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    5/25/2008

    Vent & Discorde

    Avril-Mai : la période venteuse sur Agadir...
     
    Ce vent qui souffle par cascades
    Qui s'engouffre dans les rues, passages & chemins
    Force la pression sur les portières de voitures & les portes d'accès
    Qui s'imisce sans y être invité dans nos vêtements, dans nos cheveux, dans nos chez soi
     
    Et qui bouscule tout sur son passage!
    Laisse le désordre partout,
    Dépose poussière, sable & détritus emmenés dans sa folle course.
    Enlevés ailleurs, lachés ici
     
    Ce vent qui a force de souffler sans accalmie, ni repos nous épuise par les efforts à le contrer.
    Chaque mouvement, chaque pas, chaque geste est décuplé.
     
    Ce n'est pas seulement une fatigue physique sinon psychique & mental
    Ce vent par sa constance jour après jour nous désoriente
    Les sens sont bousculés, nos pensées chamboulées.
    Il s'imisce, oui s'imisce telle une inondation emportant tout dans ses rafales tels des flots ravageurs
     
    Une bonne averse ravive une ville, nettoie les habitations, emmène la poussière, ravive les couleurs
    L'eau en s'évaporant dans l'athmosphère ranime les odeurs,
    La vie reprend son sens car la place est nette pour un nouveau printemps
     
    La neige apporte douceur & sérénité,
    Calme & tranquillité
    Chaleur dans les foyers
    On se couvre par des habits bien chauds
    On marche en écoutant ce souffle d'apaisement au moment où le pied carresse la couche moelleuse
    On Respiree cet air revigorant
     
    Le soleil darde ses rayons & la neige fond pour livrer une terre reposée prête à fleurir dans une myriade de couleurs.
     
    Le vent qui souffle & passe son chemin est bienfaiteur :
    Il chasse les nuages, chasse la pollution, évacue la poussière
    Mais le vent qui se pose & qui reste  est destructeur :
    Il harcèle , provoque, dérange
     
    Impossible de sortir, obliger de se calfeutrer chez soi. Rien n'y fait la poussière s'engouffre partout sournoisement.
    Les cheveux se déchessent, la peau se craquèle.
    Marcher devient un bras de force avec le vent à savoir qui va se laisser choir...
    Cligner des yeux, se recroqueviller pour avancer.
    Le corps se contracte, se durcit. Aucun épanouissement, aucun laisser aller, tous les muscles sont tendus.
     
    Même à l'intérieur, dans notre tête, son sifflement nous poursuit jusqu'au limbe de nos esprits.
    Tel que chez soi, L'entendez-vous se glisser sous les baies vitrés, entres les doubles portes?
    Il tente d'ouvrir les fenêtres en s'y plaquant de toutes ses forces.
    On se sent piégé, l'assaut est à chaque fois plus énergique,
    Energie qui se vide, qui nous quitte. Et Le vent s'en abreuve comme des vases communiquants!
    Le vent nous force à rester chez nous ou bien nous force à lui livrer bataille pour avancer
     
    A l'image de la haine, il ravage tout sans recul, sans réflexion.
     
    Les gens d'antan disaient "le vent rend fou"
    Par l'isolement qu'il engendre, par le combat qu'il impose... Jour après jour, sans jamais fléchir de sa force, de sa puissance,
    Oui rendre fou... Je commence à le croire...