Sandrine's profileLe Maroc, origine des se...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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Merci de votre visite !
veronique valmoriwrote:
j'ajouterai ceci
nous sommes un exemple bien concrait
une amitié vraie ,sincère et pourtant nous n'avons fait connaissance que lors de mon premier séjour sur Agadir en sept 2005 et depuis nos sentiments d'amitiés sont profonds
je suis là , tu es là
merci au destin
une fois encore je t'aime!!!
ton amie
Nov. 19
veronique valmoriwrote:
ma puce! il n'a y que toi pour trouver les mots justes!!!!!!!!
je t'aime
Nov. 19
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Le Maroc, origine des sensLà où les minutes se mélangent aux émotions pour devenir intemporelles... 5/8/2009 Ils ont tout plaqué pour le métier de leur rêve!Un temps fou que j'avais délaissé mon blog!!! Des périodes de vie comme ça où l'attention est tourné ailleurs... En l'occurence sur le plan émotionnel, affectif, et professionnel, je me suis trouvée accaparée, parfois ensevelie même! Trop c'est trop me dit mon horoscope! Bien vrai... Education ,travail, argent... Il me conseille de faire 3 pas en arrière, de souffler et de me concentrer sur l'amour, ce qu'il y a de plus sacré! C'est clair. Parfois l'accomplissement de soi passe aussi par d'autres vecteurs, qui semblent aux yeux des esthètes, pures foutaises, et pourtant à mes yeux me semblent complémentaires... En réalité je ne pourrai pas me dédicacer à l'amour si moi-même je me sentais pas accomplie, comme si je me devais d'offrir à la personne que j'aime le meilleur de moi-même...
Donc j'ai décidé l'année dernière, de me mettre à mon compte! Certainement l'ultime étape d'une démarche intellectuelle en maturité.
Toute petite quand le professeur se tournait vers moi, dans la continuation de sa lignée, pour me demander ce que je voulais faire, je répondais de go :
- Être chef d'entreprise!
- Oui mais dans quoi?
- ... ?
Oui la réponse était quoique vide de sens! Dans ma tête de petite fille cela en avait du sens pourtant! Effectivement je ne savais pas l'activité, mais je connaissais la finalité! En soi pas mal déjà!
Même sans y mettre les mots, dépourvue d'une réflexion de grande personne qui a vécue, je savais que je ne me satisfairais pas d'une vie de routine, d'habitude, que je devais chercher en moi, au plus profond de moi, mes capacités. Affronter l'inconnu pour me découvrir : me sentir vivre avec les éléments qui m'entourent.
Pffft cela continue peut-être à ne pas avoir de sens pour ceux qui me lisent! Mais cela en a encore beaucoup pour moi!
A chaque jour un pas en avant... A chaque décision, une avancée un peu plus loin.
Oh ce rédac ne se veut pas accusateur pour ceux qui ont eu une vie différente, plus posée : chacun ses choix de vie. Au fond de moi, un volcan demandait qu'à s'exprimer. Vivre pour moi n'est pas un fleuve tranquille en fait! C'est un tourbillon d'émois qu'il faut que je touche, que je ressente et cela passe dans ma perception par un certain décalage, une virée dans mes rêves que je n'ai cessé de vouloir exoeucer! Comme une évidence... Une évidence vitale.
Décalage oui! Car étant toujours à mener ma barque suivant mes objectifs, prête à tout remettre en cause, il y a qqs années c'était loin d 'être une tendance en vogue!
Aujourd'hui, l'esprit à la crise, les journaux, revues & feuilles diverses racontent cette tendance d'une majorité à vouloir se défaire d'une certaine morosité ambiante poussée par le besoin de se trouver en harmonie avec soi. Il y a une décennie à peine, nous étions une minorité mal vue des convenances sociétaires...
J'ai fait mon nid petit à petit.
Déjà, à la fin de mes études de commerce 2 options se dessinaient dans ma tête.
Option 1 : Passer candidature dans les toutes nouvelles formations de police pour contrer les frontières eupéennes juste tombées. Suite à un seul coup de fil, la réponse fût tranchante et déterminante pour la suite... Seuls des policiers déjà en exercice seraient recrutés.
L'option 2 fût alors celle à réaliser : Poursuivre mes études en Espagne, amoureuse folle de la langue et de la culture.
Mon école n'était pas dans le programme Erasmus donc les conditions n'étaient pas facilitées. Malgré tout, je posais mes deux pieds, bien décidée, sur le tarmac de Barcelone avec pour premier RV en plein centre ville inconnu, mes futurs propriétaires, pour une visite de leurs appart en location.
A refaire! je le referai et referrai à chaque vie de chat!
Et pourtant dire que l'entourage n'avait pas salué ce départ pensant que le marché du travail ou des études supplémentaires s'imposaient de soi! En France, le côté je pars 1 an à l'étranger était encore perçu comme une vision je m'en foutiste de la vie, version peace & love & chitt !
Une année d'exception! Découverte. Débrouille. Rencontres. & fiestas : La Movida qué!
Découverte d'une ville et d'un pays.
Découverte de soi aussi, face à une langue pas totalement assimilée, face à l'inconnu loin des siens. Pas de caprices, faut avancer et s'intégrer.
Débrouille à l'université pour assister aux cours & prendre des notes.
Débrouille pour finir les fins de mois en ingurgitant des kgs de lentilles ; je n'ai jamais eu un taux de fer aussi nickel... Merci maman pour les Sos pepettes needed!
Rencontres avec tous mes colocataires! L'auberge espagnole en live! Le concept de colocation n'était qu'au balbutiements en France à cette époque... Pouah une expression de vieille ça! ... Je me rappellerai toujours de ce premier soir où ils sont tous rentrés au bercail. Entourée d'américains, irlandaise, suédoise, allemande je me suis lancée à baragouiner timidement un bonjour en anglais, un salut de guingois en espagnol & un sourire intimidée de "on fait connaissance gentiment hein?" ou "Vous me laisser rentrer dans le cercle, j'suis une fille sympa j'vous assure!?"
C'était partie, une équipe soudée, fraternité, franches rigolades, des ras-le-bol de faire le ménage pour tous! Des repas internationaux miam! Des fiestas à gogo!
Colouer c'est tout un savoir-faire & un savoir-être... trés bon apprentissage au quotidien! Les voyages forment la jeunesse, un axiome vérifié!
De retour en France le sourire large, une valise de souvenirs digestes à souhait... Heu aussi 10kg de plus sur les hanches!
Et un taff obtenu dans la semaine grâce à mon niveau d'espagnol. De quoi rabattre le caquet des plus virulents...
Quelques années plus tard... Mon esprit barodeur redevenait virulent. Il me titillait les papilles et me soufflait dans l'oreille : Ok t'as bossé comme une dingue pour reconnaissance officieuse mais non officielle durant 4 ans, tu as claqué la porte et maintenant tu vis convenablement en Intérim où le boulot ne manque pas pour qui veux bosser, mais ne ressens-tu pas l'envie d'aller voir ailleurs où t'accomplir au plus près de toi-même... Le chant des sirènes avait battu trompettes, la décision était prise de reprendre les valises!
Banco, Un départ en 2 temps s'inscrivait.
Le premier, étape de mise en jambre, direction la province où j'ai cherché un taff & trouvé un studio. Cette étape, outre la période d'échauffement pour me mesurer aux changements avait un second objectif : celui de me rapprocher de ma famille paternelle dont j'ai toujours été trés proche, notamment ma tante, personnage clé de mon existence, un modèle aussi de modernité & d'ouverture. Je devais le sentir ce besoin de vivre ces moments à l'aube de son départ vers d'autres "cieux".
Ce premier saut avait déjà été perçu avec un certain septicisme, à part du côté de mon fan club : l'amitié rend aveugle vous savez... Lol!
Incompréhension surtout face au modèle ancré "études, mariage, boulot & enfants".
Je ne dis pas que la peur m'est inconnue... Bien au contraire elle est tapie, accrochée aux parois! Et justement pas question de la laisser me museler par frilosité de l'inconnu! L'isolement est dur aussi. Le besoin muet de quelqu'un qui croie en moi... Toujours faire face seule. Se lever le matin et aller de l'avant quelque soit le moral!
J'ai douté de lâcher mes amis en fait... j'avais peur de les perdre. C'est la seule objection qui a pesé lors de ma décision... Mais quel poids! l'Amitié est pour moi l'Essentiel basique de Vie!
Et puis j'ai réalisé que rester pour eux signifier quoi en soi? Si eux demain doivent partir pour cause de mutation, de divorce, d'enfants à élever "au vert", est-ce qu'ils se diront "Ah non nous restons pour Sandrine, c'est notre amie & s'est dévouée pour nous dans le passé"!!!! Bien sur que non! ils auront des arguments censés motivant leur départ. Ils penseront à eux avant tout. Et grand bien leur fasse de suivre leurs souhaits, que ces arguments soient censés ou non!
Cette réalité flagrante a eu raison des derniers freins au départ. J'ai compris que la Vraie Amitié tiendra malgré l'éloignement, s'exprimera différement certes mais sera toujours là entre 2 personnes sincères. Une manière peut-être aussi de mettre à l'épreuve les sentiments & d'en sortir les vrais & profonds que rien n'altèrent... Alors oui j'ai perdu de vue bon nombre et oui j'ai gardé constamment les plus proches près de moi et qu'ils y seront toujours. Si ces liens ont "survécu" à 2 déménagements , province et plus loin encore l'étranger, ils assurent leur solidité pour tout le reste! Lol
Voyages, mails, textos, facebook, blog tout est bon pour nous dire "Love", pour se confier, pour rire, pour pleurer. Ils sont là et moi aussi je suis là.
Voilà je suis maintenant depuis 5 ans à Agadir. J'ai débarqué en pleine nuit, avec une copine, sans savoir de quoi le lendemain serait servi. Seule certitude : allez au bout du rêve! Rien à perdre. Un taff cela se retrouve toujours pour qui est motivé (le mot crise n'était pas encore à la mode). Nous avions 3 mois de visa pour prospecter. Au mieux on restait, au pire 3 mois au soleil & de retour pour croquer une pomme pleine d'énergie!
Quand l'annonce fût faîte je crois qu'ils m'ont tous pris pour une folle! Mes parents ont du se dire "Qu'avons-nous fait pour ne pas avoir le stéréotype même de la fille rangée!"
Un pays musulman, un pays qui ne fait pas partie du top 10 de la performance économique. Qu'est-ce qu'elle a dans sa tête? Tout le monde m'attendait au tournant... Le tournant n'est pas encore là! 5 ans... le 20 juin 2009. Bon je ne dis pas non plus que tout a été facil & j'ai même rédigé un livre sur l'intégration d'une jeune trentenaire en territoire étranger! Lol
Depuis janvier de cette année, je me suis mise à compte. Ma "petite" entreprise à 1 personne.
Conclusion : J'y suis arrivée à mon souhait de petite fille. Tout ma démarche a concouru à cette finalité... les moyens importent peu dit-on... Je pourrai l'adapter ainsi : quelque soit les chemins parcouru, raccourci, de traverse, direct, sous un tunnel ou de plein jour, j'y suis! Si l'instituteur était là... je pourrai répondre à la question maintenant :
- Être chef d'entreprise!
- Oui mais dans quoi?
- La gestion de projets Toute cette introduction pour en revenir au titre "Ils ont tout plaqué pour le métier de leur rêve..."
Dixit la psychologue Maryse Vaillant " c'est un vrai phénomène de société (...) certains ne supportent plus leur job, d'autres ont le sentiment de passer à côté de leur vie... En choisissant un métier dont ils rêvaient, on peut croire qu'ils agissent par nostalgie. Pas du tout. C'est signe qu'ils deviennent adultes : ils suivent enfin leur désir, plus celui de leurs parents."
Extraits de l'article :
"Et un jour j'ai dit stop. Ma vie était trop en décalage avec ce que j'étais réellement."
"J'ai fait le grand nettoyage dans mon entourage, les prétendus amis qui ne vous comprennent pas, la partie de la famille qui vous prend pour un dingue... Ne restent plus que ceux qui veulent que je sois heureux. Et je le suis."
"Durant cette période j'ai douté, non pas de mon choix, évident et vital, mais de ma capacité à faire du bon!"
"Son regard amoureux a été un booster formidable, comme si je me réveillais d'un long sommeil. (...) J'avais besoin que quelqu'un croie en moi"
Certaines correspondances avec mon propre rédac non? c'est surprenant comme j'ai retrouvé des redondances de mots entre leurs témoignages et le mien.
En tout cas moi je réclame justice à la minorité que nous étions. Le mot crise, pas encore d'actualité, ne justifiait pas les actes en désaccord avec un moule bien rigide. Le mot crise ne justifiait pas un discours psycho-pédago de bon ton dans les tabloïds.
Révérence...
10/26/2008 Quel est votre moyen de défense?Le mien? c'est ma citadelle!
Celle que je me suis forgée à l'intérieur. Une vraie Tour! Comme dans les films de cape & d'épée, d'héroic fantasy ou encore les films relatant l'Histoire de nos rois!
Une Tour. Haute. Faîtes de pierres collées les unes aux autres. "Coller" le verbe est choisi avec justesse... Sans insterstice, sans risque de fuite, surtout sans crainte d'entrée... Pas de fenêtre. Juste quelques fentes, suffisamment minces pour laisser passer de menus rais de lumières.
Je suis tapie dans l'ombre... Par terre, les jambes repliées & la tête posée sur les genoux.
L'ombre... Dans l'ombre, à l'abri des sentiments. Cachée. Faut déjà qu'ils y rentrent dans ma Tour. Et ensuite qu'ils m'y trouvent!
Qu'ils essaient, Im Po Ssi Ble! J'ai bien veiller à bien la construire ma Tour. Si les édifices humains étaient construits avec les mêmes armes, aucun tremblement de terre pourraient les faire s'écrouler! Les fendiller oui, non les écrouler...
C'est que ma Tour je l'ai construite dès petite; sur des bases sûres que le temps a patiemment consolidées!
Une fois dedans, j'attends, vidée de tout, que ces sentiments se fatiguent, que la douleur attenante s'étiole & passe son chemin...
Alors je sors par le pont levis en pleine lumière & relève la tête pour avancer... NEUVE!!!
Je suis une personne peu encline à l'à peu près... Je ne surfe pas sur la surface. Je nourris des sentiments profonds, intenses & authentiques envers les gens que j'aime.
J'ai cette facilité de me murer, d'être vidée de ces sentiments en une seconde... de ne plus rien ressentir pour cette personne & de m'étonner même d'avoir ressenti quelque chose! Comme un ballon qui se vide dès que je ressens le danger... le danger de la souffrance!
oh c'est fugace bien évidemment sinon pourrait-on me qualifier de monstre! Le temps que cette personne ferme la porte de mon appart, de ma vie & les sentiments, la peur qui y est attachée & la douleur qui en est découlée refluent comme une vague. Mais au moins je suis seule, à l'abri des regards, sans personne spectateur de ma détresse...
Cette facilité je l'ai développé tôt. Une faculté? Un don? De rentrer dans ma carapace comme un escargot dès que je sens le danger. Le danger d'un sentiment qui va tout ravager.
Quand je sens mon Amour pour quelqu'un prendre le dessus, j'ai si peur! Peur de la souffrance, de la douleur immanquable qui va suivre...Pourtant j'aime tellement Aimer! Et être Aimer! Je n'en donne pas forcément l'apparence & trop tard il a déjà semé dans ma terre fertile.
Mais je reste en Alerte! La peur me rend aux aguets. Et puis j'ai cet instinct, comme tous les animaux, survivant en milieu hostile, l'instinct de protection. Cet instinct est bien sûr accompagné de son compagnon de fortune, le feeling; le je ne sais quoi qui alerte mes sens que quelque chose ne va pas. Je développe tellement d'empathie envers les gens que je ressens bien avant eux la faille...
Un mot, une phrase, comme un bruissement de feuille, alertent de l'ennemi qui arrive au loin.
Oui les signes sont interprétés, parfois mal mais souvent avec justesse, toujours avec un brin d'exagération qui me donne aussi cette bonne conscience de rentrer dans ma Tour après avoir jeter l'élément perturbateur de mon équilibre déjà précaire...
Oui cette exagération je l'entretien pour me protéger au premier soupçon de danger, de risque de souffrir.
Alors d'où ça vient? D'où ai-je ressenti le besoin de la construire de mes mains cette citadelle où seul l'ombre & le silence cotoient mes tourments... Dans le seul but de les atténuer un chouïa!
La souffrance je l'ai vécu jeune, le désamour des parents accaparés à se détruire, à se mal aimer, à être égoïste dans leur désarroi. Et de se sentir abandonné avec son besoin d'Amour. Cet Amour qui rend confiant d'avoir sa place. D'être quelqu'un de bien à Aimer. Pourtant ils m'ont aimé, je le sais. Pas à ce moment là mais maintenant je le sais, avec leurs moyens du moment, sans trop savoir comment. Enfant on est trés exigeant avec ceux qui nous montrent le chemin, ceux qui nous inculquent le bien , le mal, ceux qui doivent nous Aimer. On ne leur donne pas le droit à l'erreur. Plus tard oui on comprend. On relativise quand nous-même sommes confrontés à nos propres erreurs & que l'on se rend compte que c'est pas facil d'avoir toujours le juste mot, le bon geste, l'attitude qu'il faut pour tous & pour soi!
Enfin bref j'ai pas vécu de maltraitance de quelque sorte que ce soit, j'ai seulement su tôt me protéger de parents absents.
J'ai recherché cet Amour ailleurs & suis fière de m'avoir créé ma famille. Je répète souvent (dans d'autres feuillets déjà parus) qu'on ne choisi pas sa famille, on ne choisi pas d'être né sur les trottoirs de Manille ou de New York. C'est vrai. On né & ensuite on assume son environnement. La famille, l'éducation donnent la base. Notre personnalité fait le reste. Je suis trés heureuse d'être née sur "les trottoirs" où je suis née! Ouf j'ai envie d'hurler Ouf quand je vois d'autres trottoirs bien plus laissés à l'abandon, pauvres, viciés, ... Je suis trés heureuse d'avoir la maman que j'ai, le beau-père que j'ai & en fait le père que j'ai aussi! Ils ont tous contribué à ce que je suis aujourd'hui. Le manque d'amour, avec le recul je n'en ai pas manqué. C'était tout simplement une absence de signes.
Alors ces signes je suis allée les chercher ailleurs. Je suis assez volontaire en soi! J'ai choisi mes amis sur le volet. Des femmes, des hommes faits de valeurs, d'intégrité, d'authenticité, de profondeur, de scrupules. Bien sûr ils m'ont choisi aussi! Les choix se font à deux. Ouf! j'ai envie d'hurler ouf! Merci d'être là!
Les psy sont trés forts pour dire que tout vient de là! De l'enfance, base de sa vie d'adulte! Moi je l'ai nié longtemps. Cela revient à dire autrement "est-ce l'homme qui fait l'histoire, ou l'histoire qui fait l'homme? " Libre de mes actes, de mes choix, forte d'assumer, c'est moi seul qui me façonne. Oui c'est vrai. C'est un angle d'analyse comme un autre. Pas complet mais vrai. Et je m'y suis accrochée! Et j'ai continuer mon chemin, seule & libre de tout. Pas de victimisation. J'exècre ceux qui se plaignent! Nous sommes ce que l'on fait, ce que l'on dit. Ce que l'on ne dit pas aussi. Mais nous avons toujours le choix d'être une victime, de stagner ou d'être un acteur de sa vie & d'agir. Chacun sa manière de sortir la tête de son enfance...
Maintenant je deviens plus honnête avec moi-même, sommes toutes je ne m'excuse pas, C'était mon moyen à moi de me construire & d'avancer.
J'admet seulement, j'accepte dorénavant, que Mon enfance a fait ce que je suis en partie & j'ai décidé du comment l'autre partie pouvait s'épanouir en cohérence avec le tout!
Quand je fais l'Etat de mes moments d'intenses tourments émotionnels, la plage est toujours l'endroit où j'achève ma démarche. Une citadelle pour se recueillir, entre des murs bien rassurants, se protéger de toute invasion. Puis un espace sans limite où l'ouverture du regard, l'emplacement de mon corps en harmonie dans ces éléments me resitue dans le monde.
C'est un besoin Vis Cé Ral de m'y retrouver! Comme un sphynx renaissant de ces cendres. A chaque éclate, je renais plus forte que jamais, en osmose avec la Vie. de nature Optimiste, je ressens le besoin d'avancer, de Vivre. J'aime la Vie. J'aime Vivre. C'est l'étape finale de mon achèvement ou de ma renaissance. A un moment donné je crois de nouveau fermement en ma bonne étoile, image de ma propre volonté de Vivre. D'avancer.
Tout passé nous construit. Moi il m'a rendu forte. Alors au moment de crise émotionnelle, je m'abandonne à moi-même, je vais chercher au fond la force de remonter. Ma Foi à Moi!
Mais mon passé ne doit pas m'isoler. Il m'a rendu fragile & méfiante en l'être humain. Toute observation quotidienne renforce ce sentiment. Et je fais tout pour trouver argument dans la vie de tous les jours, dans les autres les raisons de cette méfiance qui a toujours eu gain de cause... Et cela m'a souvent protégé! Toujours isolé.
Je m'excuse auprès du PEU qui l'a subi à tort. On n'appelle ça des dommages collatéraux inévitables... Mais sachez pour ce PEU, que je souffre chaque jour de vous avoir perdu & que j'en profite pour surtout vivre avec mes proches chaque instant de bonheur. La notion de bonheur est importante. La notion de partage. Ma citadelle est un un recours en moment de crise. C'est un passage temporaire! Ma solitude se complet des moments passés avec mes amis, mes chers, mes tendres. Tout l'un ou tout l'autre est destabilisant & peu constructif. Toujours cette fameuse recherche de l'équilibre, de cette harmonie entre soi & les autres.
Je me bats pour que mon passé ne me fragilise pas! ce manque de confiance en Autrui s'immisce dans mon sang comme un venin.
Je prend mon passé comme une force
Un jour je le prendrai sans sa faiblesse... je sens que j'en ai les moyens!
Faut peut-être que j'y laisse rentrer quelqu'un dans ma citadelle... Alors j'avance seule... Toujours. Sauf que ma Famille, celle que j'ai fondée tout au long de mon existence est une source d'épanouissement qui ne se tarit pas. Eloge. Hommage. Merci. J'avance aussi grâce à votre Amitié, votre Amour. Déclaration.
8/26/2008 Hamada, mer de sable...Rien de tel pour se ressourcer que de s'évader entourée d'un couple d'amis, Gille & Van habités des mêmes attentes, & d'une authentique amie, Véro.
Rien de tel pour se ressourcer, que d'aller s'abreuver à la source de la vie. Un endroit qui unit en symbiose les éléments vitaux à la renaissance : l'eau, l'air & la terre.
A peine domestiqué & surtout pas encore urbanisé, un site pourvu d'essences énergétiques, de sens pures... Un endroit encore proche de quotient énergétique idéal pour recharger nos corps fatigués, nos âmes usées, nos sentiments écorchés.
3 jours de road trip intenses.
Jour 1 : Direction Zagora.Les km défilent. Les virages se succèdent. Les lignes droites, de véritables fils goudronnés dans un tableau, séparent les roches ocres & brunes des palmeraies verdoyantes. De véritables contrastes! Les bleds traversés, de pisé se confondent avec la terre & sont de véritables puzzles enchevétrés.
Après 7h de volant & de pauses aussi nombreuses, nous stoppons pour la nuit dans une auberge à dimension humaine, empreinte d'un charme désuet " La Fibule" (coordonnées en bas de feuillet).
Quelques chambres au confort suffisant, surtout trés propres & bénéficiant de la clim (vital à cette époque!). Cette maison berbère entoure une piscine dont les palmiers & espaces verts sont des notes rafraichissantes après une journée d'asphalte caniculaire. En fait, cette maison est la bienvenue & notre perception peut-être un brin décalée par un trajet caniculaire. La peau, asséchée par une climat sec & suffocant, s'humidifie un minimum au contact de cet écrin d'eau & de végétation.
Un diner traditionnel dans ce jardin au bord de la piscine fini de nous faire glisser dans un état léthargique agréable. La fatigue & la chaleur nous acculent dans nos chambres assez rapidement pour un repos saccadé entre clim, drap & les mouches aussi pestes qu'envahissantes!
Jour 2 : Nous voilà sur les pistes. 4h de route pour atteindre un bivouac à proximité de la frontière algérienne. Nous traversons des bleds, des palmeraies, des oasis fiefs de légendes & de fantasmes. Puis de la piste rocailleuse, de la piste sablonneuse & enfin les dunes...
La mer de sable ondule...
Les yeux écarquillés, les membres en sueurs nous entrons dans un espace temps où les secondes s'ecoulent dans l'éternité...
Enfin le 4x4 au repos, nous entamons notre propre traversée pédestre. Au plus haut de la dune la plus élevée, assis sur l'arète, le silence est d'or devant un spectacle des plus lunaires... A 360°, au plus loin que notre regard puisse porter, une mer de dunes, "hamada" en arabe.
Le soleil se couche est à ce moment précis malgré notre coude à coude chacun se retrouve seul dans cet univers propice à la réflexion. Les questions s'imposent d'elles-mêmes.
Chutt! Le temps est à l'introspection... Mais qui suis-je, où j'erre, qu'attend-je, suis-je prête...
Au menu, un diner typique composé de salade marocaine, d'un Tagine & de melon. En plein désert, les saveurs prennent tout leur sens.
Dormir à la belle étoile prend toute sa signification. Allongés nos yeux plongent dans un monde étoilé & nagent d'étoile en étoile.
Le drap suffit amplement en ce début d'engourdissement des paupières... C'est sans compter avec les jeux mutins de notre ami le désert!
Avec ses lois propres, il nous rappelle à l'ordre en pleine nuit en nous soufflants un courrant d'air froid à recroqueviller la moindre parcelle d'espace corps!
Jour 3 : Réveil matinal, petit déj vitaminé, toilette de chat, & nous revoilà reparti à l'envers... La pellicule se rembobine dans des sillons différents. Le désert nous surprend par ses multiples facettes! Pas seulement défini de sable il nous offre autant d'étendues arides, de paysages de pierres, d'erg (vive les mots croisés!) & de flore acclimatée.
Passage cette fois-ci par M'hamid le village aux portes du désert, nous retrouvons une civilisation ancestrale qui de km en km s'urbanise & se modernise à l'approche de Zagora. Une douche sitôt arrivés à l'auberge, un déjeuner frugal dans des salons marocains reposants & nous revoilà inscrivant des lacets supplémentaires au compteur de notre voiture jusqu'à Agadir.
Les 3 jours de route furent assez épuisants mais que de paysages feériques!!!
Bien sûr plus avez de jours à consacrer à cette escapade sensorielle & énergétique & plus le bénéfice sera grand!
Alors à vos compas! en attendant dégustez sans modération les photos de l'album portant le même titre.
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La fibule
Amezrou BP 11
49500 Zagora
+212 44 84 73 18
24 chambres, avec salle de bain, mini bar, téléphone & air conditionné
Piscine, bar, snack & restaurant vous permettent de découvrir la cuisine marocaine.
Jardin & parking gardé.
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N'hésitez pas à me laissez vos commentaires sur mes écrits!
S.
8/15/2008 Une escapade dans la région de MirleftUn concours de circonstances pour certains, une suite d'évènements écrits pour d'autres ou encore la certitude d'avoir pris les bonnes décisions pour moi! Accepter une invitation à l'anniversaire d'un pote JC, décider de s'assoir en compagnie agréable pour discuter bonne enfant, remercier mon voisin pour les clés tendus aux bouts de ses doigts : clés donnant accès à sa villa au bord de l'eau à 14km de Mirleft, au Club Evasion. Enfin s'activer à trouver une voiture à louer en ce wk du 14 août. Pour finalement se retrouver sur la route, trio féminin (Gwennie, la nièce de Véro, sa toute première fois sur le territoire marocain) bien décidé de profiter entre amis de moments uniques!
Malgré qqs ennuis de santé, pour chacune!, maux de ventre, tourista, colite néfrétique, grippe, à croire qu'un malin voulait tester l'endurance de notre optimisme & titiller la puissance de notre joie de vivre. Rien ne pût attiser notre envie mordante de vivre ces instants de complicité qu'une plage déserte, qu'une villa confortable, qu'une vue panoramique puissent offrir.
La villa n'est pas tout à fait fini : le passage des artisans à déposé poussière & suie sur sol & meubles, des soucis d'eau chaude vite résolus, une évacuation hésitante de la douche nous laissant barboter dans qqs centimètres, des volets roulants encore manquants mais qu'importe, des détails face aux finitions professionnelles, aux peintures dans les tons neutres qui mettent en reflet le bleu de l'Atlantique, le vert des cactus, le rouge des fleurs, un agencement bien pensé, des chambres neuves, un salon de cuir beige encore aux senteurs inviolées. Me reste d'improviser une table basse avec un sommier en bois laissé dans un coin & de brancher tous les éléments de la cuisine toute nouvellement équipée!
Se lever sans contraintes, avec petit déj improvisé, assises sur le sol de la terrasse face à un couloir menant notre regard jusqu'à l'étendue océanique, en voilà un révil serein!
Se préparer suivant la tranquilité de nos pas, déambuler en gestes souples.
Se diriger tout en papautant vers la plage où pas un badaud n'a encore pris d'assaut le sable fin. Evitons d'écorner ce cliché avec qqs détritus déposés par la marée... ignorons les encore un peu SVP!
Ma séance commence alors : un mélange de respiration complète, de Gi Qong, de réflexion. Je me vide l'esprit & tente de ressentir les éléments m'entourant. Le vent entre mes doigts, l'air sur ma peau. A chaque vague qui effleure mes pieds je concentre mon énergie à vider toute la noirceur, tous les doutes, tous sentiments négatifs. Et j'imagine que ces vagues me quittant enmènent avec elles ce lot pour me laisser purifiée!
Je ne sais si c'est vrai mais en tout cas je rouvre les yeux le sourire inscrit, persuadée d'être une fois de plus prête à vivre le meilleur! Psychosomatique me direz-vous? Un placebo? Quel remède efficace qui me réussit! Chacun sa méthode? Quelle est la vôtre?
Une fois revigorée, une préparation tout en gaiété pour rejoindre notre pote Laurent dans son snack à Mirlet pour des diners lancinants. Il se fait guide dans l'unique piste d'un Milrleft bleddard qui nous réservent qqs surcoins branchés, mélange de faune locale, de touristes , de surfeurs & d'herbe en tout genre!
Nous rentrons une paire d'heures après les douze coups de minuit, ravies de se lover dans notre refuge reposant... Et heureuse de se réveiller avec un planning similaire! A toute! Et n'héistez pas à jeter un oeil à l'album photos portant le même titre.
At the next feuillet! S 8/3/2008 Le 31 juillet, un chapitre se clôt...Le 1er août 2008, une page blanche à écrire...
Prendre le stylo & se mettre à écrire son destin... Pas nécessaire de prendre un crayon, eh non il est impossible de prendre une gomme et d'effacer ses choix, ses décisions pour en prendre de nouveaux. Non. Les lignes se remplissent de sujets, verbes, compléments & de points finaux. Par contre, ne pas revenir en arrière ne veut en aucun dire que l'on ne peut pas prendre de nouveaux départs! C'est une question de courage, de force, de volonté, d'envie... Avec un grain d'insousciance, d'énergie, d'idéalisme & de croyance!
C'est une bonne chose de garder toutes ces pages écrites. Cela nous construit, nous fait avancer. Notre histoire se continue. Notre histoire nous complète. Nous engendre. Et nous engendrons notre histoire. C'est notre expérience. A travers celle-ci nous apprenons ce que nous voulons & ce que nous ne voulons pas. Rien à regretter, tout à apprendre de ces phrases, de ces actes, de nos choix. Et dans tous ces chapitres nous avons de trés bons moments. A garder précieusement comme des trésors de vie. A relire comme un bon livre.
Le 31 juillet j'ai quitter mon poste. En âme & conscience. Non, ce n'est pas une décision rationnelle. Malgré tout elle est réfléchie cette décision. Et écrite sur mon livre... Et j'ai vécu ces derniers jours épuisants physiquement comme mentalement : d'un côté par toute la masse de travail à achever avant de quitter mon poste. D'un autre par toute la réflexion que cette décision enclenche... Les nuits ne sont pas reposantes & les journées non plus... La fatigue nerveuse s'accumule & je deviens donc encore plus réactive à tout ce qui m'entoure & me touche... Et je vois le 31 juillet comme enfin un chapitre qui se clôt & le 1er août comme une page blanche à écrire. Et même si je ne sais pas ce que me réservent les lendemains, si j'appréhende ma force & mes faiblesses, ne sais pas trop où je me porte & ce que je veux professionnellement. je sais que je fais le bon choix car j'ai suivi malgré toutes les difficultés mon instinct, mes envies, mes attentes, bref ce que je suis, c'est à dire tendre vers l'absolu, vivre ma vie avec intensité sans laisser de côté mes rêves même si je ne sais pas trop ce qu'ils sont maintenant. Ce que je sais c'est que à c emoment charnier de ma vie, je n'avais pas l'épanouissement par lequel on se sent, je me sens en vie! Le sentiment de ne pas me réaliser & cette conviction que je dois continuer mon chemin pour trouver ce qui me comblera! Alors voilà j'ai pris ma plus belle plume, tourner la page & commencer avec des sujets, verbes & compléments... Et j'avance. Parfois le verbe se fait complet, charnu & inspiré, parfois il se fait rare, hésitant & douteux. Mais je continue d'écrire encore & encore... 6/8/2008 Un samedi sur les pistesMaman de passage avec une amie.
Un weekend prolongé.
S'offrir une ballade ensemble me paraît l'occasion rêvée de lui faire comprendre, lui faire appréhender, lui faire sentir ce qui me fait vibrer ici.
Partager avec elle les raisons de mes choix, parfois difficiles à admettre pour des parents qui voient leur progéniture s'éloigner trop loin, s'installer dans un autre pays. L'incompréhension donne alors naissance à la rancoeur, à la peine: terrain fertile pour de nombreux affrontements visionnels!
A tous les niveaux l'idée me paraît excellente! Un souvenir de vacances, un dépaysement bienvenu, une sortie originale, & lui faire découvrir la région, un petit monde à ma dimension. Celui dans lequel je vis, celui dans lequel j'évolue & j'avance jour après jour.
Les pots d'échappement des 4x4 rugissent à 8h, coup d'envoi du départ!
Les 2 tout terrains se suivent : l'un où je suis au volant le sourire aux lèvres. En fait je réalise que si il y a une personne au comble du ravissement dans ce petit groupe d'intimes c'est bien moi!
L'autre où Toufiq accompagné de Sophie nous montre le chemin.
Nombre limité, bon voisinage, tout concourt à faire de cette ballade un moment convivial, collégial & bon enfant!
Toufiq,à ma demande, nous concocte un circuit de rêve.
Les heures de la journée s'égrènent & nous offrent une diversité de paysages montagneux & maritimes.
Les pistes sont rocailleuses ou de terre battues. Souvent aucune piste si ce n'est les sillons laissés par le 4x4 devant sur le sable.
Des vallées nous offrent des oueds, des lacs, des étendues arides au grés des virages & entrelacs.
Puis nous voici sur une étendue de dunes qui soulignent la mer de leurs courbes parfaites. Et nous amènent à flanc de falaise admirer à droite la mer de sable immobile & à gauche la mer qui ondule pour venir s'abandonner là ou naissent les falaises.
Le vent de ses dernières semaines brouillent les pistes. Des endroits auparavant accessibles ne le sont plus & nos nous ensablons sans cesse. Un clin d'oeil de Mère Nature qui rappelle que rien n'est acquis... C'est la surprise, la spontanéité d'un monde qui change!
Les mains dans le sable, les ongles se remplissent à mesure que l'on soulage les roues de son emprise. Une marche arrière, une gerbe de sable, un moteur qui rugit. Une marche avant. Et rebolote.
C'est l'éclate! Ses menus incidents n'entachent en rien le bonheur de se retrouver dans des espaces si beaux...
A vous de juger! L'album photos est là!
5/25/2008 Vent & DiscordeAvril-Mai : la période venteuse sur Agadir...
Ce vent qui souffle par cascades
Qui s'engouffre dans les rues, passages & chemins
Force la pression sur les portières de voitures & les portes d'accès
Qui s'imisce sans y être invité dans nos vêtements, dans nos cheveux, dans nos chez soi
Et qui bouscule tout sur son passage!
Laisse le désordre partout,
Dépose poussière, sable & détritus emmenés dans sa folle course.
Enlevés ailleurs, lachés ici
Ce vent qui a force de souffler sans accalmie, ni repos nous épuise par les efforts à le contrer.
Chaque mouvement, chaque pas, chaque geste est décuplé.
Ce n'est pas seulement une fatigue physique sinon psychique & mental
Ce vent par sa constance jour après jour nous désoriente
Les sens sont bousculés, nos pensées chamboulées.
Il s'imisce, oui s'imisce telle une inondation emportant tout dans ses rafales tels des flots ravageurs
Une bonne averse ravive une ville, nettoie les habitations, emmène la poussière, ravive les couleurs
L'eau en s'évaporant dans l'athmosphère ranime les odeurs,
La vie reprend son sens car la place est nette pour un nouveau printemps
La neige apporte douceur & sérénité,
Calme & tranquillité
Chaleur dans les foyers
On se couvre par des habits bien chauds
On marche en écoutant ce souffle d'apaisement au moment où le pied carresse la couche moelleuse
On Respiree cet air revigorant
Le soleil darde ses rayons & la neige fond pour livrer une terre reposée prête à fleurir dans une myriade de couleurs.
Le vent qui souffle & passe son chemin est bienfaiteur :
Il chasse les nuages, chasse la pollution, évacue la poussière
Mais le vent qui se pose & qui reste est destructeur :
Il harcèle , provoque, dérange
Impossible de sortir, obliger de se calfeutrer chez soi. Rien n'y fait la poussière s'engouffre partout sournoisement.
Les cheveux se déchessent, la peau se craquèle.
Marcher devient un bras de force avec le vent à savoir qui va se laisser choir...
Cligner des yeux, se recroqueviller pour avancer.
Le corps se contracte, se durcit. Aucun épanouissement, aucun laisser aller, tous les muscles sont tendus.
Même à l'intérieur, dans notre tête, son sifflement nous poursuit jusqu'au limbe de nos esprits.
Tel que chez soi, L'entendez-vous se glisser sous les baies vitrés, entres les doubles portes?
Il tente d'ouvrir les fenêtres en s'y plaquant de toutes ses forces.
On se sent piégé, l'assaut est à chaque fois plus énergique,
Energie qui se vide, qui nous quitte. Et Le vent s'en abreuve comme des vases communiquants!
Le vent nous force à rester chez nous ou bien nous force à lui livrer bataille pour avancer
A l'image de la haine, il ravage tout sans recul, sans réflexion.
Les gens d'antan disaient "le vent rend fou"
Par l'isolement qu'il engendre, par le combat qu'il impose... Jour après jour, sans jamais fléchir de sa force, de sa puissance,
Oui rendre fou... Je commence à le croire...
3/22/2008 Le Sénégal ; un cocktail de saveurs contraires[NB : Vous trouverez toutes les adresses sympas de mon escapade sénégalaise en fin de feuillet]
L'avant-propos : le cadre de réflexion
Quand on vit à l'étranger, comme moi depuis bientôt 4 ans, les vacances font l'objet d'une réflexion scrupuleuse...
Certains penseront avec une pointe d'envie ou de jalousie "Quand on vit à l'étranger c'est tous les jours les vacances!"
Oui bien sûr vivre à Agadir, il suffit de lire d'autres feuillets sur mon blog, c'est y savourer la vie! Je sors du boulot & je plonge dans l'ambiance du balnéaire, l'atmosphère du bourg, le dynamisme d'une ville touristique by day & night !
Mais comme tout un chacun, comme vous les parisiens, les lillois, les londoniens, les vacances c'est synonyme d'évasion, de repos, de détente. Les vacances c'est se ressourcer, découvrir, s'enrichir. Les vacances, personne ne les imagine toujours dans son quartier, son immeuble, sa résidence, sa maison, son jardin bref dans sa ville dont on peut profiter les avantages tout le reste de l'année & des week-ends!
Quand on vit à l'étranger, comme moi depuis bientôt 4 ans, les vacances sont sources de dilemme.
Parce qu'elles sont rares : Les 35 heures & les 5 semaines restent le privilège outre méditérranée d'insatisfaits . Elles sont donc précieuses.
Parce qu'elles sont rarement longues : 2 semaines continues au maximum. Elles sont donc réfléchies.
Parce qu'elles sont toujours dédiées à une destination déjà établie : son pays d'origine. Elles sont donc tagguées Go Home!
A l'image dune pièce de monnaie
C'est à la fois la face agréable d'en profiter pour aller voir sa famille, ses amis, s'acquitter des "wanted" emplettes difficile à trouver dans notre contrée d'adoption, etc...
Et c'est aussi son revers, à la fois trés frustrant de ne pas avoir l'opportunité de partir ailleurs, de vraies vacances d'évasion, de repos, de découverte humaine, d'enrichissement culturel.
Alors c'est dit, un rapide coup d'oeil derrière mon épaule & je comptabilise depuis ces quasi 4 ans, un seul & unique aller retour annuel toujours vers la France.
Alors, je fixe le futur proche & je décide oui des vacances ailleurs!
Mais où?
L'entrée en matière : Pourquoi le Sénégal ? En 7 étapes
11 jours Made in Sénégal
Au programme : pas de programme!
Seules des villes choisies : nous déciderons au fur & à mesure du temps dédié à chacune.
Seul impératif : le vol intérieur réservé nécessairement à l'avance qui nous ménera de Dakar au Cap Skiring.
En définitive, le trip fût le suivant:
La capitale, Dakar : Même si cette ville n'a été pour moi que la plateforme de transfert, de transit, de location de voiture, d'allers & retours rapides, le feeling n'a pas été positif. Certes, je ne suis pas citadine. Malgré tout une ville peut me plaire comme Paris ou Bangkok pour diverses raisons. J'ai détesté Dakar : ville champignon, véritable poudrière entre des quartiers étouffants, un trafic jam épuisant et une foule oppressante. Je visualise une cocotte minute prête à exploser.
Malgré tout, allez faire un tour dans le quartier appelé "le plateau" :
Boire un verre, déjeuner ou diner au Ganalé, ambiance trés sympa, trés déco dont les patrons sont avenants & souriants. Wifi dispo.
L'institut Français à une rue du Ganalé vaut vraiment le déplacement. Hormis le programme culturel, vous pouvez aussi y boire & manger du fromage dans un jardin trés agréable!
Une disco à vous indiquez? celle de Mélanie, le Thai Pan, Nous avons vécu dans le même patelin, Arpajon, quand nous étions petites! Nos parents se fréquentent toujours mais nous nous n'étions pas vu depuis 20 ans! Style déco fusion asiatico, vous pouvez également y diner.
Enfin, Dakar, comme toute capitale, propose des multitudes d'endroits pour vivre de nuit, alors allez-y en immersion!
St Louis, ancienne capitale colonniale : A l'arrivée à Dakar, vers 3h du mat, mon père m'attend avec une voiture. & c'est la quille vers St Louis!
Le nombre de km n'est pas représentatif du temps passé sur les routes. Encore que l'infrastructure routière qui relie Dakar à St Louis est nickel, aux dires de mon père une des rares! Nous enfilons donc les 264km, non pas en 3h de temps sinon en quasi 6h! je précise que nous avons dormi au bord la route exténués!
Elle garde un vestige architecturale indéniable mais que j'aurai imaginé mieux conservé. Mais peut-être que j'en avais tellement entendu parlé, une amie qui vit ici possède une maison là-bas où elle y passe toutes les fêtes de fin d'année. De son côté, mon père a littéralement adoré. Et lui qui passe plusieurs mois par an au Sénégal dont certains à Dakar même, l'a pourtant découvert avec moi. Il s'est promis d'y revenir plus souvent.
Je note un décalage entre le centre ville pittoresque & les "quartiers" alentours sur la langue de barbarie.
Balladez-vous dans la ville, à pied, en carriole, en vélos. C'est une petite ville où il est bon se laisser errer dans les ruelles & découvrir à chaque recoin un angle de vue différent, tomber au hasard sur des anciens bâtiments administratifs.
J'ai adoré les "Signore", balcons suspendus généralement fleuris.
N'hésitez pas à vous cultiver auprès d'un guide du syndicat d'initiative car l'histoire coloniale a toute son ampleur dans cette ville d'où les français mais aussi d'autres nations ont déposé leurs valises via la mer.
A NE PAS RATER : la mosquée, la seule au monde à avoir une cloche... Le symbole de Tolérance le plus fort que j'ai connu jusqu'à présent! A méditer sur place, devant...
Trés bon hôtel en bout de cette langue entourée d'eau : l'hôtel du Cap où j'ai résidé dans un bungalow... Chouette! Le patron est sympa.
Pour déjeuner : venez goûter la cuisine du "Coup de torchon" en centre ville
Et aussi La Louisiane à flanc de fleuve, routard.
Quand à diner, le patio de La Résidence est In-con-tour-na-ble! Demandez à être servi par Barbaka de la part de Sandrine & Sabrina. Il est tout simplement adorable, serviable & professionnel!
Réserve du Djouj : A 1h30 environ de St Louis.
3ème réserve ornithologique au monde, elle accueille des centaines d'espèces & des milliers d'oiseaux! Ce n'est pas un mirage publicitaire mais bien réel. Je n'avais jamais vu autant d'oiseaux : ibis en pagaille, pellicans par milliers, & une quantité d'espèces dont je ne me rappelle plus le nom.
Un alligator paraîssant au soleil & en prime de nombreux facochères sur les berges.
Cap Skiring : De retour de St Louis à Dakar en fin d'après-midi, nous déposons la voiture de location & direction en taxi pour l'aéroport. D'un vol de moins d'une heure, nous passons du Nord du sénagal au Sud, survolant la Gambie, pour attérir en Casamance.
A l'instar des cartes postales paradisiaques, je n'ai pas été déçue par les plages. Palmiers cotoient sable blanc qui s'unit à une mer chaude délicieuse...
Gros coup de coeur, amplifié par mon besoin de repos & détente!
J'ai adoré & souhaite y retourner entre potes pour l'éclate zen sur transat!
Le bourg en tant que tel n'a rien à proposer à part une piste sableuse entourée de bars, restaus & 3 disco à drague..., dont la Case Bambou, la plus ancienne & la plus fréquentée : une véritable savane pleine de panthères noires... Les femmes tenez vos hommes!...
Cette destination est un véritable havre de paix côté balnéaire. Et je ne cite pas toutes les possibilités de quad, 4x4, ballades en mer, Etc...
J'ai dormi dans un bungalow face mer... à l'hôtel des Hibiscus. Je me suis délectée! J'ai pu me baigner à longueur de journée, un délice! A NE PAS RATER : Juste à côté, la palme des honneurs! Le "Bar de la mer" qui a 4 uniques chambres sur la plage. Une vue idéale sur la mer! Et son patron, Frédéric, est un chou!
Y boire un verre, déjeuner aux sons de l'orchestre, diner en écoutant la mélodie des vagues, oui vous y restez la journée & savourez chaque instant!
Et faîtes la connaissance de la serveuse, dite "le petit piment"... A elle seule, elle vous épice l'endroit!
Baduré ; le campement de chasse Le Relais Fleuri: Une location de taxi pour la journée, nous voici en route pour Le Relais Fleuri, un campement de chasse en pleine terre cette fois-ci.
A 121km du Cap Skiting en passant par Ziguinchor (70km) & Bignona (+40km), juste en face du village appelé Baduré (+11km).
Tenu pas des potes à mes parents je les connais depuis que je suis toute petite. Ce sont les parents de Mélanie (voir Dakar ci-dessus). Mon père à travailler là-bas 8 ans.
J'ai pu découvrir un autre paysage en quad : traversant des villages, une nature plus sèche mais aussi plus touffue. Le Sénégal grâce à la saison de l'hivernage est beaucoup moins sec que le Maroc & nettement plus verdoyant.
J'ai été surprise par le confort & l'aménagement de ce campement. On imagine souvent, moi la première, les campements de façon rudimentaires pour des chasseurs échaudés à la brousse.
Ici, bungalow tout confort, piscine avec tenture en voilage blanc pour se reposer, boutique avec des idées cadeaux trés sympas, environnement des plus chatoyants entre fleurs, arbre, végatation dense. Des singes en pagaille dans tous les arbres vous observent somnolents à l'ombre des branchages.
Nous avons dormi à Ziguinchor où nous devions reprendre l'avion pour Dakar. Pas grand chose à dire si ce n'est pas franchement pas mirobolant. J'ai dormi aux Jardins du Flamboyant. Rien à redire sur l'hôtel. . Bon rapport qualité prix. Draps & serviettes propres. Une petite piscine au centre peut rafraîchir d'une journée en brousse. Envol à 9h pour Dakar.
Sali : Attérissage à Dakar, taxi jusqu'au loueur de voitures, déjeuner au Ganalé et départ pour Sali.
L'équivalent à une moindre échelle de nos côtes balnéaires françaises. J'ai beaucoup aimé car plus petit donc plus convivial. Les plages sont sympas (moins que le Cap mais reste largement agréables surtout si on ne connait pas le Cap!) & tu as le choix en hôtels tout confort. Enfin le soir c'est un petit bourg bien vivant. J'y retournerai également avec beaucoup de plaisir pour faire la fête entre potes.
Notre hôtel, Les Flamboyants, est un hôtel familial trés chouette! Le père (avenant) & le fils (un peu plus bourru : timidité ou réserve?
J'ai repéré d'autres hôtels en me balladant sur la plage tel que l'Espadon où nous avons pris l'apéro plusieurs fois, soit au bar de l'hôtel, soit sur le ponton de leur restaurant au-dessus de la mer : mention spéciale! Une vue panoramique de toute la plage & de la mer à perte de vue. Y déjeuner vous propose des buffets à volonté.
Boire un verre, diner, danser, à Sali, une multitudes d'endroits. A vous de tester! Tout comme pour la multitudes de loisirs balnéaires : pêche, scooter des mer, quad & j'en passe!
Pour conclure
Tout au long du séjours, j'ai eu un temps splendide, une chaleur réconfortante encore que je sais je n'ai pas à me plaindre là où je vis! Côté people, j'ai apprécié leur approche de la culture musulmane, moins sectaire & frigide que celle appliquée au Maroc. Les femmes sont en boubous colorés, aux manches ou bretelles négligemment tombées, qui donne forcément une gaiété & une légèreté palpables dans les rues. J'ai énormément aimé observer leur comportement social : ils ont un rapport avec le corps & la nudité féminine plus open mind qu'elle peut l'être au Maroc. Sans pour autant qu'elle paraisse vicieuse ou malsaine. Ca fait partie d'eux, du quotidien.
Comme tout pays en situation précaire, la mendicité est omniprésente & le regard porté sur les touristes non dénué d'intérêt. J'ai ressenti beaucoup d'animosité dans leur regard quand je refuse de donner aux enfants, aux femmes, aux hommes & cela m'a beaucoup ébranlé... Ceci est une expérience personnelle & non globale.
C'est un pays où tout est à faire, qui recule plus qu'il n'avance depuis qu'il est indépendant & ça c'est un fait concret. Beaucoup de détournements d'aides, de financement au profit d'une élite au pouvoir. Infrastructures en manque. Rien que les routes reliant un point à un autre, excepté la route menant à St Louis ou au à Sali, sont en désuétude. Un peuple qui m'a semblé laissé à l'abandon et qui doit sa survie à sa bonhommie culturelle. Et ça c'est dire de la force positive qui les anime!
Ravie d'être rentrée à Agadir qui me manquait! Rien que pour ça les vacances méritaient d'être vécues!
Adresses Dakar Ganalé [Hôtel, bar & restaurant] coup de coeur!
Vous y rencontrerez mon père, un habitué!
38, rue A. Assane Ndoye
T + 221 33 889 44 44
Thai pan [Disco & restaurant]
Avenue Moussé Diop
T + 221 77 203 90 64
Institut Français et culturel coup de coeur!
Rue J. Gomis
Assurcar [Location de voitures]
Mme SOW
58, rue Wagane Diouf
Immeuble Sockna Anta
T +221 823 72 50
St Louis (tout se trouve à proximité) Hôtel Cap St Louis
T +221 33 961 39 39
La Résidence coup de coeur!
Rue Blaise Diagne
T +221 33 961 12 60
Le Coup de torchon
320, rue Blaise Diagne
T +221 77 518 54 08
La Louisiane
Pointe Nord
T +221 33 961 42 21
Cap Skiring
Hôtel "Les Hibiscus"
BP 35 Cabrousse
T +221 33 993 51 36
Bar de la mer coup de coeur!
BP 83 Cabrousse
T +221 33 993 52 80
T +221 33 646 83 80
Mail & web en cours de réalisation
Ziguinchor
Les Jardins du Flamboyant
Rue de France
T +221 33 991 35 78
Sali
Hôtel les Flamboyants coup de coeur!
Quartier Sali Tapée
T +221 33 957 07 70
Hôtel Espadon
bar & Ponton coup de coeur!
T +221 33 957 20 66
P +33 6 09 67 12 63 (France)
3/16/2008 Point de ruptureN’avez-vous jamais ressenti un mal être profond, à tort ou a raison. Bien qu’un mal être à toujours une bonne raison ! Un inconfort dans notre réalisation personnelle, comme un venin qui s’immisce et vous engourdit… Jusqu’à abattre la plus élémentaire joie de vivre, le plus spontané des plaisirs simples. La vie n’est pas seulement fade. Sinon l’épicée serait source aisée en se prenant en main, en avançant, en faisant des choix pour l’embellir. Non, la vie paraît alors terne, amer & là se corse le chemin de la guérison…
L’être humain est si complexe. Au-delà de sa mécanique physique, je fais référence à notre mécanique intellectuelle & émotionnelle. « Nos » mécaniques sont surprenantes d’ingéniosité & d’intelligence aux vues de leurs capacités d’adaptation en milieu hostile ou leurs capacités d’évolution en phase avec notre écosystème.
Nous n’avons pas conscience de la combativité de notre corps face aux maladies. Ok. Encore moins de la combativité de notre moi profond face à notre environnement en érigeant des barrières protectrices inconscientes…
Parfois à tort, parfois à raison... Mais toujours mué par de bonnes intentions : nous protéger des aléas qui peuvent affecter dramatiquement notre espérance de vie ou notre état mental !
Malgré tout, nos capacités inconscientes n’ont parfois pas la possibilité de tout arrêter ou de tout contenir… Un virus, une maladie mortelle pour le corps… Des déviances comportementales pour l’esprit. Celui-ci, oui, peut absorber des épreuves intenses mais ne peut empêcher qu’une porte s’ouvre à un moment donné & laisse s’infiltrer les démons, les peurs ou encore les chocs émotionnels cachés…
Malgré tout, nos capacités inconscientes mettent en veille une cellule malsaine qui un jour à force d’attente & de persévérance profite d’une brèche pour s’infiltrer & s’installer enfin ! Idem un coup de fatigue, un choc émotionnel vont flouter la surface si lisse de notre état psychique.
C’est de ce dernier constat dont je veux parler.
Je me sens minée de l’intérieur. Une lourdeur au niveau du plexus qui souvent m’étouffe, me contracte les muscles & m’engourdit l’esprit. Cest une première! Avez-vous déjà ressenti ça?!
Et je souris… Je persévère à garder un semblant de sociabilité & d’amabilité tout au long de la journée. Et que c’est dur ! Moi qui suis si « public relation », qui aime aller vers autrui, qui parle à toutes & tous, je ne me reconnais pas ! Que m’arrive t-il pour avoir cette envie de fuir ces endroits publics où mon palais affectif ne puise plus aucune saveur…
La façade se lézarde & je ne parviens plus à conserver ma bonhomie légendaire… je deviens morose !!! Terne !!! Quelle horreur !!! Je suis tellement intransigeante avec moi-même. Je ne m’excuse rien & mon pire juge c’est moi !Ce n’est pas MOI !!!
J’ai toujours été si battante, persévérante, opiniatre que baisser les bras me paraît si misérable… … « Mais pour le coup c’est moi qui suis plantée ! » (Dixit M. Farmer)
Souvent, nous ne savons pas consciemment ce qui provoque cet état. Mais moi je la connais la raison de ce désarroi dévastateur… je suis suffisamment clairvoyante.
L’Amour, son absence. Pourquoi l’Amour me déserte-t-il ?
Je suis sur un transat sur une plage paradisiaque du cap Skiring : bordée de palmiers, sable blanc, mer délicieusement chaude. Face à la mer & un coucher de soleil magique. Quelques personnes ici & là se baladent sereines, tout en gaieté. Un endroit aussi enjôleur me renvoie en pleine face le désert de ma solitude… Et qui peut comprendre ?
De retour à Agadir.
Un autre jour. Une autre plage. Face à la mer, le soleil couchant. Le meilleur moment. Il s’en dégage une telle accalmie, une telle sérénité : se sentir en parfaite osmose avec la Nature m’environnant.
Et je regarde le clapotis des vagues, leur va-et-vient sur le sable. Ce sable si lisse & nacré des reflets couchants des rayons du soleil. J’aimerai alors que ces douces & tièdes vaguelettes de cette fin d’après-midi viennent me caresser. Et qu’elles emportent avec elles cette partie de moi faîte de doutes, de faiblesses, d’inconfort moral & de détresse sentimentale.
Que ce va-et-vient tendre de ces vaguelettes me laisse aussi lisse & nacré que ce sable. Une peau satinée, un esprit allégé, un cœur aux battements apaisés d’une femme forte, sereine & déterminée. Accomplie. Et en aucun cas devenir une fille tourmentée, sans entrain que je ne suis pas!
Je regarde la mer, sa vaste étendue, sa liberté de mouvements & je respire. Puis j’exhorte : je tente d’évacuer cette lourdeur qui reste tapie dans mon plexus, inébranlable.
Heureusement je continue à m’émerveiller de ce panorama qui m’octroie des moments de quiétude passagers.
Un soubresaut ! Encore combative ! Tout n’est pas perdu ! Je m’accroche à la paroi, lève la tête, fixe mon regard sur la lumière & commence l’ascension… L’Amour est fait pour moi ! 1/3/2008 Et si les contes de fée existaient ?Et si Walt Disney puisait son imagination de notre quotidien. Sans même l'extrapoler. Ni l'enjoliver.
Moi j'y crois. Si j'arrète d'y croire, je crève!
J'ai toujours la conviction, une certitude que je vais le vivre aujourd'hui, demain ou après-demain. Que oui, je vais le vivre, cela va m'arriver cette pulsion amoureuse, cette fusion avec un autre être, cette complicité amoureuse fusionnelle.
Pourquoi toujours détruire nos attentes? Devoir soi-disant ramener nos "écervelées" sur terre. Ces petites filles qui n'ont pas grandi. Mais pourquoi grandir signifie de ne plus croire en rien !!! En quoi croire aux contes de fée sous-entend que l'on a rien compris à la vie, à la Vraie vie. La vie est si triste ? Si terne? les hommes sont si dépourvus de sensibilité, de sentiments, d'amour. Vivent-ils que pour être égoïstes, infidèles & matérialistes?
Non je n'y crois pas. Tous ces bouquins qui fleurissent pour persuader l'humanité que les hommes viennent de mars & les femmes de saturne (ou le contraire?) bref d'éduquer les 2 sexes à penser qu'ils sont diamétralement différents, incapables de se comprendre parce que les neurones ont des formules chimiquement incompatibles. Toutes ces espèces qui s'improvisent psy & dérivés qui nous assènent avec un jargon intellectualisé qu'hommes & femmes ne sont pas sur la même longueur d'ondes, pire nous ne parlons pas la même langue... Toutes ces revues "in" qui à chaque édition nous impriment un article nous martelant qu'hommes & femmes sont sur une aire de combat.
Je hurle non à cette satanée manipulation médiatique ou sociétaire qui ne fait que nous séparer encore plus & nous mettre sur des rails vers d'autres horizons calculés... Certes moins les gens sont heureux & moins ils prennent leur vie en main & plus ils sont contrôlables...
Moi j'y crois. Des hommes prêts à aimer sur les mêmes ondes, les mêmes valeurs ils existent. Il suffit qu'ils s'écoutent, qu'ils écoutent leur coeur, leur besoin & non qu'ils répètent comme des perroquets ce que depuis tout petits, tous, familles, proches & anonymes leur répètent, eux-même manipulés de génération en génération.
Et dire que l'on parle de liberté de penser, de sociétés ou de pays libres. Je me dis parfois que la dictature peut prendre des parures bien attractives, donc plus difficiles à détecter, tout comme cette méchante sorcière qui se déguise en journaliste, en homme politique, en associations, en médecins, en amis, en parents & qui susurrent de son plus bel atout que les contes de fées n'existent pas...
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