Sandrine's profileLe Maroc, origine des se...PhotosBlogListsMore Tools Help
    2/28/2007

    Coup de plume pour un coup de gueule !

    Un bail que je n'ai pas pris ma plume! Devrais-je dire, mon clavier! Pour m'épancher des émotions qui m'emplissent.
     
    Un nouveau job, un déménagement, un taff prenant, bref les raisons sont multiples pour ma trop longue absence. Et ces raisons perdurent ! Pourtant, ce matin un pote m'a envoyé quelques lignes pour me dire que mon blog était trés sympa & que mon écriture était soutenue. Quel plaisir de le lire. D'ailleurs l'intensité de ce plaisir m'a même surpris !
     
    Tout au long de la journée, ce court échange est resté tapi en moi, en écho lointain revenait toquer à mes pensées présentes. Il s'insinuait soudainement entre 2 actions : pendant la rédaction d'un mail professionnel devenait insistant, lors d'un appel à prestataire tintait à mes oreilles.
     
    Et j'ai compris! Comme un coup sourd & brutal : il me manquait ce foutu blog perso ! Ce recueil du moi & des autres, de vous, de nous, d'ailleurs & d'ici.
    Un manque présent sans lui donner un corps, un nom.
    Les mots me manquaient. Ecrire me manquait.
     
    D'autant plus ces derniers jours. Ils ont été lourds émotionellement. J'ai un gros coup de gueule à pousser, à hurler. Mes écrits vont se faire sons.
    En les lisant, vous allez les entendres mes mots vifs ! Vous allez les lire,me voir & m'entendre.
    Oui, même ceux qui ne me connaissent que via ce blog vont me matérialiser à la lecture du prochain chapitre.
     
    C'est un hurlement de mots.
     
    Vivre à l'étranger, c'est un cocktail de saveurs. De saveurs émotives, spirituelles, émotionnelles & physiques. Brûlantes ou douces, sucrées ou amers, ces saveurs se font moi.
     
    C'est un cocktail d'exotisme, d'aventures, de challenges, d'emotions, de rencontres, belles & mauvaises, de douceurs & de dureté, d'heurts multiples, d'illusions & désillusions. On le secoue ce cocktail & un feu d'artifices m'agite chaque jour... 
     
    Là, ce sont les rencontres dont je veux faire l'éloge mais aussi la critique haute !
     
    Vivre loin de sa terre natale, loin de sa famille, loin de ses amis protecteurs, c'est s'exposer aux différents genres humains. Saluer, discuter, découvrir, connaître ou croire connaître. Aimer. C'est une prise de risque journalière de créer son nouvel environnement. Et j'étais avide de le créer ! Impatiente. Désireuse. L'amitié à toujours était essentiel dans ma vie. Et je suis exigeante  de m'entourer de personnes dont les qualités humaines sont l'honnêteté, la confiance, la transparence, la franchise, l'intégrité. Ensuite peu importe son tempérament. La fondation comme toutes constructions solides qui défient le temps, doit  respecter non des normes mais des valeurs fondamentales pour s'élever, murir & vieillir sans se lézarder & s'effondrer comme des pierres mal assemblées.
     
    Ras le bol de ces expatriés dont la superficialité prévaut sur toutes autres caractéristiques, de ces groupes sclérosés de ressortissants français qui s'étouffent comme de vieilles familles bourgeoises qui éteignent leur race à vouloir copuler & se suffir entre eux !
    Ras le bol de ces rapports consensuels entre gens qui pour être dans la lumière, qui pour plaire à ce qu'ils pensent être l'élite d'une communauté se vautrent dans une bouillie de faux semblants, de mesquinerie ridicule. Ont-ils peurs de rester seuls qu'ils jouent sur tous les tableaux ? Oui ils ont peurs. Peurs d'être seuls alors que tant de gens fourmillent dans cette ville, à rencontrer. Encore faut-il prendre le risque, le temps de les rencontrer ces gens si différents... Faire fi des apparences.
    Ras le bol de ces gadiris, populaires ou intellectuels, qui au-delà du sourire d'accueil qui fait la réputation de l'hospitalité marocaine, vous approchent par intérêt voilé & vous détestent animés d'un complexe d'infériorité culturelle & d'une religion castratrice. 
     
    Ils m'aiment & me détestent. Bien sûr je butine dans tous les groupes en prenant le meilleur de tous. Cela énerve.
    Je fréquente autant Les français, ceux qui le méritent... Suivant mes critères,
    Que Les espagnols, grands amateurs de la vie & de la fête en toute simplicité. Même si on peut leur reprocher de vivre entre eux de part leur  communauté monolinguistique. Un atout que je parle espsagnol!,
    Comme Les marocains, qui ont l'esprit ouvert, qui vous ouvrent les portes de chez eux, sans intérêt caché, sans sourde jalousie,
    Et Ceux de passages comme ceux qui restent, ceux qui vivent la nuit, comme ceux qui vivent le jour.
     
    Je ne cancane pas, ni délétère personne. Je m'entends avec tous avec sincérité, ni faux semblants. J'ouvre ma bouche pourtant fine mais bien remplie de mots justes qui perturbent le factice de ces vies si insignifiantes. Je prends position & surtout les emmerde !
     
    Je me veux forte, provocante, agressive,... Et ce n'est que douleur profonde & intense... mes amis me manquent. Les vrais. ceux que j'ai laissé en France. Ceux qui sont comme moi partis vers d'autres horizons. Où êtes-vous ? Krystel, Fan, Véro, Laurence ma cousine. Vous me manquez. Terriblement. Nos rapports sincères, francs. Une amitié sans ombre, sans faux. Nous nous aimons et c'est vrai. Dans la lumière comme dans l'ombre. En public comme dans l'intimité.
     
    Cette ombre dans ma bonhommie habituelle passera... C'est vrai ma sensibilité clamée, je devrai tamiser mon discours... Je rencontre des filles chouettes, des gars sympas. Dans le bon comme dans le pire. Chaque relation est une prise de risque. C'est un choix à assumer jusqu'au bout. C'est l'excitation de rencontrer une âme soeur... Seulement quand elles s'accumulent les désillusions, la digestion se fait hard !
     
    Les voyages forment la jeunesse. les voyages forment les adultes aussi. A tout âge.
     
    Je le prend trop à coeur. Faut m'assagir...Avec plus de force & de recul. Sans me laisser altérer : ça c'est un irréalisable challenge!!!J'avance. Je continue à vouloir aimer, à vouloir rencontrer l'âme humaine... Une belle âme vaut 10 mauvaises sur le passage.
    Et je reste bravache, à lever la tête, à démontrer que rien ne me touche... Mon sourire, ma plus belle arme ! Ma plus belle armure.
     
    Ils ne me touchent pas ces carcasses vides d'éthique. Non. Et je continue de les emmerder tous ces cons ! Et je continue à m'émerveiller des rencontres que je fais !