Sandrine's profileLe Maroc, origine des se...PhotosBlogListsMore Tools Help
    10/30/2006

    Quelque part dans le Sahara : Bienvenue au Relais Michel Vieuchange !

    Il est coutume de dire que les décisions spontanées de voyages ou de soirées sont les meilleurs moments ! Même si cela peut-être contrargumenté, l'histoire que je vais vous conter rend une fois de plus ce fait vérifiable.

    Je reviens de 2 jours sensationnels dans le désert. Oui sensationnels ! La racine : les sensations... Un rendez-vous aux origines des sensations pures et cristallines. Comment l'exprimer ? Les mots me semblent si restrictifs, si limités qu'ils ne transmettent pas l'ampleur du ressenti ! En plein désert. Pas âme qui vive. Seuls avec l'Immensité, avec l'Espace...! Oh mais je me disperse. Reprenons au début...

    Lundi soir, la spontanéité de certaines décisions...

    Nous avions prévu avec Leyre de diner ensemble, lundi soir, autour d'une pizza [petit clin d'oeil au Mezzo Mezzo, meilleur restaurant italien d'Agadir, pour ma part]. Leyre (que je ne présente plus aux habitués de mon blog!) m'informe que Fawzi, un copain, sera présent. Directeur d'une agence de production, nous l'avions rencontré à l'occasion d'un casting de voix en février passé pour un reportage sur la région Souss Massa Draâ.

    Pendant le diner, nous discutions de la maison d'hôtes que Fawzi & son ami Patrick étaient en train de construire dans le désert saharien en hommage à un explorateur, Michel Vieuchange. Ce n'était pas la première fois que nous abordions le sujet & j'avais trés envie de découvrir cet endroit ainsi que Leyre. Un concours de circonstances favorables pour chacun, à savoir un planning disponible les jours suivants & hop nous voilà à la sortie du restaurant avec un départ confirmé le lendemain pour le Sahara, à 30km de Smara, en pleine région désertique. 

    Mardi, le rendez-vous était pris à 18h...

    ... Le temps que chacun s'organise. Fawzi venait avec un de ses collègues trés féru & grand connaisseur de la région, Largo.

    Un périple nous attendait : Agadir =>Tiznit (90) =>Guelmine (110) =>Tan Tan (140) =>Smara (220) =>Relais Michel Vieuchange (35) 

    Soit un total de 605 kms.
    Soit 6 heures de route 

    Quelques pauses parsèment le trajet dont à Tiznit.

    A Guelmine, voilà nous y sommes ! Les portes du Sahara...nous entrons dans le pays des tribus nomades berbères. Une route parcourue de nuit. Une route inquiétante avec des contrôles policiers féroces... 2 européennes et 2 marocains en plein ramadan dans une zone géo-politique fragile... S'abstenir ! Une route sensible où nous croisons les trafiquants qui remontent vers le nord. Leurs camions sont remplis de gazoil à moitié prix dont cette zone franche bénéficie & de cigarettes détaxées provenant d'Algérie.

    Nous traversons Tan Tan puis arrivons à Smara vers 2h 30 du matin après une longue route bercée par le ryhtme musical du chanteur Ahmed Soultan. Un chanteur berbère (oui c'est bien une épopée berbère!) que je découvre. Ce temps disponible, assise dans le 4x4, j'écoute et j'apprécie son étonnante facilité à mélanger les genres. Non cloisonné, il chante sur divers genres rythmiques de sa terre natale à l'outre-atlantique. En français, amazigh ou anglais sa musique traduit le brassage multi-ethniques. Son album en porte le tatoo "Tolérance" !

    Smara, tout un mythe!  

    Smara porte le nom d'une plante, Smar, que l'on trouve dans les rivières et que l'on tresse pour obtenir des cordes.

    A l'origine, ancien lieu de rassemblement des tribus nomades berbères, autour du cheikh : c'était la "capitale" du Sahara. En 1895, seule la zaouïa, demeure du cheikh, prônait fièrement avec des tentes tout autour. Aujourd'hui, elle est la résidence des casernes militaires marocaines qui souhaitent juguler par leur présence les émeutes pour l'indépendance. Leur existence est le berceau d'une vie citadine proche de la notion de bled avec une artère principale composée de commerçants.

    Un zest d'histoire

    1895 : Zaouïa, demeure du cheikh
    1934 : caserne militaire espagnole
    1976 : suite à la marche verte 1975, caserne militaire marocaine FAR (Forces des Armées Royales)

    Malgré l'heure tardive, Smara est encore pleine de vie. Au ramadan, l'activité économique & sociale change de cadran. Nous faisons les emplettes, le plein de victuailles avant de quitter la civilisation & ne pas avoir à y revenir avant la date prévue...

    Pour rallier Smara au Relais Michel Vieuchange , nous avons 30 kms d'asphalte vers Laayoune + 5kms de piste.

    Nous sommes alors à 150 kms de la frontière mauritanienne.

    Et nous y voici ! Relais Michel Vieuchange dont les initiales s'entrecroisent sur une des portes d'entrée : RMV.

    Bien qu'exténuées par la route, nous tenons à découvrir le relais avant de nous coucher : faire le tour & imaginer ce qui nous entoure... 
    Le relais est fabriqué de briques rhabillées par des briques de pierre ainsi qu'une partie en pisé. Le salon inclus même des troncs de palmiers.
    La cuisine n'attend plus que d'être équipée, les revêtements sont finis. L'espace sanitaire séparé par une terasse réunit plusieurs douches, WC et lavabos. L'eau n'est pas courante mais la citerne est déjà installée.
    Restent en projet ; les 6 chambres d'hôtes, l'électricité qui sera diffusé par des panneaux solaires pas encore raccordés.
     
    Et le silence... Malgré l'obscurité de la nuit, on devine un territoire vierge qui s'étend à perte de vue...
     
    Le sommeil se fait trop fort... 4h du mat et nous nous glissons dans nos sacs de couchage après avoir déplié des tapis gonflables. Le  pied ! Ils se gonflent tous seuls : Aaaaaaal vive le high tech pour les voyageurs hors sentiers battus! Nous avions craint la fraîcheur : les nuits peuvent être trés fraîches en plein désert. Mais non, en octobren le temps est encore clément et les murs sont gorgés de la chaleur du jour. Apaisement...
     
    Mercredi : Réveil - 360°
     
    Un oeil ouvert, nous restons nous prélasser dans nos lits de fortune.
    Les deux yeux grands ouverts, nous sortons aussitôt admirer le site dardé de soleil... 
     
    Un terrain aride et lunaire.
     
    Des cailloux mélangés au sable, une végétation parsemée subsistante. Le désert à bien des facettes ! Toujours symbolisé par les dunes, il est bien plus ! Toujours surprenant.
    Des montagnes semblent à la fois s'enraciner au sol et planer ici & là. L'effet de la chaleur nous joue des tours comme ces étendues d'eau que nous voyont briller à l'horizon...                                       ...Nous vivons les mirages...
     
    Un petit-déjeuner improvisé sur des tapis : lait, thé, madeleines, pain & huile d'olive. Ah j'oubliais le kiri. Vous n'avez pas encore goûté le kiri trempé dans l'huile d'olive ? Un régal !
     
    Nous voici pleines d'énergie pour aller à la découverte!
     
    Fawzi et Largo nous conduisent tout d'abord dans un bled formé seulement de quelques maisons isolées. Son cimetière accueille la tombe du marabout Hamed Laaroussi (ou sidi Ahmed El Aroussi, l'orthographe varie). Ils nous content sa légende : celle de l'aigle & de la tabela. Venu de Tunisie, il fût arrété et emprisonné par le Sultan. Mais Dieu lui porta secours ; un aigle vînt l'enlever. Pendant le vol, la ceinture, que l'oiseau tenait dans ses cerres, céda. Le marabout tomba sur une montagne, la tabela, appelée ainsi pour sa forme. Les montagnes dans cette région ont la spécificité non pas d'être en forme de pic sinon en forme de grands plateaux : leur sommet est plat. 
     
    Plus tard, nous verrons également la tombe isolée, cette fois seule sur un plateau, du marabout Hamed Oumoussa.
     
    Saviez-vous que les marabouts s'appelaient tous Ahmed ? Pour faire valoir leur descendance au prophète Mohammed. Ils étaient tous censés avoir des dons qui permettaient aux peuplades qui les accueillaient de survivre dans ce climat si dur : influences sur l'aridité qui touchaient les cultures, les diverses maladies, c'est celui qui tenait les tenants & aboutissants du Coran. En échange, il était pris en charge complètement par les habitants : repas, offrandes, il se voyait inviter tous les jours dans une famille différente. Croyait-il vraiment en ses dons ? Le fait d'avoir foi en ses croyances permettait-il l'hallucination collective à ses "miracles" ? Cet aveuglement rendait-il la vie moins dure ou au contraire l'amplifiait ? Profitait-il du désespoir des gens, de leur ignorance, de leur inalphabétisme, de leur primitisme ? Je n'ai pas la réponse à ces questions. Mon texte ne se veut polémique. Il se veut le partage d'une civilisation & d'Une Nature originelle.
     
    Vive le GPS !
     
    Se ballader ainsi dans le désert, aux grès de nos envies, sans repère, pour des sédentaires comme nous, c'est se perdre à jamais... Nous avons découvert des dizaines & des dizaines de tumuli [tumulus au singulier]. Ces sépultures ancestrales, de 1500 à 2000 avant JC, date de la préiode pré islamique. Elles sont reconnaissables par l'amas de pierres qui forme une petite élévation. Les nomades enterrés leurs morts là où ils se trouvaient, de préférence sur une montagne. Cela dit suivant leur position, des tumuli ont été érigés au niveau des plaines. Les morts étaient repliés en position foetale entourés de leurs biens tels que des outils, des bijoux. Je n'ai pas une connaissance pointue, ni minime, de cette époque mais je m'interroge. Alors est-ce une coïncidence ou voulaient-ils effectivement que la personne s'en aille dans la même position où elle était née ? une position propice à un nouvel accouchement dans un autre monde?

    Encore plus loin. Encore plus près. Les repères ne sont plus. Nous évoluons dans cette immensité et croisons des troupeaux de dromadaires. Me voilà rassurée. L'espèce n'est pas éteinte. Ils sont ici en grand nombre encore. Voilà l'endroit de placer mon cri ! Au Maroc, les habitants commes les touristes, les incultes comme les intellectuels, du plus ignare au plus savant, tous  appellent communément le dromadaire, un chameau. Une erreur universelle ! Quelque soit les langues utilisées, l'origine de la personne, chacun s'emploie à appeler le dromadaire à une bosse, un chameau à deux bosses. Alors si c'est une erreur universelle, est-ce une erreur ? Devons nous croire le dictionnaire...  Tellement d'écrits trompent les gens,...

    Nous continuons notre périple. Nous roulons dans le Rio del Oro, oued aujourd'hui asséché dont le lit mène jusqu'à Laayoune. La végétation se fait plus présente : Herbes hautes, acacia, fagonia. Et la faune plus nombreuse : des perdrix du désert se mettent à fuir devant nous. Le relief plus abrupte, assez tape-cul, l'eau a raviné le sol.  Je me suis penchée sur l'origine du nom "Rio del Oro". En voici son histoire :

    Selon la légende, des pépites foisonnaient dans le lit même de la rivière. Au 18ème siècle, les navigateurs portugais échangeait des étoffes et des céréales avec les indigènes en échange de l'or. A la fin de ce dit siècle, les navigateurs français se lancèrent aussi à sa recherche mais aucun récit ne laisse d'indications précises sur l'or et les rivages. Ils rapporteront seulemnt qu'un terrible courant mettait les navires en détresse. Difficile dimaginer aujourd'hui cet oued tari en oued tourbillonant d'eau 2 siècles auparavant. Le climat n'avait pas encore déshydraté la région...

    "Par la suite, le Rio del Oro fût un désert terrible, possession du vent et de la lumière, une terre habitée par les derniers hommes libres du continent, ceux qui ont refusé tout contact et toute compromission... des hommes, des femmes sans faiblesse, de pierre et de feu, mobiles comme le vent, capables de marcher pendant des jours presque sans manger et sans boire. Un peuple qui ne cherchait pas à s'établir, ni à construire, car tout n'est qu'illusion sous le regard brûlant (...) : un peuple à l'image du sable, à l'image du ciel."

    Des berbères, des nomades. Nous entrevoyons de loin des caravanes. Je n'ai pas envie de casser le mythe, parfois vaut mieux se bercer de stéréotypes charmants... Pfttt, saviez-vous qu'ils ont tous des 4x4 maintenant. Leurs tentes aussi ont changé ! Out les tentes berbères marron foncé, appelées khaïma. Place aux tentes en toile de bâche blanche, plus légères et manéables. Cela dit, la sédentarisation est générale et les jeunes  aspirent à une vie plus facile vantée par la société de consommation. La majorité des nomades sont sédentarisés pour fuir la sécheresse, les conflits et le manque de nourriture. Les nouvelles générations n'ont même pas connu le nomadisme. Mais  ne dit-on pas que le naturel revient toujours au galop ?... Au fond d'eux, des siècles de vie sont tapis. Les gènes, les habitudes demeurent. Ils seront toujours nomades dans leurs têtes. Ils aborderont toujours la vie comme de grands voyageur...

    Je vous invite à lire les passages, P 39 [Les reguibat], P45 [la tribu, l'organisation de la société nomade] et P50 [Le nomade d'aujourd'hui] du livre "Pistes du Maroc" (références en bas de page)

    L'envie se fait de plus en plus grande de grimper une montagne. Pour les uns découvrir ce qu'il y a sur ce plateau : d'autres tumuli peut-être ? Pour moi, de voir d'encore plus haut ce paysage : Etendre mon regard à perte de vue... La montée ne se fait pas sur des sentiers banalisés en S. Nous grimpons en flanc de montagne, direct dans une caillasse instable. Une petite glissade et je reprend pas trop sûr de moi avec une cheville qui fait des siennes. Je pense déjà à la descente et à mon genou fragilisé à la même jambe (foutu corps!), envie d'arréter mais non hors de question d'arrêter de toute façon.

    Waou!! Cela valait tous les efforts ! Pendant que Largo, tête baissée, furète à la recherche d'indices, que Fawzi explique à Leyre la vie autour des silex, je m'en vais, tête levée, errer sur cette étendue aussi grande qu'un lac (je laisse votre imaginaire aux dimensions du lac!). A la limite du vide je regarde. Mon regard se porte aux confins.

    Le Sahara là, je le touche, je le vis, je le ressens.

    J'écarte mes bras et laisse la brise des hauteurs me porter. Le temps passe. Je découvre des espaces rocailleux aménagés, ancien lieu de prières, érodés par le temps. Quand ? Par qui ? Les nomades avaient pour habitude de s'aménager sur leur route un espace de culte délimité par des cailloux.

    Largo exulte ! Il a découvert silex & flèches avec pédoncule, genre l'atérien soit 40 000 avant JC, technique reproduite durant l'industrie néolitique , soit 1500 - 2000 avant JC. A vous de choisir ! Leyre, assise sur un rocher, à vide, joue avec l'écho qui porte loin. J'y arrive pas ! Assise à côté d'elle, les sons sortent difficilement. Je me sens muette. Le regard porté! Assise là me suffit à l'écouter, à écouter le silence... Sauf quand Fawzi décroche son portable et se lance dans un vocabulaire professionnel, nous redescendons sur terre : l'instant fût temporaire...

    Je redoute la descente aussi, une fois en bas je tourne la tête tout sourire.

    La journée est bien avancée, nous rentrons au relais. 

    Au dîner : tagine de boeuf argentin et grenades. Oui oui nous avons trouvé du boeuf argentin en plein Sahara. Les casernes militaires assurent aux bouchers de Smara des approvisionnement surprenants ! J'en mangeais pour la première fois, tout comme le fruit, la grenade.

    De longues discussions ont agrémenté la soirée. Assis ou allongés sur des tapis, sur une terasse couverte, nous profitons du repos. Nous assistons au coucher de soleil : un nuancier de jaunes, puis d'orangers, pour finir dans les rouges mûrs. La nuit revête son noir étoilé. Des myrielles d'étoiles !

    Nous sommes juste en dessous de la voie lactée. Extase, le regard se ballade parmi les constellations. Les étoiles se distinguent avec netteté. Encore un autre espace, une autre dimension. L'esprit voyage aussi, des questions existentielles remplissent l'instant. 

    Sur les traces de Michel Vieuchange...

    Fawzi nous parle du Sahara avec ses connaissances culturelles & historiques ! Et de ses documentaires sur Michel Vieuchange. En 1930, cet homme décide de partir à la recherche de Smara, lieu mythique, dont personne ne connait l'endroit excepté les nomades qui s'y retrouvent, fédérés par le Cheikh. Avide d'aventure, de reconnaissance aussi par ses pairs, il décide d'effectuer le voyage. En 1930, le Sahara était une contrée mystérieuse, inviolée, dangereuse car méconnue. Le périple de cet homme prendra 2 mois 1/2 de traversée à pied ou en dromadaire, dont une partie déguisé en femme pour ne pas être pris. Vous imaginez ses rencontres, ses moyens, ses obstacles, tout le risque encouru et enfin son arrivée à Smara où il ne resta que 2h45 pour ne pas être repéré. Tout est répertorié dans ses notes, photos à l'appui qui seront ensuite éditées sous l'impulsion de son frère Jean. Fawzi nous relate tout son voyage avec ferveur : son coup de coeur pour cet explorateur, pour les alentours de Smara, sa rencontre avec Patrick, lui aussi sur les traces de Michel Vieuchange, leur projet d'unir leur passion commune dans ce relais. Nous venons à parler de la soirée consacrée à Michel Vieuchange à l'Instituf Français d'Agadir (IFA) : une synthèse des ses documentaires suivie d'un débat il y a 2 ans.  Je lui expliquais que nous étions venues avec mon amie Chrystel assister à la diffusion du film mais prises par un contretemps nous étions arrivées pour le débat. Leyre aussi y était !!! 

    Donc nous avions été mis en présence bien avant ce fameux casting de voix en février dernier... deux ans auparavant, en novembre 2004, lors de ce dit documentaire, dans les locaux de l'IFA. Fawzi & son équipe sur l'estrade. Leyre & moi dans la salle. Aucun de nous se connaissait à l'époque. E

    t nos revoilà cette fois-ci ensemble réuni par le même lien : Michel Vieuchange. Et encore plus fort ; mon aniversaire, le 1er novembre est la date de son arrivée à Smara. Et sur le retour il est décédé de dysentrie à 26ans, l'âge de Leyre. C'est incroyable, non !

    Après tous ces palables, la nuit s'étend toute obscure. Le sommeil sera pour plus tard. L'expédition n'est pas achevée ! Ils nous emmènent cette fois-ci découvrir le Sahara, by night. Nous partons, en 4x4, toujours muni du GPS, la découverte de la faune nocturne. Oui ! Le sahara vit la nuit, bien plus que le jour. Les animaux sortent chassés après s'être terrés toute la journée à l'abri de la chaleur.
    Nous avons rencontré sous les étoiles :
    > Le lièvre des buissons [Lepus saxatilis],
    > Le zorille du désert [Poeçilictis Lybica] : genre petit putois avec la même défense malodorante !. Les chaussures de Largo s'en souviennent. Nos "papilles" olfactives aussi ! Une odeur qui s'accroche les jours qui suivent, l'habitacle de la voiture imprégné... Sans violence, cette défense les vaut toutes ! Rapidité immédiate !
    > Le fennec [Fennecus zerda] : petit renard, avec de grandes oreilles droites il est surprenant d'agilité et de rapidité; il s'enfuie en zigzag essoufflant tous ses attaquants.
    > L'hérisson du désert [Paraechinus aethiopicus]
    > La petite gerboise [Jaculus Jaculus]: minuscule rat a queue longue qui s'achève par une touffe!
    > La grande gerboise [Jaculus orientalis] : avec les pattes de derrière plus grande comme un tout mini kangourou!
     
    Retour dans nos sacs de couchage la tête emplie d'images!
     
     
    Jeudi : Voyage dans le temps

    Nous retournons sur Smara pour visiter la zaouïa du Cheikh Mel Aynin. Rencontre avec son descendant, nostalgique du temps passé où les saharis avaient encore la fierté de leurs racines, où les saharis étaient nomades sur leurs terres. Fawzi nous servait de traducteur avec cet homme si heureux d'avoir des oreilles attentives que nous ne pouvions plus l'arrêter de parler ! 

    La zouïa est en fait un ensemble de constructions entouré d'un mur qui délimite l'espace totale. 4 "maisons" où résidaient chacune de ses femmes enserre une bâtisse plus haute où le Cheikh recevait ses pairs. Sur le toit nous avons une vue sur tous les environs de Smara.

    Nous voici déjà sur le retour. Le périple fût court et pourtant chaque seconde fut employée dans sa démesure. Tant de découvertes, de connaissances, de rencontres que nous sommes à l'image de buvards qui ont absorbés toute l'émotion possible.

    Nous nous arrétons, une ultime fois, dans une ancienne caserne militaire marocaine à côté du village Abthi. Nous quittons la route pour atteindre ce lieu déserté. Encore un site qui réserve bien des surprises !

    Une cinquantaine, voire plus, d'habitations en terre de forme conique, disposées en carré.

    Beaucoup sont éboulées, certaines encore complètes, révèlent une seule salle parfois avec un banc en pierre. Certaines sont inacessibles car leur entrée est emmurée par le sable porté par le vent depuis des années. J'ai soudainement l'impression de faire partie d'un film de SF où nous sommes les derniers survivants après une catastrophe planétaire. Nous marchons dans un monde lunaire qu'il faut repeupler ! Des George Lucas, des Steven Spielberg lanceraient le clap de la séquence !!!

    Ce lieu est d'autant plus étonnant qu'il a été conçu en 1976 pour juguler les tensions avec les tribus du Sahara, fervents indépendantistes. Ce n'est pas si loin de nous : 30 ans ! Et pourtant cela ne ressemble en rien à une caserne militaire. On dirait une peuplade troglodite !!!!

    Largo nous prépare une tagine dans une de ces petites habitations. Un tapis sur le banc, nous sommes assis autour. Des inscriptions sur le mur nous donne l'idée de laisser notre empreinte => A vous de la trouver S34 - LM7 - 4x4 - 5L, d'attribuer à chacun de nous son code & d'en deviner la signification ! Je vous mets au défi de saisir le sens...

    Oui, j'ai passé 2 jours de rêve ! Dans un désert encore différent de ceux déjà traversés.

    Tant d'autres choses à découvrir encore !

    Le désert bleu, roches bleuâtres : fossiles de récifs coraliens, qui remontent à 150 millions d'années quand toute la région était couverte par l'eau de mer
    Le désert blanc : grand plateau, ancien lac séché de 40kms de superficie

    Je lance un SOS, un SOS plein d'espoirs.

    Patrick ne peux plus s'occuper du Relais et Fawzi, de part son activité de tournages est sans en arrêt en voyages. Vite! Ce lieu ne doit pas rester à l'abandon ou vendu à des promoteurs. C'est le rêve ambitueux d'un homme Patrick qui s'est pris de passion pour le parcours de Michel Vieuchange. C'est le rêve d'un berbère Fawzi, passionné par son pays, par ses racines.

    Alors si vous êtes solitaire, aventureux, passionné de grands espaces, prêt à vivre des mois loin de la société de consommation et doué dans des domaines propre au bâtiment (artisan, ingénieur, décorateur, pro électricté/eau) & au tourisme, ce site est fait pour vous !!! Un couple ? c'est encore mieux !

    Les photos parleront d'elles-même (référez-vous à l'album photos au nom du relais)

    Sandrine

    [Note du 2 juillet 2007

    J'ai malheureusement une annonce à faire... Patrick est décédé le 4 septembre 2006 d'un cancert généralisé. Je transmet à sa famille, à ses amis toutes mes condoléances.]

    Les points GPS du relais Michel Vieuchange :

    N 26°42.093'
    W 11°55.235'

    Bibliographie

    A) Sud marocain

    - "Pistes du Maroc", 2002
    Du Guide J. Gandini
    Editions ; Extrem' Sud
    Ce live apprécié des baraoudeurs allie tous les aspects culturels, historiques , géographiques avec cartes & points GPS d'une grande précision

    B) Michel Vieuchange :

    - "Smara, carnets de route d'un fou du désert", 1932
    Réédition en 2004
    Editions ; Plon puis Phébus
    Les propres note de l'expéditeur.
    Recueilli par son frère Jean
     
    - "Au désert interdit", 1954
    Les tous premiers touristes qui l'ont fait en voiture !
    Editeur : André Bonne
    Seulement 60 exemplaires numérotés plus 20 copies hors commerce ! N'est plus édité
     
    - "L'ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange", 2004
    Par Antoine De Meaux
    Aux éditions : Phébus
     
    - " De Smara à Smara", 2006
    Par Patrick Adam, L'ami de Fawzi
    Patrick est également le Président de l'association "Les Amis de Michel Vieuchange" et son seul membre... Toute la passion d'un individu pour un autre !
     
    Enfin les 20 documentaires qui relatent l'épopée de MVC tournée par la société Fawzi Vision ont été diffusés sur 2 chaînes marocaines dont RTM.

    10/16/2006

    Rv avec l'Eden au campement du Souk Arba Aït Ahmed

    Qui n'a pas rêvé de se retrouver dans un oasis de verdure ? Se retrouver en harmonie avec Mère Nature ? Un lieu Eden que nous renvoient nos propres mythes.
     
    Nous le rêvons, endormis au fond du lit, ou éveillés, dans un moment de chaos professionnel, familial, émotionnel. Un lieu qui tient du fantasme parce que nous désolons qu'il soit irréel.
     
    Ce lieu n'est pas un rêve. Ce lieu existe ! C'est au campement du Souk Arba Aït Ahmed.
     
    Fermez les yeux. Non, non ! D'abord lisez ce descriptif, fermez les yeux & projetez-vous là-bas.
     
    Et si vous ne me croyez toujours pas, visionnez les photos, vous n'aurez aucun doute.
     
    Chacun y trouve son plaisir, sa passion, son envie.
     
    Toutes les objections sont vaines : cet endroit allie exotisme, dépaysement, folklore, culturel, farniente & sport.  Même le confort n'est pas oublié : de quoi rassurer les plus frileux du camping, version locale.
     
    Bon, mieux est de se procurer un tout terrain. Nous ne somme pas aussi alertes que les gens du coin qui passe n'importe où avec une Dodoche ! Et puis un trajet en 4x4 c'est quelque peu plus excitant ! Un peu de route depuis Agadir, à 80 kms, vers la région d'Anzi. Puis de la piste sablonneuse et parfois rocailleuse. Nous traversons quelques bleds isolés. On chevauche quelques reliefs qui à chaque fois nous font découvrir un paysage montagneux à perte de vue. Puis au détour d'un virage tout en hauteur, nous découvrons pantois dans la vallée un campement berbère tout près d'un souk abandonné. Aucun autre signe de civilisation que ce vestige.
     
    Là où l'eau circule, la vie explose ! Un oued bordé de Palmiers, d'arbustes & de fleurs aux couleurs chatoyantes (suivant saison bien sûr) nous invitent au repos. Des rochers ici & là jalonnent le courant d'eau. Vous ne pouvez pas les voir de tout en haut, mais je peux déjà vous assurer que des tortues s'y bronzent !
     
    Tout au long du week-end sans même bouger du campement vous observerez, amusés, des sangliers se promener sur les versants des montagnes, des oiseaux colorés jouer dans de folles courses, des dromadaires, chèvres, brebis & moutons traverser la rivière tel un flot de véhicules aux heures de pointe et j'en passe pour laisser votre curiosité intarissable.
     
    Les promeneurs & sportifs ne seront pas en manque ! En longeant la rivière vous traversez l'oasis, vous découvrez des grottes inexplorées aux flancs des montages, une faune & un flore trés riches en variétés.
     
    Le culturel n'est pas en reste non plus : le souk abandonné est un recueil en lui-même de la vie des bleds de la région. L'architecture est un mélange de galeries, d'arches, de colonnes. Laissez vous conter son histoire par les propriétaires du campement.
     
    Et là j'aborde le côté humain : Le coup de coeur d'un professseur en ballade au volant de son 4x4. Il s'appelle Olivier ! L'Eden il l'a trouvé ! Emerveillé, la candeur du petit garçon reprend le dessus soutenu par la maturité de l'homme.
    Il prend contact avec les autorités, monte des tentes caïdales, investit dans toute la literie, tapis, mobiliers & commodités nécessaires, raccorde l'eau du puit, installe un système d'électricité naturelle.
     
    Vous savez le plus sympa pour les réticents du camping ?
    Ce sont des vraies toilettes tout confort dans la nature & des douches aménagées dans les vestiges du souk, une citerne d'eau sur le toit. (Toute intimité préservée SVP!.)
    C'est un hammam  traditionnel confectionné avec la technique ancestrale.
    Ce sont des matelas neufs & une literie à chaque utilisation nettoyée au pressing (AR Agadir).
    C'est de la cuisine aux saveurs traditionnelles.
    Ce sont si vous le souhaitez des animations nocturnes ; musiques, danses, henné.
    Ou tout simplement se laisser partir pour un voyage initiatique dans la voute étoilée, bercé par la lumière tamisée des lanternes disposées un peu partout. Oui là-bas, la nuit, les étoiles sont reines !
     
    Vous savez le plus sympa pour les réticents de la foule comme les réticents de l'ennui ?
    Une structure qui assure un nombre "juste ce qu'il faut" de personnes pour un service au plus près sans pour autant lésé une ambiance assurée. Soit 8 tentes de 4 à 6 personnes max. Mais si vous voulez une tente à 2 ou 3, pas de problème ! Plus la grande tente pour la restauration.
     
    Olivier a su allier l'authenticité du campement & un confort d'hébergement. Et il ne s'arrète pas là ! Fourmillant des projets d'amélioration encore & encore, de services aussi. Tout comme proposer de la spéléologie, de la randonnée déclinée "faune & flore", des soins corporels dans une des parties du souk qu'il souhaite rénover entièrement & pourquoi pas un espace restauration pour les individuels & circuits de passage !
     
    Pour la gestion quotidienne vous faîtes connaissance de Leyre, sa compagne, dont la priorité est votre bien-être. Souriante, accueillante, elle veille à la bonne tenue du site & à ce que tout soit ok durant votre séjours. 
     
    Oui ce sont des amis ! Et alors ? Si c'était nul, je vous assure que je n'aurai pas passé du temps à faire ce feuillet. Je n'y aurai pas non plus passé plusieurs week-end. J'aime m'y retrouver avec tous nos potes espagnols. A chaque fois, le site m'a enchanté. J'aime le trajet pour y aller. J'aime me baigner dans l'oued. Toute la faune & la flore me charment sans me lasser. J'aime regarder les étoiles la nuit autour d'une paëlla préparé par un copain espagnol. (Nous n'y allons pas en tant que clients sinon en tant que potes qui partagons la vie quotidienne). J'aime rentrer sous la tente et me glisser dans des draps propres et frais. J'aime m'envelopper dans la couverture quand la nuit se fait frisquette. Et j'aime me réveiller, tout doucement, avec les oiseaux qui chantonnent et les rayons du soleil qui se glissent par la fente des pans rabbatus. Enfin, j'aime sortir de la tente et me retrouvée là ! J'ai la sensation de renouer avec l'essentiel...
     
    C'est pas tangible, faut le vivre !
     
    Alors, amis, copains, résidents, visiteurs, touristes, qu'attendez-vous ? J'ai un bon plan "week-end ou prolongé" pour vous !
     
    N'hésitez pas à contacter Olivier & Leyre.
     
    Entre amis, pour les séjours entreprises, les offres d'agences de voyages :
    les numéros : +212 (0)66 52 80 83 pour Olivier & +212 (0)69 57 99 69 pour Leyre
     
    Allez ne jouons pas les égoïstes !
    => Voici les points GPS : N29° 48.616" - W009° 23.738" => Amusez-vous à chercher !
     
    PS : Des photos pour finir d'être enrôler totalement => Aller visiter mes 2 albums "Campement au Souk Arba Aït Ahmed" & "Campement au Souk Arba Aït Ahmed : pêche & baignade". 2 week-ends. 2 fois au paradis. Pas mal non !?
     
    Sandrine
     
    10/9/2006

    Le coup de la double panne en plein désert

    Avez-vous déjà vécu une panne de 4x4 sur les dunes de sable?
     
    Pour les habitués des pistes, oui certainement ! Qui n'a pas cramé un moteur lorsqu'il est ensablé ? ou en tirant un autre véhicule accidenté ? Qui n'a pas eu un pneu crevé en s'aventurant à fond sur des pistes callouiteuses ? Ou encore couler une bielle ou je ne sais qu'elle autre symptôme de nos 4 roues motrices !
     
    Je dirai même qu'au même titre qu'un soldat faisant étalage de ses cicatrices de guerre un brin énorgueillit de son patriotisme, un pilote énonce fièrement les kyrielles d'ennuis techniques dont il a fait face lors de ses différentes escapades. Preuves de sa tenacité, de son courage et de son habilité à se sortir de situations critiques.
     
    Mais une double panne ? Ah là la liste des expérimentés se réduit ! A force de faire partie de ces escapades, je devais connaître ce genre de piment... Qui émoustille le côté aventuresque de l'expédition !
     
    Je vous en fait profiter  
     
    Nous partions Chrystel & moi, et 2 copains, Philou & Laurent, rejoindre tout un groupe sur une plage pour le picnique, la sortie du dimanche dans notre contrée.
     
    Cette plage est accessible par une série de dunes, ce qui fait qu'elle est préservée du tout venant et de la foule.
    Dans le passage d'une dune, voilà qu'on explose une durite !
     
    Les garçons s'improvisent mécano, jettent un coup d'oeil "expert" dans le coeur du véhicule, parle un jargon technique, berf ils s'éclatent comme 2 gamins en train de monter des légos & s'éveillant à la satisfaction de voir naître entre ses mains un quelque chose de soi ! Je crée donc je suis ! J'agis sur les éléments extérieur et je peux donc exercer un contrôle sur mon environnement... Waou !
     
    Nous les filles, on regarde d'un air un brin sceptique, habituées aux coup d'esbrouffe, et un brin amusée, surtout amusée, de se retrouver là au milieu d'un paysage qui unit les dunes d'un côté et l'océan de l'autre. Nous prenons des photos, intercalant pause papautages et pauses réflexions dont le site est propice.  
     
    Nous n'avons pas de réseau, cela nous fait rigoler... Le danger n'est pas présent, seule la fantaisie de l'imprévisible ! Je ne pourrai d'ailleurs pas vous en parler de cette peur qui aurait pu s'imiscer à mesure que le soleil se couche.. Bon d'accord, j'avoue, le lieu du picnique n'était pas loin !
     
    Alors là ils nous épatent, le 4x4 démarre ! Nous voici repartie avec une bonne anecdote en poche !
     
    Le picnique se déroule dans la convivialité.
     
    La fin d'après-midi annonce le retour ; à la fois retardataires et fervents du dicton " le dimanche c'est repos" nous repartons les derniers. Le 4x4 s'est dit (qui ose affirmer que les objets n'ont pas ni d'esprit, ni d'humour ?!) qu'il allait varier les plaisirs pour lâcher l'âme non pas dans les dunes mais sur l'asphalte une fois la route atteinte. Ce qu'il fit avec brio dans un panache de fumée !
     
    Une route déserte. Sauf le réseau téléphonique était présent. Comme quoi dans tous les coups durs, quand on y réfléchit, il y a un facteur positif. Après un SOS tout en gaiété à nos compagnons du dimanche, Paco & Cécile firent demi-tour pour nous remorquer. Nous profitâmes de cet instant pour refaire le monde assis sur le capot. Plus tard, sur la route nous croisâmes Leïla avec son pickup qui nous emmena directement at home pendant que les uns tiraient les autres vers un garage.
     
    La petite ballade s'est finie, la nuit était bien avancée.
     
    Je vous ai amusé? Alors courrez voir les photos dans la rubrique "Double panne en 4x4" pour visualiser l'humour!
     
    10/5/2006

    3 amazones : rencontre & destinée

    Vous y croyez aux signes vous ? Prenez-vous le temps de vous le demander ? De regarder & d'interpréter ?
     
    Plus j'avance en âge et plus l'enseignement de la vie m'apprend à détecter les signes. Ceux mis sur notre chemin. Et que tous nos actes ont un sens et une destinée. Qui me demanderez-vous ? Une force extérieur. Laquelle ? Je n'ai pas la réponse, ni religieuse, ni scientifique. L'alignement des planètes, un dieu, des dieux, les âmes de nos proches défunts. Je ne sais pas mais je me demande maintenant si le hasard existe vraiment???? 
     
    Oh bien sûr, moi la première, affirme que nous sommes maîtres de notre destinée. Moi la première ne peut concenvoir ni accepter un argument contraire. Je vis donc Je suis ! J'apporte seulement un élément supplémentaire à l'analyse. A savoir que des signes parsèment notre parcours et que oui nous avons le choix de les suivre ou non, et d'assumer les conséquences de nos actes. Alors, la question suivante : si nous avions suivi ces signes, notre vie aurait-elle été meilleur ou pas ?
     
    Et les rencontres ?
     
    Souvent nous restons sur le quai de la gare à voir le train passer car nous n'avons pas l'esprit suffisamment en éveil, (pouvons nous parler de spiritualité?), pour interpréter les faits. Depuis toute jeune je me suis fait une promesse. Celle de toujours prendre le train et de filer en avant. De ne jamais rester sur le quai à voir ma vie défiler, à rester dans un cadre qui ne me convient pas, à devoir subir les codes, les choix d'une société. Et le regards des autres, qui dans le moule, vous poussent à faire comme eux. J'ai pas toujours réussi... J'ai vu le train passer et moi sur le quai le regardant avec envie.  Et j'étais malheureuse !Et des fois je l'ai pris !
     
    Certes, c'est pas facile à vivre. Ce choix de ne pas rester dans un certain conformisme tranquille et facile. Certes ce n'est pas facil à vivre d'être différent de ce que l'on attend de vous.
    Vivre ces rêves c'est parfois usant, il y a des jours où je suis fatiguée. C'est le prix à payer je pense! Eh bah !
    Alors dans les moments durs, je regarde en arrière et fais le constat : Si je n'étais pas venu à Agadir comme j'en avais l'envie, me faire bouffer par les incertitudes quand je recherchais un job, les doutes de me demander si j'avais bien fait de tout lâcher, eh bien je n'aurai pas vécu tout le reste depuis : des instants magiques comme les moments sur la plage, les découverte de la région, l'enjôlement d'un certain orientalisme de l'art de vivre, les challenges d'une nouvelle fonction, les rencontres de gens tout aussi atypiques. A l'étranger tu rencontres toujours des personnages au parcours détonants ! Et enrichissants ! Tu rencontres aussi comme partout des gens inintéressants...
     
    Toute cette envolée, me direz-vous n'a pas grand sens avec le titre. Sandrine s'égare dans les méandres de sa réflexion. Et non !
     
    Des rencontres destinées j'en ai faîtes : celles-ci particulièrement. Elles s'appellent Chrystel & Lilie.
     
    Chrystel je l'ai rencontré quand je suis rentrée de Barcelone où j'étais partie étudier 1 an. De retour en France, j'ai trouvé un job dans la semaine. Grâce à mon niveau d'espagnol, me voici assistante commerciale trilingue dans une société de composants électroniques. Le début de la vie active... Un matin je fait la connaissance d'une intérimaire. C'est elle. Chrystel est revenue plusieurs fois pour des missions plus ou moins longues en comptabilité & gestion. Nous nous sommes jamais quittées depuis. Cela fait presque 10 ans.
     
    Lilie, nous l'avons rencontré ensemble lors d'un nouvel an à Agadir. Elle venait seule dans l'avion pour retrouver des connaissances sur place. Elle appréhendait et son appréhension s'exprimait dans une certaine retenue qui fait que le contact n'est pas passé dans le bus de transfert. Effectivement ses connaissances n'ont pas été fiables et nous voilà passant le nouvel an 2002 à l'hôtel Agador au bord de la piscine avec ambiance festive punchy ! J'en ai un souvenir formidable ! Nous avons fini toutes les 2 sous les étoiles avant que Chrystel nous rejoigne.
     
    Le trio était formé sous la voute étoilée ! C'est pas un signe ça ! De découverte en découverte de soi, les attraits, les intérêts, le quotient émotionnel, tout nous unissait. De caractère pourtant différent, nous étions toutes les 3 liées par cette éthique de la vie. Et cette passion du Maroc, notre ciment.
     
    Depuis lors nous avons éffectué plus d'une dizaine de séjours dans la région Sud. Chrystel installée Lyon, moi travaillant à Poitiers & Lilie depuis des années sur Londres, nous nous organisions professionellement pour poser nos dates ensemble, trouver des avions nous réunissant & rien, je dis rien ne nous aurait empêché ses retrouvailles régulières sur le sol marocain !
     
    Et ce jour arriva où Chrystel, son caniche Dolly & moi avons débarqué à minuit avec nos valises à l'aéroport d'Agadir pour mordre la vie à pleines dents. Le 20 juin 2004. Nous avons tout laché en france, job & appart pour l'aventure & le challenge. Lili, nous accompagna moralement et vînt tous les 2 mois.
     
    C'est cette rencontre dont je veux parler. Agadir ne ferait pas partie de ma vie aujourd'hui si Chrystel n'avait pas choisi de faire cette mission il y a 10 ans et si nous 2 d'un côté et lilie de l'autre n'avions pas choisi ce même avion pour nous transporter à ces mêmes dates pour ce fameux nouvel an 2002 et enfin si sous le ciel étoilé nous ne nous serions pas soudées.
     
    3 photos sont en visuels ci-dessous, bien d'autres consultables dans l'album "Les 3 Amazones"
     
    Alors destinée ? Signes ? Ou tout juste Hasard ? Coïncidence ?
     
    Je complète en faisant un clin d'oeil à Christelle, un prénom qui me poursuit... Un autre mode de relation. Une amie d'enfance, du cp, c'est ça Christelle ? Nos vies en parallèle. Ce n'est pas un contact régulier, on se suit de loin, on se retrouve le temps d'un mail, d'une conversation, d'un rv et le feeling passe comme la veille...
     
    Je vous parlerai aussi d'une autre rencontre, celle d'une fée... Vous croyez aux rencontres magiques entre 2 êtres ? Elle s'appelle Fanny ! Une belle histoire. Je suis la fée de sa vie me dit-elle, un rôle plein de responsabilités... Oh combien elle est la mienne aussi !
     
    Leyre, Véro, Belinda, Gérard,... vous êtes bien là. Et d'autres se profilent à l'horizon de ma vie, des ombres qui percent et s'approchent. leur visages se dessinent et peu à peu leur présence s'inscrit. Des rencontres, d'instinct ou dans la durée, qui prennent la saveur de l'intimité.
     
    Ce sont d'autres chapites à venir...

    Beach Rugby : Tournoi du Vieux Chameau - Juin 2005 & 2006

    Avez-vous déjà été bénévole dans une association ? Ou bien participez à l'un de leurs évènements ? Au mieux les 2 ?
     
    C'est une expérience particulièrement enrichissante sur le plan humain. Et une expérience trés instructive pour monter un évènement de A à Z : la mise en oeuvre des moyens financiers, matériels & humains pour y parvenir.
     
    L'ambition d'une association ? Avant tout, une association c'est la motivation d'une bande de potes, de connaissances, unis autour d'une même ambition ; sensibiliser, valoriser, promouvoir & développer une activité sans but lucratif si ce n'est être animés par des valeurs fédératrices comme humaines, sociales, citoyennes & sportives.
     
    Sportives, oui ! Je vous parle ici de l'ASS, Association Sportive du Souss, pour la promotion du rugby dans une région où cette activité sportive est inexistante.  
     
    L'Association Sportive du Souss ? L'ASS, créée fin 2004, avait donc pour objet de faire connaître le rugby. Et particulièrement le beach rugby compte tenu de l'atout essentiel d'Agadir : sa plage large, longue et ensoleillée toute l'année. Le Tournoi du Vieux Chameau était né ! 
     
    Les membres ? J'y suis rentrée par un suite de circonstances emboîtées les une aux autres comme un puzzle. Je débarque donc à Agadir, en juin 2004, [pour ceux qui prennent le blog en marche], trouve un job, m'enquière que mon boss est vice-président d'un assoc sportive, m'intéresse et me trouve fraîchement à une des réunions de l'ASS.
     
    Je fais la connaissanece d'Aziz Belghiti, ancien pro de rugby, au poste de Président, Patrick à la trésorerie, Mohammed à la Communication, Renaud à la logistique, Yann au secrétariat & Michel. Nous rejoindront plus tard entre autre Michel bis, Bertrand,...
     
    Seule féminine dans une assoc de mecs, pour un sport de mecs...
     
    Les implications perso ? Faire mon trou dans un cercle où chacun avait sa place,
    Prouver que j'étais capable d'assurer dans mes fonctions - secrétariat, communication, sponsors & polyvalence ! - ce qui, avec le recul, ne fût pas le plus dur : eh les femmes peuvent avoir dons & compétences complémentaires !
    Par contre, Ouvrir ma gueule, parce que là on parle vraiment de gueule au maculin, donc je disais ouvrir ma gueule lors des réunions tout en captivant l'auditoire, Là, ce fût le plus difficile.
     
    Le Tournoi du Vieux Chameau ? Une manifestation sur 2 jours où nous proposons des rencontres "sur le sable" entre équipes françaises & marocaines. La date fût planifiée en juin. le temps d 'un week-end, après la saison internationale des matchs.
     
    Le tournoi du Vieux Chameau - Premier Tournoi de Beach Rugby sur Agadir
    Le samedi 16 & dimanche 17 juin 2005
     
    Quand on vient en tant que visiteurs ou participants sur un event, qu'il soit associatif ou non, on ne réalise pas toujours l'ampleur de la tâche  dans les coulisses, le temps de gestation du bébé... Ni tous les moyens qui ont été mis en oeuvre à l'occasion.
     
    2 jours d'évènements pour des mois de préparation & d'organisation. Des réunions hebdommadaires après le boulot, qui s'éternisent et se multiplient à mesure que la date approche. Des heures, des après-midi, des journées consacrées à la réalisation du tournoi.
     
    Des unions, des désunions. Des rires, des coups de gueule. Des arrivées, des départs. Toute la complexité des rapports humains sont réunis autour d'un projet commun et voit le jour au fur & à mesure que l'on avance ensemble.
     
    Une génèse Une fois l'association créée, les statuts enregistrés et les membres élus, reste à donner vie à l'embryon qu'est l'idée.
    Le challenge réside à tout mettre en oeuvre pour que le foetus se développe normalement pour accoucher d'un beau bébé des sables !
     
    Dans un premier temps, il faut chiffrer & viabiliser le projet. 
     
    Un budget cohérent C'est simple oui mais surtout minutieux.
     
    Lister les sorties = dépenses :  logement équipes + transport & transfert + restauration + soirée de gala (location de salle, traiteur, boissons alcoolisées et non alcoolisée, animations folkloriques, dj) + communication sur l'évent (flyers, affiches, banderoles, tshirts, casquettes, invitations gala,  revue "après-tournoi", CD de démo pour les équipes & sponsors...) + équipement terrain + trousse médicale + bouteilles d'eau sur le terrain + trophés & médailles + prise en charge totale autorités, presse et VIP + tout ce que j'oublie.
    Oui, la liste n'est pas exhaustive !
     
    Définir les entrées = ressources : sponsors + inscriptions équipes + subventions locales ? Vous remarquez il y a beaucoup moins de rubriques. Oui, la liste est exhaustive...
     
    Ensuite, découle un planning d'actions & de réflexions.
     
    Ce qu'il faut faire !  
     
    1 -Chercher les équipes françaises & marocaines : sans eux pas de matchs !
    Démarcher les clubs => Etablir les conditions & montants d'inscriptions
    Penser aux méthodes de calculs, de classement
    Instaurer un planning des matchs et des rencontres équipes
    Entre les rencontres, organiser des matchs avec les enfants => Trouver les enfants & réfléchir encadrement !
     
    2 - Trouver des sponsors : pas une mince affaire de sensibiliser les entreprises au sponsoring sportif dans une région à l'esprit pas encore ouvert à la notions de dons ! 10 rv pour un sponsor définitif. D'ailleurs la première année, ce sont plutôt des amis des membres de l'ASS qui ont sponsorisé via leur entreprises plus que la notion d'industriels sponsors...  Un grand merci à tous ! Sans vous, jamais le Tournoi aurait pu voir le jour !
     => Conceptualiser les différentes formules de sponsoring, nos obligations devant les sponsors (visuel, invitations, cadeaux,...)
     
    3 - Solliciter les administrations locales pour des subventions
    En parallèle, obtenir les authorisations des élus locaux pour la manifestation.
    => Beaucoup d'énergie entre courriers, rvs, re-courriers, re-rvs,... et vice-versa ! 
    Dois-je préciser que nous n'avons reçu aucune subvention pour cet évènement médiatique, ni la première, ni la seconde année malgré le succès qu'il rencontra. Evènement qui a fait parler de la région (=pub gratuite), fit travailler hôteliers, restaurateurs, bars & discothèques (les rugbymen sont de trés bons vivants!)
     
    4 - Concevoir le visuel & le texte qui va communiquer le tournoi
    Réflechir aux différents supports
    Appâter la presse régionale & nationale, qu'elle soit écrite ou orale, pour un article, un encart sur leurs médias
     
    5 - Trouver logements pour une quinzaine d'équipes de 10 joueurs, arbitres & divers
    6 - Choisir la restauration jour et traiteur nuit
    => Rencontrer, négocier avec les différents prestataires
     
    7 -  Solutionner le thème du transfert aéroport:hôtel & hôtel/lieu du Tournoi, soirée de gala
     
    8 - Diffuser notre engouement pour faire adhérer des bénévoles supplémentaires les jours J
     
    Vous aditionnez, mélangez, agitez et vous totalisez des mois de mise en oeuvre.
     
    Les 2 jours J C'est tôt le matin & tard le soir. Etre là avant et être là après. C'est coordonner, encadrer, s'assurer que tout aille au mieux, répondre aux attentes des équipes, des sponsors, de la presse, des invités, du public. C'est vérifier que les prestataires sont là où ils doivent être, à l'heure prévue.
     
    En vrac ; distribuer les plateaux le midi, assurer l'appro des bouteilles d'eau sur le terrain, assurer que le stand bière fonctionne bien, que la soirée de gala est ok, que les bus seront là pour emmener les joueurs, que nous serons là pour l'accueil & guider à la salle du diner, vérifier que tout est ok pour le cocktail de clôture au casino de jeux le dimanche, agencer la remise des trophées, etc...
     
    C'est courir partout ! En fait, j'ai pas vue grand chose des matchs...
     
    La satisfaction ? Quelle plus grande satisfaction que la réussite du tournoi qui se mesure par la fréquentation, le plaisir des équipes, la reconnaissance des officiels, un bouche à oreille positif.
     
    Et concrètement me direz-vous ?
     
    Tout simplement, ne plus avoir à solliciter les équipes sinon que celles-ci sollicitent leurs inscriptions l'année suivante, que les sponsors deviennent fervents à la participation, que la machine rôdée une fois voit ses rouages huilés pour
     
    Le Second Tournoi du Vieux Chameau
    Le samedi 17 & dimanche 18 juin 2006
     
    Surtout profitez de l'enseignement du premier tournoi pour améliorer celui-ci dans ses moindres détails. Par exemple, une boutique verra le jour.
     
    La réussite ? Péréniser le tournoi, qu'il devienne un rendez-vous annuel. Et voir grand... Que sa notoriété devienne internationale !
     
    La continuité ? Penser aux déclinaisons qui deviennent possibles. 
     
    Le succès du Tournoi a permis en 2006 de créer une école de rugby pour les jeunes.
     
    La continuité, c'est de se servir de l'ASS pour soutenir, promouvoir, aider par sa structure bien rodée d'autres activités à vocation sportive comme ce fût le cas cette année d'un rallye 4x4 & d'un participant au Marathon des sables.
     
    Belle aventure humaine, non !?
    10/2/2006

    Rallye "Argan Trophy" 2006

    Vivre au Maroc & plus précisément dans le Sud implique de vivre les week-end sous déclinaisons multiples de randonnées, rallye, campement & formules similaires, sinon à quoi bon ? Nous parlons de qualité de vivre. Voici les arguments dans le désordre :
     
    Le top 5 ?
    1- Le climat,
    2- La convivialité,
    3- La qualité de vie, 
    4- Le charme orientale, parfois éculé, mais vivace ! Un stéréotype qui prend naissance dès nos âges tendres, alimenté par les livres, les médias, les films, les tableaux, l'histoire. Qui n'a pas au fond de l'âme ses tableaux d'un autre temps emprûnt d'un art de vivre qui nous fait fantasmer. Qui n'a pas au fond du coeur, ces paysages de désert où Laurewce d'Arabie chevauche un pur-sang avec au fond les dunes immaculées... Ok, Laurewce d'Arabie est maintenant remplacé. D'autres personnages, d'autres acteurs sauvages qui donnent vie. Mais les paysages, eux, restent identiques. Ils continuent à illusionner nos esprits ardents d'immensité & de liberté romanesque. Paysages des studios de Ouarzazate où les décors sont bien réels !
    5- Et les loisirs où se mèlent grands espaces & liberté encore !
     
    Quel beau tremplin au chapitre suivant !
     
    Bref, les expatriés, les étrangers ne viennent pas vivre dans le Sud d'Agadir pour user les trottoirs d'Agadir ! Même ceux qui viennent sans toucher un 4x4, sans partir en week-end hors de la ville, s'installent pour les même raisons : s'approcher du fantasme pour que la saveur est plus de goût. Ils sont rares tout de même ceux-là et j'ai un peu de peine pour eux d'être si près et de ne pas y goûter...
     
    Nous y voici ! Ce week-end du 15 & 16 avril 2006 tant attendu : les inscriptions sont faîtes depuis longtemps. Tout le cercle de proches en parlent. Les endroits habituels où nous allons boire un verre, diner, certains lieux de passages arborent l'affiche. C'est l'occasion de retrouver des potes et aussi de faire des nouvelles connaissances.
     
    Les organisateurs ? Rien d'officiel, la réunion de 3 potes et l'envie de reproduire à échelle humaine, dans un climat amical, ce que jamais nous ne ferions sur le plan officiel, par manque d'entraînement, d'argent, de temps ou de confiance en soi ; un rallye !
     
    Ils s'appellent Renaud, Philou & Luc. Entouré de bon nombre de bénévoles. Hé oui un évènement, aussi amical soit-il, demande de la logistique, de l'organisation, du temps et une bonne dose de patience : les reconnaissances de pistes, le site pour dormir et ceux pour les pauses & repas, nourriture à prévoir, les couchages, les points de contôles, la conception du road book, l'élaboration du tableau de points & de calcul (là tout le monde à des choses à dire au moment de la notation et du classement... ), les tee-shirts, la pharmacie, les épreuves sur la route, les inscriptions, gérer le budget et fixer un coût d'inscription qui rembousent tous les frais, prévoir les récompenses ainsi que la soirée de remise et tout ce à quoi je ne pense pas !
     
    Les bénévoles ? Chaque bénévole à son rôle et tous concourent à la réussite de l'évènement, pour que ceux qui s'inscrivent s'éclatent tout simplement... Quel challenge !
    Dans le désordre je salue Bruno, Laurent, Didier, Miguel, Raphaël, Christophe, ...
     
    La formule ? 3 organisateurs +1 bonne dizaine de bénévoles = concevoir, organiser, encadrer, agir,  et assurer le bon déroulement avant - pendant & après.
     
    La logistique ? 6 voitures d'encadrement dont 1 pick-up d'intendance + 3 motos
     
    My team ? Nous étions un équipage génial : Franck le pilote, moi le co-pilote, Pascale (la fleuriste) et sa fille en accompagnantes. Super ambiance, tous têtes dures... 4ème équipage mixte à l'arrivée. Et nous aurions pu être les premiers mais un rallye se mesure par la régularité de la vitesse et nous avons collectionné les pénalités par notre vitesse !!! Plus de 400 points de pénalités alors que nous arrivions, dimanche, les premiers aux étapes qui jalonnaient le parcours... Faut avouer que nous avons loupé un point de contrôle e samedi précédent, cela a été fatal pour notre classement !
    Mais l'essentiel n'est-ce pas de participer, de traverser des endroits magiques et de rencontrer des gens d'horizons différents, tous réunis pour la passion ou surtout le plaisir des grands espaces.
     
    Les participants ? 11 voitures entre 4x4 & pikup quadra.
     
    J'ai fait connaissance de 3 français participants surnommés les 2be3 (se cf photos), à savoir Yannick dit lapin, Sam & et Greg, un frère caché [pour ceux qui suivent, mon surnom c'est Greg!]. Enfin, c'est incroyable ce que le monde est vaste et petit ; ils vivent à Châtellerault où je travaillais avant d'arriver sur Agadir.; l'un dans l'entreprise voisine de la mienne(je passais devant sa boîte tous les jours en allant chez Fenwick!); l'un travaillant avec mon ancienne boîte et l'un, traiteur sur la ville. ! D'ailleurs éclate totale avec eux durant toute leur semaine de vacances. 

    J'ai rencontré Corinne aussi ! Qui travaillait à Agadir avant de repartir juste au moment où je débarquais il y a presque 2 ans en ce mois d'avril. Nous nous étions croisées sans nous rencontrer. Mais qui est venu, reviens toujours... L'occase d'un parcours 4x4 fût l'appel du retour... Elle faisait équipe avec Cécile, une des 2 équipes féminines du rallye. Cécile, autre rencontre.

    D'autres rencontres : un coucou à Leïla et Didier, Dominique & Marie-Edith, Michel, Emile...

    Des rencontres qui oui ou non, s'installent dans la durée. Peu importe, certaines peaufinent l'environnement amicale & affectif dans un pays étanger où tout est à construire, où toutes les bases & repères de vie sont à fonder. D'autres sont des croisées de vie dans un décors de rêves, de décors bien réels...

    De rallye à rencontres. De rencontres à soirées. Merci à Leïla & Didier d'avoir invité tous les participants & organisateurs 2 jours après à un cochon party dans leur jardin. De cascades en cascade, les rencontres se suivent et ne se ressemblent pas...

    Le week-end ? Nous sommes passés par des dunes, des champs, des oueds asséchés, des plaines rocailleuses. Nous avons longé une rivière, picniqué dans un oasis, admiré une vallée où le barrage retient la vie & délimite le désert. Nous avons traversé un souk abandonné. Nous avons dormi dans un campement encerclé par les 4x4, gardiens de notre sommeil. Nous avons diné autour d'un feu de bois, les papilles émoustillées entre paëlla & tagines. En pleine nuit, la folie d'un feu d'artifices, les ruines bordant les campements se parant de voluptes rouges par les fusées de détresse, à l'occasion, en contre-emploi ! Nous nous sommes amusés le long du parcours à se prendre des frayeurs, chahutés le long des sentiers non battus. Nous avons admiré le paysage lors du chemin balisé lors de l'épreuve de régularité. Nous avons salué les habitants & enfants des bleds traversés. Nous avons joué les pros à suivre le road book, sans vergogne ni scrupule, s'y croire... le temps d'un week-end amical. Se perdre, se retrouver, s'émouvoir, vibrer et se sentir vivre par tout ce flots d'émotions pures.

    Qu'il est bon de vibrer ! Qu'il est bon de se sentir vivant !

    PS : Les photos sont consultables dans la rubrique "Rallye Argan Trophy, avril 2006"

    PS2 : A vos 4x4 ! La même équipe d'organisation est en train de faire les reco pour le prochain rallye, au mois de mars 2007. Inscrivez-vous ! Pour cela veuillez contacter Philippe au mail philippecommin@menara.ma