Sandrine's profileLe Maroc, origine des se...PhotosBlogListsMore Tools Help
    11/16/2006

    Un dimanche à Ifrane

    La région d'Agadir laisse tant à découvrir! Je ne me taris pas de vous raconter mes périples sur feuillets !
     
    Un dimanche... Grasse mat. Soleil. Coup de fil et nous voilà, Laurent, Philou et moi à bord du 4x4 sans destination vraiment précise.
     
    La glacière remplie de victuailles achetées à la supérette du coin, nous prenons la route pour trouver un endroit sympa pour picniquer. D'un commun accord direction Essaouira. Nous aviserons sur le trajet, au grè de l'envie...
     
    C'est l'enjôlement par la Nature. C'est l'engouement de la liberté !
     
    Nous bordons la côte puis la délaissons au profit d'une route sinueuse de montagne pour ensuite traversée plaines & bleds. De quoi satisfaire toutes les soifs de reliefs, de vue & de paysages.
     
    Heureusement, le 4x4 ouvre un panel de possibilités.  Elément essentiel dans la vie de cette région, Rien ne nous empèche de suivre une piste, un chemin ou d'entrer dans un paysage attractif qu'il y ait des traces ou non!!!
     
    Nous décidons soudain de tourner sur la gauche suivre le panneau de direction Tafadna, un petit port de pêche. Un peu plus loin, nous quittons l'asphalte sur la droite pour une piste sablonneuse. Une longue piste. Des virages. Puis un sentier de rocailles qui nous amène sur un dédales de petits sentiers. Un coup à droite, à gauche. Nous nous retrouvons face à la mer... En hauteur. 2 criques nous tendent les bras... Go à gauche !
     
    Comment descendre sur cette plage déserte, émoustillés par le côté sauvage & inattendu du lieu? Nous longeons la falaise et lieux d'habitations éparsemés. Enfin une surface plane et nous voilà au bord d'un dénivelé assez pentu.
     
    1, 2, 3 Philou enclenche... Nous crapahutons et les roues atteignent le sable. Pas de quoi pavoiser, pas encore... Une dune. Nous surfons dessus. Léger embourbement. Désensabler la roue, reculer, pousser... Au devant, une véritable plage déserte ! Une fois le 4x4 libéré, un emplacement lui est dédié : à la naissance de cette étendue prometteuse.
     
    Hop, glacière posée, serviettes de plage tendues, je m'empresse d'aller m'unir langoureusement avec l'océan. Les vagues se veulent énergiques et je m'épuise à jouer avec elles. Mes rires se perdent dans l'écume. Mes yeux se lèvent vers le ciel bleu et je salue le soleil d'une si belle journée...
     
    Profitez-en aussi avec l'album photos du même titre ! [Excusez la qualité des photos qui ont été prises avec un mobile]
     
    Sandrine
     
     
    11/8/2006

    Lecture & passages

    Cette fois-ci, rien de vécu. Pas d'expériences persos, de week-end passion. Enfin, si une expérience dun autre genre. L'envie de partager avec vous des passages de livres, de romans que j'ai lu. Des fragances émotionnelles.
     
    J'aime lire. Pour les mots déjà. La richesses du vocabulaire : la langue française a ce vivier de mots, cette diversité de qualificatifs pour exprimer avec détails & justesse nos émotions aussi diverses, complexes qu'intenses. En fait, oui je m'instruit non pas intellectuellement, scientifiquement, socialement. .J'avoue même être assez inculte en culture générale c'est-à-dire en histoire, en géo ou même en math !Heureusement j'aime discuter & échanger. Résultat, je m'informe et me fais ma propre opinion. Je m'instruits de mots. Justement, je trouve souvent que nous sommes si limités pour décrire, expliquer, commenter, parler de nos ressentis que je recherche encore plus de mots pour m'exprimer avec tout l'a-propos, toute la sincérité qui m'anime, toute l'ampleur des émotions que je vis. Et puis j'écris moi-même. Mon livre. Depuis des années. Un accouchement long, parfois en suspend, puis en reprise. Alors ce besoin de mots est encore plus fort !
     
    J'aime lire. Pour les histoires. Ni saga. Ni historique. Ni tout autre genre qui me rendrait plus savante. Non. des romans policiers. Des fictions. Du fantastique parfois. Et des livres, beaucoup comme ceux de Guillaume Musso ou Levy que je ne sais dans quelle rubrique cataloguer. Je n'aime pas cataloguer. C'est parfois si restrictif... Comme les mots le sont si souvent ! C'est pour ça que je trouve important d'avoir un vaste vocabulaire !
     
    Les mots sont avec les gestes, le comportement, le regard, le tactile ce qui nous font vibrer. Lire une histoire et ressentir ; rire, pleurer ou les 2. Quand je tourne avidement les pages pour en en savoir plus. Quand je réfléchis pourquoi, comment, qui. Quand je brûle d'aller directement à la fin pour le dénouement. Quand je ris lors d'un passage. Quand je pleure quand je tourne la dernière page. Alors cette histoire a réussi. Ces mots ont réussi. A me faire ressentir une émotion, une curiosité. Alors je me sens animée. Et je me sens vivante !
     
    C'est tellement important de sentir vivre ! Cela peut-être une lecture, une discussion, un échange, une action, un ami, un acte, un pas de plus sur mon chemin. Cette fois-ci j'ai voulu mettre la lecture à l'honneur de mon feuillet.
     
    Je souligne ces passages, puis les note sur mon calepin. Pourquoi? Les garder tout prêt. Ces mots dans lesquels je me retrouve. Ces mots qui m'ont fait vibrer. Ces mots qui m'ont interpeller. Rien que pour ça, je les mets à l'honneur !
     
    En voici quelques passages :
     
    Longtemps elle avait cru être plus maligne que les autres. Se jouant des pièges de la routine et des obligations. mais aujourd'hui, elle se sentait complètement perdue, sans repère ni structure. (P14) Elle aurait voulu s'imposer telle qu'elle était vraiment : naturelle, sensible et rêveuse. Le problème c'est qu'elle ait perdu toute confiance en elle. (...) Vivre une véritable histoire d'amour. (P15) Rien n'est jamais anodin mais on appréhende pas toujours correctement les répercussions de ses actes. (P36) Elle n'avait rien de tout cela : ni métier stable, ni amoureux, ni enfant. Partir (...) avait été un pari insensé, elle le savait. Tout son entourage le lui avait d'ailleurs assez répété : ce n'est pas raisonnable. (...) L'époque n'était pas à la prise de risque (...) à la frisolité, au principe de précaution, à l'obsession du risque zéro. La société prônait la prudence, les plans de retraite à 25 ans, les régimes obligatoires,... Mais Juliette n'avait écouté personne. s'accrochant à sa bonne étoile, elle s'était toujours dit qu'un jour elle les étonnerait tous. (P44) Combien quelques heures magiques peuvent colorer des années d'humiliation et de petite vie. (P91) Ni Sam, ni Juliette ne croient donc au destin. Pourtant (...) peut-être qu'au fond rien n'est totalement fortuit. Peut-être que certains évènement doivent se produire. (...) Comme s'ils étaient consignés dans une sorte de livre du destin (...) à la manière d'une flêche tirée depuis la nuit des temps et qui aurait toujours su où et quand elle devait frapper. (P94) L'amour lui faisait peur autant qu'il lui faisait envie et, comme jamais, auparavant, il avait faim de vivre et d'oublier toutes ses peur passées. (P104) Les destins conduisent celui qui accepte et traînent celui qui refuse.  [Sénèque](P137) Je déteste cette idée de prédestination. Toute ma vie j'ai lutté pour ne pas être prisonnier des déterministes. (...) Est-ce que la vie humaine avait une finalité ou bien se résumait-elle seulement à un mécanisme biologique? (P348-349)"
    Sauve-moi, Guillaume Musso - Pocket n°12861
     
    "C'est vrai que le bonheur peut devenir une habitude, un avantage acquis, un état naturel. (...) Pas une dispute, pas un malentendu, pas l'ombre d'un rapport de force. (...) La deuxième fois où l'on a fait l'amour, on se connaissait déjà par coeur et on ne sait jamais rassasié, jamais lassé. (P29) Deux éternels enfants trop mûrs parmi des adultes puérils ayant remplacé le rêve par l'ambition, la révolte par la susceptibilité et les jardins secrets par la pression sociale. (...) Seuls les vrais solitaires quand ils se rencontrent peuvent s'aimer sans s'abîmer, parce qu'ils n'ont pas besoin de se fuir, d'exercer un pouvoir ou de considérer la durée comme une fin. (...) Promets qu'on se quittera si un jour on s'aime moins. (P35-36) Mais elles ont partout les fées! Elles sont dans la vie, autour de nous, seulement on ne les voit pas, alors on décide qu'elles sont bidons, et du coup elles se mettent à douter, elles aussi, elles ne croient plus en elles. (...) Elles ne se rappellent plus qu'elles sont magiques. (P60) Mais quand on vient d'un peuple muselé, vampirisé de l'intérieur et affamé par l'embargo, privé de livres, d'alternatives et de liberté, leurs résignations sous les néons, leurs petits songes mesquins d'un destin planifié, soumis aux coucheries, aux maris, aux bébés, aux promotions, aux dettes, sont peut-être les plus grandes blessures que j'ai reçues dans ma vie. (...) que je me sens en danger de renoncer. (P81) Ce n'est pas leur hypocrisie qui me choque le plus, c'est leur passivité. (P153) Elle est vêtue n'importe comment. (...) Autant de contrastes (...) Il y a de la guerre en elle. La tension, la froideur et le recul de ceux qui ont connu les vrais dangers, les vraies luttes pour s'imposer, survivre et demeurer intacts. (P161) Saddam n'est pas le fou diabolique dont on ricane en France dès qu'il cesse de faire peur (...) Je fais partie des kurdes nés à Bagdad : ceux-là on ne les gaze pas, on les ponctionne. Il y a ceux qui meurent gratuitement et ceux qui paient pour vivre (...) Il n'y a pas à le juger, simplement à le combattre. Malheureusement personne ne le fait : on se contente de lui déclarer la guerre comme on lance un film. Tantôt on le prend pour un danger mondial, tantôt on le montre comme une victime - en fait c'est un intermittent du spectacle. Périodiquement, les Etats-Unis le distribuent dans le rôle de l'ennemi public numéro un pour stimuler leur industrie, doper leur Bourse, mobiliser leur peuple et détourner son attention. Moyennant quoi, ils le laissent aux commandes d'un pays assassiné par l'embargo, où il n'y a plus rien qui pousse, plus rien qui se passe, rien à manger et même plus de livres ; un pays qui était riche, magnifique et où il ne restera bientôt plus que des ingénieurs et de militaires interdits de visa, une poignée de fanatiques, de résignés, des pauvres et des putes ! (P170-171) Et je lui souris (...) Ce sourire qui chasse les peurs, les remords et les drames, qui réenchante le monde et détourne le malheur (...) Mon sourire de fée. (P217)"
    L'éducation d'une fée, Didier Van Cauwelaert - Livre de poche n°15326
     
    Je vous assure qu'il avait un visage normal. C'était au contraire un beau garçon, mais il suait la cruauté. (...) C'est vrai, ça ne se voit pas toujours tout de suite chez quelqu'un, mais on ressent que quelque chose ne va pas dans cette personne, qu'elle génère quelque chose en trop, une excroissance. Et parfois, c'est la cruauté. (P19) Elle savait qu'elle n'oublierait pas ce type trés facilement, qu'il était logé dans un coin de sa mémoire diffusant pour quelques semaines encore sa nonchalante lumière (P64) Alors j'ai besoin de vous, de vous clair. l'estomac clair aussi. Trés important l'estomac. On n'est pas certain qu'un bon estomac suffise à bien penser. mais on est certain qu'un mauvais estomac suffit à vous détruire les idées (P194)"
    L'homme aux cercles bleus, Fred Vargas - J'ai Lu n°6201
     
    "Arrive un moment dans la vie de chacun où l'on prend conscience que les enjeux ont brusquement changé(P24) Surf sur la vague, m'a soufflé une vie intérieure. Ne baisse pas la garde. Comme tu l'a toujours fait (...) J'avais oublié combien c'était bon l'étreinte et le désir de quelqu'un que l'on désire aussi.(...) Son étreinte était ce qui m'unifiait (...) J'avais confiance en lui. (P?)"
    Premier à mourir, James Patterson - Pocket n°12235
     
      
    A lire dans son intégralité :
     
    => 7 jours, 7 nuits pour une éternité, Jean-Marc Lévy
    => Et après..., Guillaume Musso
    => Je tue, Giorgio Faletti - J'ai Lu n°7828 pour l'angle psychologique
     
    Et encore bien d'autres...