ; je n'ai jamais eu un taux de fer aussi nickel... Merci maman pour les Sos pepettes needed!
Rencontres avec tous mes colocataires! L'auberge espagnole en live! Le concept de colocation n'était qu'au balbutiements en France à cette époque... Pouah une expression de vieille ça! ... Je me rappellerai toujours de ce premier soir où ils sont tous rentrés au bercail. Entourée d'américains, irlandaise, suédoise, allemande je me suis lancée à baragouiner timidement un bonjour en anglais, un salut de guingois en espagnol & un sourire intimidée de "on fait connaissance gentiment hein?" ou "Vous me laisser rentrer dans le cercle, j'suis une fille sympa j'vous assure!?"
C'était partie, une équipe soudée, fraternité, franches rigolades, des ras-le-bol de faire le ménage pour tous! Des repas internationaux miam! Des fiestas à gogo!
Colouer c'est tout un savoir-faire & un savoir-être... trés bon apprentissage au quotidien! Les voyages forment la jeunesse, un axiome vérifié!
De retour en France le sourire large, une valise de souvenirs digestes à souhait... Heu aussi 10kg de plus sur les hanches!
Et un taff obtenu dans la semaine grâce à mon niveau d'espagnol. De quoi rabattre le caquet des plus virulents...
Quelques années plus tard... Mon esprit barodeur redevenait actif. Il me titillait les papilles et me soufflait dans l'oreille : Ok t'as bossé comme une dingue pour reconnaissance officieuse mais non officielle durant 4 ans, tu as claqué la porte et maintenant tu vis convenablement en Intérim où le boulot ne manque pas pour qui veux bosser, mais ne ressens-tu pas l'envie d'aller voir ailleurs où t'accomplir au plus près de toi-même... Le chant des sirènes avait battu trompettes, la décision était prise de reprendre les valises!
Banco, Un départ en 2 temps s'inscrivait.
Le premier, étape de mise en jambe, direction la province où j'ai cherché un taff & trouvé un studio. Cette étape, outre la période d'échauffement pour me mesurer aux changements avait un second objectif : celui de me rapprocher de ma famille paternelle dont j'ai toujours été trés proche, notamment ma tante, personnage clé mon existence, un modèle aussi de modernité & d'ouverture. Je devais le sentir ce besoin de vivre ces moments à l'aube de son départ vers d'autres "cieux".
Ce premier saut avait déjà été perçu avec un certain septicisme, à part du côté de mon fan club : l'amitié rend aveugle vous savez... Lol!
Incompréhension surtout face au modèle ancré "études, mariage, boulot & enfants".
Je ne dis pas que la peur m'est inconnue... Bien au contraire elle est tapie, accrochée aux parois! Et justement pas question de la laisser me museler par frilosité de l'inconnu! L'isolement est dur aussi. Le besoin muet de quelqu'un qui croie en moi... Toujours faire face seule. Se lever le matin et aller de l'avant quelque soit le moral!
J'ai douté de lâcher mes amis en fait... j'avais peur de les perdre. C'est la seule objection qui a pesé lors de ma décision... Mais quel poids! l'Amitié est pour moi l'Essentiel basique de Vie!
Et puis j'ai réalisé que rester pour eux signifier quoi en soi? Si eux demain doivent partir pour cause de mutation, de divorce, d'enfants à élever "au vert", est-ce qu'ils se diront "Ah non nous restons pour Sandrine, c'est notre amie & s'est dévouée pour nous dans le passé"!!!! Bien sur que non! ils auront des arguments censés expliquant leur départ. Ils penseront à eux avant tout. Et grand bien leur fasse de suivre leurs souhaits, que ces arguments soient censés ou non!
Cette réalité flagrante a eu raison des derniers freins au départ. J'ai compris que la Vraie Amitié tiendra malgré l'éloignement, s'exprimera différement certes mais sera toujours là entre 2 personnes sincères. Une manière peut-être aussi de mettre à l'épreuve les sentiments & d'en sortir les vrais & profonds que rien n'altèrent... Alors oui j'ai perdu de vue bon nombre et oui j'ai gardé constamment les plus proches près de moi et qu'ils y seront toujours. Si ces liens ont "survécu" à 2 déménagements , province et plus loin encore l'étranger, ils assurent leur solidité pour tout le reste! Lol
Voyages, mails, textos, facebook, blog tout est bon pour nous dire "Love", pour se confier, pour rire, pour pleurer. Ils sont là et moi aussi je suis là.
Voilà je suis maintenant depuis 5 ans à Agadir. J'ai débarqué en pleine nuit, avec une copine, sans savoir de quoi le lendemain serait servi. Seule certitude : allez au bout du rêve! Rien à perdre. Un taff cela se retrouve toujours pour qui est motivé (le mot crise n'était pas encore à la mode). Nous avions 3 mois de visa pour prospecter. Au mieux on restait, au pire 3 mois au soleil & de retour pour croquer une pomme pleine d'énergie!
Quand l'annonce fût faîte je crois qu'ils m'ont tous pris pour une folle! Mes parents ont du se dire "Qu'avons-nous fait pour ne pas avoir le stéréotype même de la fille rangée!"
Un pays musulman, un pays qui ne fait pas partie du top 10 de la performance économique. Qu'est-ce qu'elle a dans sa tête? Tout le monde m'attendait au tournant... Le tournant n'est pas encore là! 5 ans... le 20 juin 2009. Bon je ne dis pas non plus que tout a été facil & j'ai même rédigé un livre sur l'intégration d'une jeune trentenaire en territoire étranger! Lol
Depuis janvier de cette année, je me suis mise à compte. Ma "petite" entreprise à 1 personne.
Conclusion : J'y suis arrivée à mon souhait de petite fille. Tout ma démarche a concouru à cette finalité... les moyens importent peu dit-on... Je pourrai l'adapter ainsi : quelque soit les chemins parcouru, raccourci, de traverse, direct, sous un tunnel ou de plein jour, j'y suis! Si l'instituteur était là... je pourrai répondre à la question maintenant :
- Être chef d'entreprise!
- Oui mais dans quoi?
- La gestion de projets Toute cette introduction pour en revenir au titre "Ils ont tout plaqué pour le métier de leur rêve..."
Dixit la psychologue Maryse Vaillant " c'est un vrai phénomène de société (...) certains ne supportent plus leur job, d'autres ont le sentiment de passer à côté de leur vie... En choisissant un métier dont ils rêvaient, on peut croire qu'ils agissent par nostalgie. Pas du tout. C'est signe qu'ils deviennent adultes : ils suivent enfin leur désir, plus celui de leurs parents."
Extraits de l'article :
"Et un jour j'ai dit stop. Ma vie était trop en décalage avec ce que j'étais réellement."
"J'ai fait le grand nettoyage dans mon entourage, les prétendus amis qui ne vous comprennent pas, la partie de la famille qui vous prend pour un dingue... Ne restent plus que ceux qui veulent que je sois heureux. Et je le suis."
"Durant cette période j'ai douté, non pas de mon choix, évident et vital, mais de ma capacité à faire du bon!"
"Son regard amoureux a été un booster formidable, comme si je me réveillais d'un long sommeil. (...) J'avais besoin que quelqu'un croie en moi"
Certaines correspondances avec mon propre rédac non? c'est surprenant comme j'ai retrouvé des redondances de mots entre leurs témoignages et le mien.
En tout cas moi je réclame justice à la minorité que nous étions. Le mot crise, pas encore d'actualité, ne justifiait pas les actes en désaccord avec un moule bien rigide. Le mot crise ne justifiait pas un discours psycho-pédago de bon ton dans les tabloïds.
Révérence...
03/08/2008 Le 31 juillet, un chapitre se clôt...Le 1er août 2008, une page blanche à écrire...
Prendre le stylo & se mettre à écrire son destin... Pas nécessaire de prendre un crayon, eh non il est impossible de prendre une gomme et d'effacer ses choix, ses décisions pour en prendre de nouveaux. Non. Les lignes se remplissent de sujets, verbes, compléments & de points finaux. Par contre, ne pas revenir en arrière ne veut en aucun dire que l'on ne peut pas prendre de nouveaux départs! C'est une question de courage, de force, de volonté, d'envie... Avec un grain d'insousciance, d'énergie, d'idéalisme & de croyance!
C'est une bonne chose de garder toutes ces pages écrites. Cela nous construit, nous fait avancer. Notre histoire se continue. Notre histoire nous complète. Nous engendre. Et nous engendrons notre histoire. C'est notre expérience. A travers celle-ci nous apprenons ce que nous voulons & ce que nous ne voulons pas. Rien à regretter, tout à apprendre de ces phrases, de ces actes, de nos choix. Et dans tous ces chapitres nous avons de trés bons moments. A garder précieusement comme des trésors de vie. A relire comme un bon livre.
Le 31 juillet j'ai quitter mon poste. En âme & conscience. Non, ce n'est pas une décision rationnelle. Malgré tout elle est réfléchie cette décision. Et écrite sur mon livre... Et j'ai vécu ces derniers jours épuisants physiquement comme mentalement : d'un côté par toute la masse de travail à achever avant de quitter mon poste. D'un autre par toute la réflexion que cette décision enclenche... Les nuits ne sont pas reposantes & les journées non plus... La fatigue nerveuse s'accumule & je deviens donc encore plus réactive à tout ce qui m'entoure & me touche... Et je vois le 31 juillet comme enfin un chapitre qui se clôt & le 1er août comme une page blanche à écrire. Et même si je ne sais pas ce que me réservent les lendemains, si j'appréhende ma force & mes faiblesses, ne sais pas trop où je me porte & ce que je veux professionnellement. je sais que je fais le bon choix car j'ai suivi malgré toutes les difficultés mon instinct, mes envies, mes attentes, bref ce que je suis, c'est à dire tendre vers l'absolu, vivre ma vie avec intensité sans laisser de côté mes rêves même si je ne sais pas trop ce qu'ils sont maintenant. Ce que je sais c'est que à c emoment charnier de ma vie, je n'avais pas l'épanouissement par lequel on se sent, je me sens en vie! Le sentiment de ne pas me réaliser & cette conviction que je dois continuer mon chemin pour trouver ce qui me comblera! Alors voilà j'ai pris ma plus belle plume, tourner la page & commencer avec des sujets, verbes & compléments... Et j'avance. Parfois le verbe se fait complet, charnu & inspiré, parfois il se fait rare, hésitant & douteux. Mais je continue d'écrire encore & encore... 25/05/2008 Vent & DiscordeAvril-Mai : la période venteuse sur Agadir...
Ce vent qui souffle par cascades
Qui s'engouffre dans les rues, passages & chemins
Force la pression sur les portières de voitures & les portes d'accès
Qui s'imisce sans y être invité dans nos vêtements, dans nos cheveux, dans nos chez soi
Et qui bouscule tout sur son passage!
Laisse le désordre partout,
Dépose poussière, sable & détritus emmenés dans sa folle course.
Enlevés ailleurs, lachés ici
Ce vent qui a force de souffler sans accalmie, ni repos nous épuise par les efforts à le contrer.
Chaque mouvement, chaque pas, chaque geste est décuplé.
Ce n'est pas seulement une fatigue physique sinon psychique & mental
Ce vent par sa constance jour après jour nous désoriente
Les sens sont bousculés, nos pensées chamboulées.
Il s'imisce, oui s'imisce telle une inondation emportant tout dans ses rafales tels des flots ravageurs
Une bonne averse ravive une ville, nettoie les habitations, emmène la poussière, ravive les couleurs
L'eau en s'évaporant dans l'athmosphère ranime les odeurs,
La vie reprend son sens car la place est nette pour un nouveau printemps
La neige apporte douceur & sérénité,
Calme & tranquillité
Chaleur dans les foyers
On se couvre par des habits bien chauds
On marche en écoutant ce souffle d'apaisement au moment où le pied carresse la couche moelleuse
On Respiree cet air revigorant
Le soleil darde ses rayons & la neige fond pour livrer une terre reposée prête à fleurir dans une myriade de couleurs.
Le vent qui souffle & passe son chemin est bienfaiteur :
Il chasse les nuages, chasse la pollution, évacue la poussière
Mais le vent qui se pose & qui reste est destructeur :
Il harcèle , provoque, dérange
Impossible de sortir, obliger de se calfeutrer chez soi. Rien n'y fait la poussière s'engouffre partout sournoisement.
Les cheveux se déchessent, la peau se craquèle.
Marcher devient un bras de force avec le vent à savoir qui va se laisser choir...
Cligner des yeux, se recroqueviller pour avancer.
Le corps se contracte, se durcit. Aucun épanouissement, aucun laisser aller, tous les muscles sont tendus.
Même à l'intérieur, dans notre tête, son sifflement nous poursuit jusqu'au limbe de nos esprits.
Tel que chez soi, L'entendez-vous se glisser sous les baies vitrés, entres les doubles portes?
Il tente d'ouvrir les fenêtres en s'y plaquant de toutes ses forces.
On se sent piégé, l'assaut est à chaque fois plus énergique,
Energie qui se vide, qui nous quitte. Et Le vent s'en abreuve comme des vases communiquants!
Le vent nous force à rester chez nous ou bien nous force à lui livrer bataille pour avancer
A l'image de la haine, il ravage tout sans recul, sans réflexion.
Les gens d'antan disaient "le vent rend fou"
Par l'isolement qu'il engendre, par le combat qu'il impose... Jour après jour, sans jamais fléchir de sa force, de sa puissance,
Oui rendre fou... Je commence à le croire...
03/01/2008 Et si les contes de fée existaient ?Et si Walt Disney puisait son imagination de notre quotidien. Sans même l'extrapoler. Ni l'enjoliver.
Moi j'y crois. Si j'arrète d'y croire, je crève!
J'ai toujours la conviction, une certitude que je vais le vivre aujourd'hui, demain ou après-demain. Que oui, je vais le vivre, cela va m'arriver cette pulsion amoureuse, cette fusion avec un autre être, cette complicité amoureuse fusionnelle.
Pourquoi toujours détruire nos attentes? Devoir soi-disant ramener nos "écervelées" sur terre. Ces petites filles qui n'ont pas grandi. Mais pourquoi grandir signifie de ne plus croire en rien !!! En quoi croire aux contes de fée sous-entend que l'on a rien compris à la vie, à la Vraie vie. La vie est si triste ? Si terne? les hommes sont si dépourvus de sensibilité, de sentiments, d'amour. Vivent-ils que pour être égoïstes, infidèles & matérialistes?
Non je n'y crois pas. Tous ces bouquins qui fleurissent pour persuader l'humanité que les hommes viennent de mars & les femmes de saturne (ou le contraire?) bref d'éduquer les 2 sexes à penser qu'ils sont diamétralement différents, incapables de se comprendre parce que les neurones ont des formules chimiquement incompatibles. Toutes ces espèces qui s'improvisent psy & dérivés qui nous assènent avec un jargon intellectualisé qu'hommes & femmes ne sont pas sur la même longueur d'ondes, pire nous ne parlons pas la même langue... Toutes ces revues "in" qui à chaque édition nous impriment un article nous martelant qu'hommes & femmes sont sur une aire de combat.
Je hurle non à cette satanée manipulation médiatique ou sociétaire qui ne fait que nous séparer encore plus & nous mettre sur des rails vers d'autres horizons calculés... Certes moins les gens sont heureux & moins ils prennent leur vie en main & plus ils sont contrôlables...
Moi j'y crois. Des hommes prêts à aimer sur les mêmes ondes, les mêmes valeurs ils existent. Il suffit qu'ils s'écoutent, qu'ils écoutent leur coeur, leur besoin & non qu'ils répètent comme des perroquets ce que depuis tout petits, tous, familles, proches & anonymes leur répètent, eux-même manipulés de génération en génération.
Et dire que l'on parle de liberté de penser, de sociétés ou de pays libres. Je me dis parfois que la dictature peut prendre des parures bien attractives, donc plus difficiles à détecter, tout comme cette méchante sorcière qui se déguise en journaliste, en homme politique, en associations, en médecins, en amis, en parents & qui susurrent de son plus bel atout que les contes de fées n'existent pas...
18/11/2007 L'amitié selon AristoteJe lis, je lis beaucoup. Des livres, des magazines, des revues spécialisées, telle que cinématographique. Souvent devant une boisson chaude, installée dans ma cour ensoleillée, au calme, je feuillette. Je coche ce qui me plaît, ce qui m'interpelle : des nouveaux produits cosmeto (!), des avancées scientifiques ou encore des mots, des phrases, des passages qui me réveillent soudainement d'une lecture passive & désintéressée.
Des petits bijoux de réflexion se profilent dans des articles insoupçonnés.
Alors je coupe la page, je note le titre du film à voir, je mémorise la phrase qui a percuté mon intérêt ou tout simplement déchire le passage à réutiliser, à remanier comme c'est le cas pour ce feuillet.
L'amitié selon Aristote. Un encart en haut à droite de Femme Actuelle, seul magazine que j'aime feuilleter pour m'apaiser l'esprit & me relaxer l'instant.
Bref, cet encart, petit rédactionnel de quelques lignes, m'a titiller l'arcade sourcilière vers le haut.
Une seule phrase, une seule question "Cet ami me rend-il meilleur?" Je cite "Un ami authentique n'est pas nécessairement un ami de longue date, ni quelqu'un avec qui on passe beaucoup de temps. Cet un être qui permet de développer des qualités que l'on a en soi & qui attendaient cette rencontre pour s'épanouir..."
Authentique. Un ami Vrai.
Un ami de longue date ou non. La durabilité d'une relation amplifie, intensifie la fusion qui peut naître de la rencontre. Le temps offre suffisament de moments pour renforcer, insuffler ces qualités en veille.
Malgré tout, oui, qui n'a pas eu un jour de galère, au moment d'un coup dur, d'une période difficile, croiser une personne qui a eu les mots, la réflexion, le geste qui sauve! Une comète qui passe dans le ciel, un rencontre furtive mais si lourde de sens dans la suite de notre chemin, comme un jalon nécessaire pour passer un cap, une strate qui s'affirme dans notre découverte du soi, comme le veinage d'un tronc, un sillon d'une empreinte, une évolution dans le temps & dans notre spiritualité.
Des qualités en soi... pour s'épanouir. Et oui j'adhère totalement. Tous les éléments, les personnes, les circonstances nous façonnent, nous renvoie une image ou nous pousse à exorter un coin de nous, comme une fleur qui s'ouvre & dont la corolle de pétales se libère une à une.
C'est une question essentielle dans le cheminement de sa propre vision de soi, de son propre développement : Cet ami me rend-il meilleur?
Cette question est vitale, essentielle, primordiale...
A l'inverse on peut se demander si cet autre ami là, celui qui partage tout, à qui nous avons donner notre confiance, notre loyauté, nos secrets les plus intimes, nos rires les plus francs, oui lui ou elle , si cet(te) ami(e) me rend-il mauvais...
Une seule question directe : meilleur ou mauvais. Une seule réponse concrète : oui ou non. Une seule action : continuer ou arréter. Une formule simple & efficace.
Et pourtant pas si facile de s'entourer d'amis qui nous élèvent vers le haut. Qui ne s'est pas épris du plus mauvais garçon. Qui n'a pas eu un ami animé des pires sentiments qui soient, jalousie & envie envers soi. En toute conscience malgré tout nous insistons, nous persévérons en sachant que le coup viendra dans le dos, sans prévenir. Nous y croyons encore & encore que la flamme que nous voyons briller dans cette âme deviennent un feu ardent. Car si cet ami peut nous rendre meilleur, nous aussi nous pouvons avoir l'espoir de le rendre meilleur...
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